Humeurs
26 octobre 2015

De mère à mère, l’avis des autres est ce que ça compte?

Vous êtes nombreuses à m’écrire et à me demander mon avis sur vos doutes, vos questionnements mais aussi sur ce que vous avez la sensation de mal faire dans votre maternité. Quelle légitimité ai je à répondre à cela? Aucune. Mais d’égale à égale, je peux vous faire part de mon ressenti, de maman de trois enfants, ayant peut être une expérience à faire partager.

Etre mère, le devenir, est, à mon sens une aventure extraordinaire, pourtant devenir mère c’est aussi, parfois, s’exposer à l’avis et à la critique de tous.

Tout à coup cet anonymat, qui faisait de vous un être parmi tant d’autres, semble disparaître et vous avez la sensation de devoir rendre des comptes à la terre entière.

Nous connaissons toutes ce regard lourd de reproches, quand la septième merveille du monde refuse de dire bonjour dans l’ascenseur, ou encore ces grands moments de solitude que l’on peut vivre parfois, alors que l’enfant chéri décide de devenir un petit monstre en puissance.

Parce que bien entendu devenir mère c’est avant tout devenir R.E.S.P.O.N.S.A.B.L.E.

Lorsque j’étais enceinte de Jules, je fantasmais beaucoup sur mon futur rôle, et si j’étais pleinement consciente de devenir la garante du bien être de mon futur enfant, j’imaginais moins, que j’allais devenir la personne en charge de tous ces moments: les bons comme les moins bons.

En fait je n’imaginais tout simplement pas qu’il pourrait y en avoir de mauvais.

Le choc est apparu, à mon premier voyage en train, Jules avait deux mois, n’allait pas bien,pleurait et je ne savais pas comment faire pour le calmer. Et là, BAM! Je suis seule face à un wagon entier qui me déteste et me le fait sentir. Culpabilité. Détresse. Envie de pleurer et de m’enterrer.

C’est dur. Inimaginablement dur. Encore plus, lorsque en face de vous, l’on estime que vous faites mal, car finalement vous faites tout ce dont vous êtes capable, et cela semble insuffisant.

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Alors devenir mère est ce s’exposer à l’avis des autres? Oui et c’est douloureux. En tout cas au début. Je n’ai jamais fait partie de ces gens forts qui sont capables de passer outre l’opinion des autres. Je suis extrêmement sensible et encore plus à la naissance d’un enfant. La fatigue, le stress n’aident en rien. Je repense toujours avec émotion à la jeune mère perdue, que j’ai pu être à la naissance de mon premier enfant. J’aimerais, tant aujourd’hui, rassurer toutes celles qui passent par là. J’aimerais prévenir celles qui sont enceintes, non pour les effrayer mais plutôt pour les épargner. Bien entendu tout le monde ne juge pas, mais il suffit parfois de quelques uns pour déstabiliser ces jeunes mères déjà bouleversées.

Etre perdue face à cette avalanche de contradictions. Comment dois je faire? Quelle quantité donner à manger? Comment faire dormir mon enfant? A t il trop chaud? Trop froid? A cette somme de questionnements nous nous retrouvons face à autant de réponses toutes différentes. Toutes contradictoires, souvent basées sur des expériences personnelles irréfutables. Alors que faire? J’ai vraiment envie de vous dire de vous fier à votre instinct. Finalement à tout intellectualiser, on a tendance à oublier ces gestes premiers , instinctifs, cette gestuelle quasi animale. Il m’aura fallu plusieurs grossesses pour me fier à cet instinct. Bien entendu, cela n’exclut pas les tâtonnements et les erreurs, mais cela aura au moins le mérite de vous apaiser et de vous conforter dans votre choix.

Avoir la sensation de toujours mal faire?. Le doute est déjà bien présent dans votre esprit, j’en suis pour ma part, en permanence envahie. Et je cois que cela peut même développer un certain don pour la paranoïa. Mais finalement se remettre en permanence en question, c’est le rôle même d’une mère: ce qui nous fait avancer, reculer et puis trouver pied.

A qui se fier? Vos amies, vos soeurs, votre mère, une personne qui vous connaît et vous apaise. Quelqu’un avec qui vous partagez une même idée de l’éducation et qui décidera de vous écouter plutôt que d’asséner des vérités. Parfois vider son sac, son trop plein, ses doutes et sa fatigue fait un bien fou et permet de trouver soi même des réponses.

Se sentir fondamentalement en désaccord avec sa famille ou ses amis. Je pense que l’on peut aimer fort les gens qui nous entourent sans pour autant partager tous leurs points de vue. Il en va de même dans notre rôle de mère, et c’est encore plus dur de ne pas être confortée dans ses choix. Mais c’est comme cela, on ne peut pas plaire à tout le monde, ni toujours avoir la « bonne attitude ». Je me suis longtemps vexée (comme un pou) à la moindre remarque, prenant tout comme une attaque personnelle et puis je me suis apaisée. Après tout qu’importe… non?

Que penser de l’avis du pédiatre ou de la nounou? Les professionnels de l’enfance ont une expérience à partager, une vraie valeur ajoutée à votre propre rôle de parents. Maintenant, à vous de trouver le médecin ou la nounou qui partagera, au plus près, vos désirs pour votre famille, ce sera un appui non négligeable et un vrai réconfort, dans les moments de doutes.

Ressentir le besoin de discuter, partager, échanger sur son rôle de mère: C’est, à mon sens, sain et naturel. Depuis que je suis maman, j’éprouve ce besoin de raconter les bons comme les mauvais moments. Je parle mais j’adore aussi écouter, je m’enrichis de l’expérience des autres, je me nourris des anecdotes. L’échange de toutes ces mères est, je trouve, le plus beau des partages. Auparavant, les schémas familiaux faisaient que l’on était accompagnée par des mères, ou des soeurs qui maintenant, sont souvent trop loin.J’adore le fait qu’internet, recrée des groupes et permettent aux mères de ne pas se sentir isolées, dans ce nouveau rôle, parfois dur à porter.

Et le papa dans tout ça? C’est votre plus grand allié. Il est aussi perdu que vous, parfois encore destitué de son rôle de décisionnaire. La fatigue fait que l’on s’éloigne parfois un peu, on s’agace et c’est normal.Mais cet enfant c’est ensemble, que l’on en a rêvé, alors avec qui d’autre partager les grandes décisions et les choix importants? Je crois que lorsque l’on trouve cette entente à deux, c’est plus simple d’affronter les difficultés de jeunes parents.

Ne pas réussir à se détacher du « qu’en dira t on ? »… Et ne surtout pas s’en inquiéter…On est toutes un peu pareilles je crois. Et ce n’est pas bien grave. D’un point de vue positif, disons que cela nous force, à nous remettre en question. Si je peux me permettre un conseil , attendez, soyez rassurées. Cela prend du temps mais un jour, vous réaliserez que cet avis si important , ne vous atteint plus du tout, et que vous êtes ce qu’il y a de mieux pour vos enfants.

Par ce que finalement devenir mère, c’est aussi grandir en même temps qu’eux.

Je vous embrasse fort

Elisa

Cette série de photo est un peu floue, mais je l’adore. Cette série c’est Mia comme elle est, décoiffée, tendre et taquine et cette dame devant elle que je ne reconnais pas toujours, c’est bien moi la plus heureuse grâce à eux. Merci Julot.

 

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40 commentaires

Ouah….. Quel talent! Expliquer tout ça si simplement ça résonne si juste, merci pour votre magