Humeurs
16 février 2016

Chère Elisa #2

Merci pour vos commentaires, vos encouragements et vos très nombreux mails. Demain , je vais créer une boîte mail destinée à cette rubrique, je n’imaginais pas un tel engouement.

Merci.

Aujourd’hui une nouvelle lettre, dont j’ai changé les noms par souci de confidentialité.

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« bonjour Elisa,

je me permets de vous faire ce mail car je suis enceinte et un peu déboussolée. Je m’imaginais ivre de joie et d’euphorie à l’annonce de cette grossesse, je me découvre angoissée et réticente. C’est difficile de vous écrire ceci alors que j’ai toujours voulu des enfants et que mon compagnon et moi sommes très heureux ensemble et à l’idée d’un petit bout nous rejoignant bientôt. Nous ne l’avons encore annoncé à personne car la grossesse est toute récente, ce qui fait que je ne peux en parler ni avec ma maman ni ma belle-mère.

J’aurais voulu savoir si un livre vous avez aidé lors de votre première grossesse ou une démarche (sophrologie, relaxation, yoga) ? Je vous demande à vous car vous semblez toujours bienveillante avec vos lectrices, comme une sorte de marraine des futures mamans et mamans.

Votre blog est source de bien-être et de douceur dans la vie de tous les jours. C’est un bel exemple de famille heureuse. Je sais que vous ne gardez que le positif et je vous en remercie. Votre façon de la voir la vie est une aide précieuse pour moi. C’est très agréable de vous lire.

merci d’avance

Appoline »
Merci Appoline, pour tes mots et ta confiance.
La grossesse est un moment très perturbant pour les femmes, et peut comporter son lot de doutes, de remises en questions et surtout de craintes.
Finalement , c’est un grand pas vers l’inconnu, la fin d’une vie seule ou même en couple.
Ces craintes sont, à mon sens, saines et révèlent un sens des réalités et une remise en question indispensables, par la suite, dans son rôle de mère.
Finalement, devenir mère ce n’est pas toujours aussi inné ou évident que l’on voudrait nous le faire croire, nous sommes bien plus complexes que cela.
N’oublie pas, non plus que tous les bouleversements hormonaux que tu vis, peuvent jouer au yo yo dans ta tête et ton coeur.
Les grands bonheurs n’empêchent pas l’ambivalence des sentiments.
Il n’y a pas un modèle unique de pensée ou de ressenti, lors d’une grossesse, nos personnalités et surtout nos histoires conditionnent le reste.
J’ai envie de te dire, que cela s’apaisera sûrement lorsque tu pourras l’annoncer et en parler et surtout lorsque tu auras ton bébé dans tes bras.
Et même si à la naissance ce n’était pas le cas, ce qui arrive bien plus souvent qu’on n’ose le dire, ce n’est pas tabou.
Parfois devenir mère cela prend du temps, le temps de la découverte, le temps de gérer ses émotions, le temps de se réconcilier avec sa propre enfance.
Je crois que le principal, est de vite t’entourer, afin de ne pas vivre tout cela seule et d’en souffrir.
J’aime beaucoup le livre de Marjolie Maman, 120 astuces pour une grossesse sereine, je le trouve plein de bon sens.
Si tu ne peux pas parler à ta famille, pour le moment, peut être qu’une amie pourrait être là?
De même parler à une sage femme ou rencontrer une doula qui t’accompagnerait pendant ta grossesse pourrait être salvateur.
Enfin, j’ai fait du yoga, pendant toutes mes grossesses, et il est vrai que cela m’a apporté un bien être et une paix non négligeables, par la suite tu peux continuer avec ton bébé.
J’espère t’avoir un peu aidée, ce soir, tu peux m’écrire quand tu le désires, ou même m’appeler je me ferai un plaisir de discuter avec toi.
J’espère que les commentaires qui suivront pourront t’aider aussi.
Je t’embrasse 
Elisa
PS/ j’ai choisi volontairement ces photos de bonheur, car je veux vraiment te dire que le chemin de mère, même s’il est loin d’être aisé, mène au plus grand des bonheurs.
Parfois on est fatiguées, on doute, on pense qu’on fait tout mal et puis il suffit d’un rire d’enfant pour se dire, que pour rien au monde on ne reviendrait en arrière!
Merci par avance à toutes, pour vos commentaires.
Je vous embrasse
Elisa
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32 commentaires

Bonsoir Appoline, bonsoir Elisa, bonsoir à toutes tes lectrices. Merci Elisa, tes mots sont simples et vrais. Honnêtes aussi. C’est vrai que la société véhicule une telle image de la grossesse, de la parentalité…et les conseils (contradictoires) envahissent le net, les cabinets de pédiatrie, les pedopsy…et quand la famille s’y met…tout ça fait peser une telle pression sur les parents. Je suis maman de deux enfants, et enceinte du troisième, et je me suis bien rendu compte qu’il ne fallait rien louper, et surtout, qu’il n’était pas vu du bon œil de se plaindre de quoique ce soit. Alors longtemps je me suis mise une pression pas possible, me forçant à etre au top exemplaire, appliquant scrupuleusement les conseils du docteur…et puis à mon deuxieme enfant, je me suis assouplie, j’ai compris que rien n’est universel, n’ai les sentiments, ni la façon de s’occuper d’un enfant. Je vais bien mieux maintenant et mes enfant aussi.
Appoline, je crois qu’il faut vivre les choses comme elle vienne, sans se dire qu’il faut être heureux parce qu’il est établi qu’on doit être heureuse enceinte, et ne surtout pas culpabiliser. Je suis enceinte de 2 mois et une semaine, ce n’est pourtant pas ma première grossesse, celle ci est désirée, mais les gros doutes et coup de blues c’est exactement ce que je vis actuellement. Je suis aussi en plein paradoxe, heureuse et à la fois sur la réserve. Comme le dit Elisa, les hormones n’y sont pas pour rien. Et puis que ca soit un un premier, un deuxieme, un troisième, il faut préparer son coeur, son esprit, a ce petit « inconnu » qui se construit en nous. Chaque cellule de notre corps se prépare comme elle peut en fait. La seule différence c’est que pour ce troisième, je m’autorise cet état sans scrupule car je sais que cet enfant trouvera finalement sa place dans mon coeur et dans ma vie en temps voulu.
Prend tous ces sentiments comme ils viennent, accueillent les sans scrupule, ça fait partie de l’aventure.

Bonjour! Je suis enceinte aussi, de notre deuxième enfant et je te rassure que, comme beaucoup de futures mamans, j’ai des hauts et des bas. À chaque fois, j’imagine cette période comme euphorique et finalement c’est la fatigue et les emotions a 1000% qui m’accompagnent au quotidien. Un livre que j’ai beaucoup aimé c’est Attendre bébé autrement aux Éditions La Plage.
Malheureusement je pense qu’on idéalise énormément la grossesse et l’arrivée de bébé (du moins c’était mon cas) alors que les premiers mois sont difficiles ! Après ce que je sais maintenant c’est que tout passe (très) vite et il ne faut pas se décourager ! La meilleure mère pour nos enfants c’est nous, nous et nous ! Bises

Bonjour Apolline,

Pour ma première grossesse, moi j’ai tout nié. Je n’ai pas fait de déni de grossesse, mais je crois que j’étais tellement stressée que je n’ai pas voulu vivre ma grossesse. J’ai continué à tout faire comme d’habitude (sauf boire de l’alcool et ce qui aurait pu mettre mon bébé en danger), j’ai bossé jusqu’au bout sans problème, je n’ai pas vraiment eu de symptômes et je n’ai pas de souvenirs des mouvements de ma fille en moi. Le jour de l’accouchement, j’ai compris que le souci c’était que j’avais peur de ne pas aimer mon bébé. Mais quand on me l’a posé sur le ventre, toute sale, hurlante, j’ai compris que je l’aimerai de manière absolue toute ma vie. Tout ça pour te dire que personne ne peut te dire comment tu dois ressentir ta grossesse et tes premiers mois comme maman. C’est vraiment intime et tout ne s’explique pas. Je voulais juste te donner mon expérience pour te montrer que la grossesse n’est pas forcément une source de joie mais que cela ne présume en rien de ce que sera ta vie en tant que maman et tes relations avec ton enfant.

Merci Elisa pour cette belle rubrique.

Je recommanderai à Appoline de vite trouver une sage-femme pratiquant l’accompagnement en haptonomie ! Bien que n’aillant pas été convaincue à 200% par cette approche, c’est un moyen idéal pour rendre cette grossesse plus concrète, et créer une vraie relation à 3 dès le début du 4e mois. Je pense que cela pourrait aider Appoline à s’épanouir dans cette grossesse, en renforcant la relation avec son bébé in-utero.
(il faut vraiment trouver très très vite une sage-femme, car il faut impérativement commencer au 4e mois, et elles sont encore peu à pratiquer)

Bonsoir Apolline,
Comme cela a déjà été dit, tu as le droit d’avoir peur, de te poser des questions, de pleurer, de sourire. Lors de ma grossesse, je ne me suis jamais sentie dans un état de béatitude. J’ai été très anxieuse. Le lien avec mon fils s’est construit progressivement notamment à l’aide d’une puéricultrice qui m’a dit : C’est vous qui connaissez le mieux votre enfant. Forte de cette phrase, j’ai avancé avec lui pas à pas ! et ça continue!
Merci Elisa et merci Apolline

Vous êtes un ange Elisa, tout est dit dans votre réponse .Jolie soirée à vous*

Bonjour, ma petite poupette a 2 ans et de nature anxieuse (enfin il parait) je me suis posée 1000 questions, pas tant sur mes capacités à m’occuper de mon enfant mais sur le bouleversement de ma vie, de mon couple que ca allait engendrer (est ce le bon moment, est ce que je vais supporter le changement de rythme, est ce que j’aimerai autant mon mari…). Alors j’ai lu notamment « Bébé dis moi qui tu es », Dolto, un livre pour suivre chaque semaine l’évolution… J’ai aussi fait du yoga et cela m’a aidé à prendre du temps pour moi, à me connecter à mon bébé au fur et à mesure et puis aussi pour l’accouchement. Depuis, j’ai encore plus lu sur la parentalité, l’éducation bienveillante, notamment Planète Maternage (mais il ne faut pas prendre peur du sommaire !). Bref, tu auras 1000 conseils, 1000 avis différents, mais finalement « on ne voit bien qu’avec le coeur » et ce n’est pas pour rien qu’une grossesse dure 9 mois !

Bonsoir Apolline, les mots d’Elisa sont si justes qu’il m’est difficile d’y rajouter autre chose.

Mais comme Élodie en parle, j’ai aussi pratiqué l’haptonomie et ça m’a permis de développer une relation forte avec mon bébé à naître en incluant aussi son papa.

Tous les soirs, je nous offrais aussi une séance de musique pour se relaxer et rêver ensemble. Et ces musiques m’ont aussi aidée à l’apaiser une fois mon bébé dans mes bras.

Je crois qu’on doute toutes de nous-même et que c’est plutôt sain. Ça m’aide aussi à avancer au quotidien.

Je crois que cette rubrique va devenir ma rubrique préférée !

pour les conseils : il y a un numéro gratuit, Allo Parents Bébé , anonyme (Premier Numéro Vert d’aide et de soutien à la parentalité, Allo Parents Bébé a pour mission d’écouter, de soutenir et d’orienter les parents inquiets dès la grossesse et jusqu’aux trois ans de l’enfant.)

Sinon je conseille la PMI de sa ville, on peut y rencontrer une psychologue gratuitement, et c’est imporatnt le suivi, pour ne pas être isolée après la naissance.

Sinon rencontrer une sage femme de ville , avec qui le feeling passe bien

s’inscrire à des cours de piscine pour femmes enceintes pour rencontrer d’autres mamans…et passer du bon temps !

lire « t’as le blues baby » d’Alessandra Sublet (ex animatrice Les Maternelles) livre assez léger qui permet de dedramatiser sur le baby blues.

Bonjour Appoline,
Je pense aussi que l’ambivalence des sentiments est normale. En même temps la joie de savoir que bientôt un petit être adorable viendra ouvrir une partie de ton cœur qui ne se refermera plus jamais. Et en même temps toutes ces questions « ma vie va changer? », « suis-je prête? », « en ai-je vraiment envie? »…
Et puis parfois c’est beaucoup plus profond.
J’ai deux enfants et pour mon premier, un merveilleux petit garçon, toutes les « douleurs » de mon enfance son ressorties. Je pensais vraiment avoir tout enfoui depuis toutes ces années, mais non, mes angoisses sont revenues en force. Je m’en suis beaucoup voulu , j’ai culpabilisé de ne pas être pleinement heureuse, j’ai tout gardé pour moi. Je n’étais vraiment pas bien.Et puis j’ai rencontré ma sage-femme. J’ai craqué devant toutes les autres futures maman à un cours sur la poussée. J’avais honte, elles semblaient toutes si épanouies!! Alors j’ai dit que j’avais peur de l’accouchement mais c’était pas vrai. La sage-femme l’a vu et ma demandé de rester après le cour. Nous avons échangé pendant une heure. Elle a pris le temps de m’écouter et m’a rassuré en me faisant déculpabiliser. Elle a trouvé les bons mots. J’ai commencé à me détendre et a accepter que j’avais encore de vieux démons mais que je m’en chargerai après la naissance de mon petit garçon (Ce que j’ai fait). Je me suis sentie soutenue, alors j’ai lâché prise et fini ma grossesse plus sereine. J’ai pu accueillir mon petit garçon comme je le souhaitais.
6ans plus tard j’apprenais qu’une petite fille viendrait agrandir notre famille. J’avais réglé mes angoisses et du coup j’ai eu une grossesse merveilleuse. Peut-être qu’une bonne amie, une sage-femme ou pourquoi pas ta maman pourraient d’apporter du soutient? Etre entouré fait beaucoup de bien.

Bonjour Apolline,
Beaucoup ayant déjà été dit; je me contenterai de te faire part de mon expérience. Maman poule de 3 enfants, j ai toujours vécu 2 à 3 premiers mois effroyables avec totale remise en question, des questions mêmes sur la poursuite de la grossesse tant le mal être était important, j étais l ombre de moi-même, en proi aussi à mes démons intérieurs, des interrogations plus larges sur ma vie, une somnolence et/ou nausees constantes…brŕrr. rien que d y repenser cela me fait froid dans le dos! Pour ma 3eme grossesse en revanche, je relativisais dans le même temps en me rappelant qu il s agit là de mon état « normal » à chaque début de grossesse..j ai donc pris soin de ne pas attacher trop d importance à ces états d âme et effectivement – mes hormones stabilisées vers le 3eme /4eme mois, le bonheur a pris le dessus sur tout le reste. La rencontre avec bébé lors de la 1ere echo vient crystalliser ce bonheur! Voilà, ce témoignage pour te dire que tu n es pas seule à connaître cette vague d émotions contradictoires..et que cela évoluera. Bon courage

Bonjour Apolline et Elisa,
je suis actuellement enceinte d’un 2ème bébé et ne vit pas du tout ma grossesse pareil. En effet j’ai vécu ma 1ère grossesse très sereinement, peu de doutes… J’ai fait une fausse couche 4 mois avant de retomber enceinte pour cette actuelle grossesse et du coup je ne vis plus du tout les choses pareil j’ai mis longtemps à réaliser que j’étais enceinte ou en tou cas à investir cette grossesse, même après la 1ère écho j’étais encore dans le doute. Et actuellement je me sens plus préoccupée par mon petit garçon de 2 ans que par ce petit bébé que je commence à sentir bouger, ce qui me fait aussi beaucoup culpabiliser.
Tout ça pour dire que chaque grossesse est différente et que tout l’environnement, les événements de vie… peuvent changer notre façon de voir les choses et notre ressenti.
Bonne Grossesse à toi.
Bonne journée à toute.

Bonjour Appoline,
Ici bébé était plus que désiré puisque c’est un bébé fiv
Mais la grossesse n’était pas magique, pas comme dans les films… Bien-sûr j’ai adoré sentir bébé, voir mon ventre s’arrondire mais j’ai détesté les kilos, les nausées, la fatigue, les malaises et autres joies de femme enceinte.
Et un jour j’étais dans ma voiture et je me suis mise à pleurer comme jamais , j’ai réalisé que je ne serai plus jamais seule, tranquille, que je ne pourrai plus jamais tout plaquer du jour au lendemain,et ca a été pour moi la plus grosse angoisse de ma vie !
Finalement quand bébé s’est blotti contre moi j’ai tout oublié et aujourd’hui je ne veux plus être seule, tranquille et je n’ai absolument pas envie de tout plaquer ☺️
À oui ce qui m’a aidé : ma sage femme chérie ! Les séances de sophrologie et sa bienveillance !
Si la grossesse dure 9 mois c’est qu’il faut 9 mois pour accepter, comprendre et se préparer !
Courage petie maman en devenir les montagnes russes émotionnelles ne font que commencer !

Bonjour Elisa, Appoline,

Je pense qu’il est complètement normal de douter. L’arrivé d’un enfant reste un grand bouleversement, une grosse remise en question. Pour ma part, j’ai partagé mes doutes avec une de meilleures amies qui venait d’être maman. Pouvoir en parler, aide beaucoup. Oui être maman est fatigant, est angoissant, stressant, mais on n’oublie vite comparé au bonheur que nous apporte ces petits êtres. Pour rien au monde, je reviendrais à ma vie d’avant (même si j’avoue que des fois, je rêve de passer mes We à voyager, mes soirées au resto ou ne serait ce que sur le canapé, à buller )
Appoline, vis la grossesse comme une normalité sans trop te poser de question.
Elisa, merci pour cette rubrique ! Et ces photos qui me font souvent sourire !

Bonjour Appoline,
Dans ton message on comprend bien tout le bouleversement qui s’agite en toi et j’ai l’impression que c’est de ne pas pouvoir en parler à ta maman par exemple qui accentue le côté négatif de tout ça…
Effectivement ça ne se fait pas d’annoncer une grossesse trop tôt… Pourquoi??? par superstition… et si le bébé ne restait pas…
Et pourtant c’est bien là que l’on a besoin que tout le monde soit au courant… On est parfois malade, fatiguée, soumise à nos hormones… On a besoin de soutien… Et si jamais il arrivait quelque chose l’entourage serait au courant pour soutenir le plus justement possible… Je pense qu’on ne perd rien à prévenir tôt notre entourage bien au contraire…

Bonjour,
J’ai l’impression qu’on ne parle pas beaucoup de l’influence des hormones dans le processus intellectuel de la future maman. Moi qui suis d’un naturel plutôt serein et posé, je me suis retrouvée à chaque fois totalement spectatrice d’émotions délirantes: Chagrin, fatigue, colère. Mais d’où ça vient ? J’ai tout pour être heureuse. Ma belle-mère (quelle sage femme) m’a dit qu’il ne fallait jamais sous-estimer l’influence des hormones chez la femme enceinte. Encore plus si c’est le début de ta grossesse.

Mon conseil: repos, yoga prénatal ou natation ou marche au grand air (si tu as le temps), alimentation saine, c’est la base quand on est stressée.
Mais surtout le fait de le dire autour de vous va donner plus de sens à cette grossesse. C’est la période la plus difficile: tu es enceinte mais ça ne se voit pas, tu as les symptômes chiants de la grossesse puissance 1000 mais personne ne t’en parle de façon positive, parce que …. c’est encore caché ! N’hésite surtout pas à en parler à des proches.

Autre idée: faire un carnet de grossesse pour le bébé: tu racontes qui tu es, qui est ta famille, d’où tu viens, où tu vis etc…. Moi ça m’a beaucoup aidé. Ça permet de penser au bébé à venir de façon positive.

Je crois que le post et les commentaires résument bien la situation, qui est différente pour chaque cas! des grossesses parfois bien vécues, d’autres beaucoup moins bien, puis cet enfant qui arrive et les bouleversements qui vont avec… Personnellement j’ai plutôt bien vécu ma grossesse et le plus dur a été après… Finalement le rôle de mère n’est pas inné, et comme beaucoup de choses, ça s’apprend, ça se construit, chacun avec son histoire, son caractère; il y a des bons et des mauvais moments… Mais l’amour que l’on développe pour son enfant est extraordinaire et c’est fou de voir ce que l’on est capable pour un si petit bout! Et si ça te ferait du bien d’en parler à des gens de ton entourage, n’hésite pas. J’ai fait plusieurs fausses-couches et en parler fait du bien aussi; donc cacher la nouvelle n’est pas toujours une bonne solution. Bon courage

Bonjour Appolline,
Pour compléter ce que j’ai lu plus haut, et qui est super haptonomie, yoga tout ça… J’ai lu pas mal de livres et ça permet de faire avancer sa réflexion à son rythme et d’avoir des informations éclairées (parfois les avis et les expériences des unes et des autres ça peut être angoissant aussi) . J’ai beaucoup aimé « bien être et maternité » de Bernadette de Gasquet qui est un classique et très complet. Prendre soin de soi pendant la grossesse et après et avec des pistes de réflexions intéressantes. Sur la piste du yoga prénatal, même si le mieux est de trouver un cours il y a des livres aussi, « maman et bébé zen » est pas mal. Mais j’avoue je ne suis pas objective, j’en suis l’illustratrice. ^^
Je te souhaite une belle grossesse et comme l’ont dit d’autres commentaires plus haut, une grossesse c’est 9 mois, ce n’est pas pour rien, il faut bien ça pour se préparer. Un petit pas après l’autre 🙂

Bonjour Appoline, bonjour Elisa,
J’ai moi aussi toujours rêvé d’avoir des enfants et pourtant je n’ai pas aimé être enceinte (alors que tout allait bien) je n’ai pas non plus été submergée d’émotions lorsque j’ai tenu ma fille dans mes bras pour la première fois. Il m’a fallut du temps pour apprendre la connaître, à me connaître en tant que mère, à connaître mon mari en tant que papa. Ça n’a pas été toujours évident. Je pleurais beaucoup, mais aussi de joie car j’avais enfin ce petit bout avec moi. Bref les semaines ont passé, petit à petit je suis devenue dingue de ma fille. Elle a 14 mois aujourd’hui et j’en suis raide dingue ! La vie d’une mère c’est l’ambivalence constante. Alors courage

Bonjour à tous (toutes me paraissait réducteur!),
D’habitude j’ai le réflexe « livre » quand je me questionne, il faut dire que ça fait vraiment partie de moi les bouquins….On ne se refait pas! Et pourtant , n’ayant plus de maman et pas la possibilité d’échanger sur la maternité avec ma belle-mère j’ai eu besoin de gens objectifs et pas d’objets pour avancer face aux 1000 questions qui tournaient dans ma tête lors de mes grossesses. J’ai trouvé les bonnes personnes , des mamans prêtes à partager leur vécu dans un groupe de parole dédié au départ à l’allaitement mais qui finalement aurait très bien pu être seulement un groupe de communication non violente sur la parentalité.
Trouver des interlocutrices honnêtes, aidantes mais jamais dans le jugement a été salvateur et aujourd’hui que mes enfants ont 5ans et 15mois c’est toujours aussi rafraîchissant de les rencontrer! J’en profite ici pour les remercier, toutes bénévoles elles ont contribué à ce que je sois aujourd’hui une maman qui s’autorise à douter et à avancer malgré tout…Anne, Manou, Carole, Isabelle….Merci!
Je souhaite à toutes les mamans et futures mamans d’aussi jolies rencontres- mais si vous lisez ces lignes c’est que déjà vous avez rencontré le blog d’Elisa et ce n’est pas rien!
Bises

Chère Appoline,
Je suis maman de 2 petits enfants et moi, c’est surtout lors de ma 2nde grossesse que j’ai ressentie comme un malaise, la culpabilité en réalité de ne pas être folle de joie, impatiente et tout ce qui est sensé aller avec une grossesse. J’aimais tellement ma petite fille, je la trouvais tellement extraordinaire, je me demandais comment ce tout nouveau petit garçon pourrait bien trouver une place au milieu de tout ça. En même temps, je l’avais vraiment souhaité ce 2eme enfant et je me demandais si, au fond, je n’étais pas en train de faire une bêtise. Du coup, le jour de l’accouchement, lorsque je l’ai tenu dans mes bras, une énorme vague d’émotion m’a submergée. Comme si j’étais moi-même surprise d’être finalement si heureuse. Ca n’avait pas du tout était le cas pour ma fille. J’étais heureuse, je l’attendais, elle est arrivée et ce fut juste la suite logique de ma grossesse (là aussi, tiens, j’ai culpabilisé de ne pas ressentir l’émotion, la « maman en moi » qui était sensé se révéler…). Aujourd’hui, mon petit garçon a 1 an et je me demande comment j’ai pu douter 🙂 Il est désormais tout aussi « évident » que le fut ma fille. Tout ça pour te dire déjà qu’il n’y a pas une grossesse qui ressemble à une autre, que ce soit sur le plan physique ou émotionnel.
Et puis, je pense que pour certaines femmes avoir un enfant est quelque chose d’instinctif. Moi, j’ai eu besoin d’apprivoiser ma grossesse, mon enfant. Et finalement, j’ai aimé ça, prendre mon temps, se découvrir soi et ce petit être qui vient de débarquer.
C’est un sacré bouleversement dans une vie, ce n’est pas anodin. Et ça me semble normal que cela puisse prendre du temps. C’est bien fait, tu sais, ces 9 mois d’attente. Ils sont tellement nécessaires..!

Bonjour ! Pour ma part j’ai vécu une première grossesse très angoissée et je n’en garde pas un très bon souvenir. Pour mon deuxième bébé, j’ai choisi d’être suivie par une Naturopathe. Je suis enceinte de 8 mois et demi et je n’ai jamais été aussi épanouie ! Cette rencontre m’a redonnée confiance en moi et m’a permis de découvrir beaucoup d’astuces bien être pour vivre au mieux ma grossesse. Je suis sereine mais j’ai aussi appris à lâcher prise et à accepter des moments d’angoisse et de doutes… Je te souhaite une bonne grossesse. Bises

Comme je me retrouve dans cette lettre! Moi aussi je viens d’apprendre ma toute jeune grossesse, moi aussi je pensais que ce ne serait que du Bonheur, et au final je me rends compte à quel point je suis angoissée et assaillie de doutes! Ma vie actuelle prend fin tout simplement! Etait-ce vraiment le bon moment? sommes nous vraiment prêts? en avons-nous réellement envie? Serons-nous de bons parents? Tant de questionnements qui me déboussolent. Nous attendons cette grossesse depuis près d’un an, je pensais être ivre de joie, et je me retrouve totalement perdue…

S’il ne fallait lire qu’un seul livre pendant sa grossesse c’est « bébé dis moi qui tu es « . Gros baisers..

Moi aussi « bébé dis moi qui tu es » m’a beaucoup aidée… Je l’ai passé à une amie quand ce fut son tour d’attendre un enfant. Court, facile à lire, du contenu qui touche et déculpabilise.
Merci Elisa. 1er commentaire aujourd’hui. Ton blog est très très agréable, je suis contente de l’avoir découvert il y a quelques mois

Chère Appoline,
Beaucoup de commentaires en font état, j’ajoute quand même ma petite patte : non la grossesse, ce n’est malheureusement pas toujours comme dans les films. Pour l’attente d’un premier enfant -c’est mon cas actuellement, même si j’en vois le bout!-, je pense qu’on idéalise toutes cette période qui, on se l’imagine, va être fabuleuse, où l’on va se sentir femme, où l’on va se sentir grandie et forte. La vérité c’est que oui, c’est un bouleversement, même quand on a attendu, désiré, programmé même, ce premier bébé. Et c’est d’autant plus dur si on n’a pas de « raisons valables » de se plaindre, de s’angoisser, d’avoir les jetons.
Mon seul conseil, c’est de prendre le temps de réfléchir à vos angoisses, à vos incertitudes. Si elles sont là, c’est pour une raison, et sans vouloir jouer la carte de la psychologie de bas-étage, ça peut parfois aller chercher loin. Avant de mettre le doigt sur ce qui m’angoissait personnellement, je pouvais parfois avoir des crises de panique complètement démesurées, si mon compagnon devait s’absenter, ou au moindre imprévu…
Même s’il est tôt, entourez-vous, si vous en ressentez le besoin, confiez vous à vos proches. La fameuse deadline des trois mois, je l’ai attendue pour mes amis, la famille un peu plus élargie, mais avoir la joie de pouvoir l’annoncer ne serait-ce qu’à ses parents n’a pas de prix, et surtout c’est un soutien précieux.
N’ayez pas honte de ces sentiments contradictoires, un changement aussi grand implique forcément des milliers de questions. Trouvez une personne avec laquelle vous pourrez vous épancher en toute sincérité, ami, famille, professionnel de santé… Mais parlez, parlez, mettez des mots sur ce qui vous turlupine.
De grosses bises pour ces mois et années de nouvelles aventures.

Bonjour,
Je suis enceinte de 3 mois de mon premier bébé. Je suis prête depuis longtemps a avoir un enfant et j’attendais l’expérience de la grossesse comme un moment magique, plein d’émotions et de découverte de moi même. Finalement, ayant très peu de symptômes (je me considère chanceuse), je ne suis pas vraiment dedans… Je n’ai pas d’angoisses ou de doutes, c’est plutôt comme si j’étais déçue… Ce n’est pas aussi extraordinaire que ça.
Alors j’attends avec impatience les prochains mois, où mon ventre grossira et où je pourrai sentir le bébé bouger.
J’ai annoncé tôt a mes parents que j’étais enceinte et je ne le regrette pas. C’est très agréable de pouvoir en parler avec des gens qui ont vecu cela et qui sont vraiment heureux pour toi. Et j’ai la chance d’avoir une cousine enceinte également avec qui je peux discuter de tout ça, et me projeter. Tout le monde n’a pas forcément envie de parler grossesse, donc avoir comme ça quelques personnes clés qui n’en auront pas marre de m’écouter est pour moi super important.
Je te souhaite beaucoup de bonheur avec ton bébé, que ce soit pendant la grossesse, a l’accouchement et encore après!

Chère Appoline,
Elisa a raison, tu dois te faire entourer et si tu ne veux pas en parler à des proches, les professionnels de santé seront là pour te guider. Si je n’ai qu’un conseil à te donner, fais confiance à la vie, la magie va bientôt opérer…
ps : Elisa, où trouves-tu tous ces accessoires pour cheveux pour Mia ?
Merci

Bonjour à toutes
Merci Elisa de proposer cet espace de partage
J »ai 2 enfants de 6 et 9 ans et ce qui m »à le plus apporté dans les moments de doute et dans les chaboulements liés à la maternité ça a été de faire appel à des sages femmes en libéral et surtout pas à des gynécologues obstétriciens
Je ne critique pas… je donne juste mon ressenti par rapport à l »écoute au respect du corp et à la confiance en soi/moi que cela m »à procuré
Dans le même registre le yoga prénatal a été une super préparation pour un accouchement sans péri en arrivant bien à traverser l »intensité physique et émotionnelle du moment
Mon mari qui était la pour empêcher tout geste intrusif (refus de l »episiotomie)
Le portage en écharpe ou en manduca qui permet de se sentir super confiante d »être maman et donne bien plus de liberté que la poussette
De nombreuses « alternatives » en terme de couchage d »alimentation, « d »éducation » ……. les bouquins « grandir autrement » etc….qui font que l »on s’écoute soi et l »enfant
Et enfin une bonne grosse dose de féminisme et d’anticonformisme … car même si cela a l’air de gros mots.,.. ce sont finalement de bien jolis amis pour vivre joyeusement !!!

Hello,
J’ai juste envi de te dire que : ce n’est que le début. Des doutes, tu en auras encore (et heureusement).
Notre société, nous impose des performance absurde et comme Elisa, je t’invite à trouver une personne neutre pour parler de tes doutes. C’est vrai que la maternité, nous change. En tout cas, moi, elle m’a changée. Depuis la naissance de mes minis, je réalise chaque jour qu’ils « m’obligent » à me dépasser et cela révèle un moi dont j’ignorais l’existence.

Bonsoir,

Après pas mal de mois à suivre ce blog dans l’ombre, ici et sur Instagram, je réagis pour la première fois car le sujet de la maternité me touche beaucoup.
Merci Elisa tout d’abord, pour cette belle idée de partage. Merci de faire de ton blog ce petit « salon » pour discuter, partager, qui aidera sûrement Appoline à se sentir moins seule.
Je suis maman de 3 enfants, et je dirais qu’il a bien fallu les 3 (pas seulement le 3ème, mais les 3, tout ce chemin) pour que je prenne un peu plus conscience de ce qu’il y a de beau et de grand dans la maternité. De cette sorte de « force » que nous avons en nous pour porter la vie, la mettre au monde et la faire grandir. De l’aventure extraordinaire qu’est l’éducation des enfants. Tout ça pour dire, non pas qu’il faut avoir 3 enfants (!), mais qu’il faut du temps pour que les choses se mettent en place, comme le dit bien Elisa, et que c’est normal de ne pas se sentir mère dès le test de grossesse… Patience donc, et confiance, Appoline !
Pour moi, ce qui a aidé, c’est
– de prendre parfois du recul pour m’émerveiller de ce qui se passait en moi (ça aide à supporter les côtés pénibles aussi :-))
– l’haptonomie, qui permet de rendre assez concrète la présence de l’enfant, y compris pour le papa pour qui c’est moins évident, et d’établir une relation avec lui
– le livre « Vivre sa grossesse et son accouchement », d’Isabelle Brabant je crois, et aussi « Attendre bébé autrement » (un collectif qui est la version « nature » du Laurence Pernoud).
Bonne grossesse, et plein de bonheur dans cette belle aventure de la maternité ! Et n’oublie pas Appoline : aie confiance en toi et écoute-toi, tu as toutes les ressources en toi pour porter et mettre au monde ce bébé, il faut parfois juste être bien accompagnée pour savoir les découvrir.

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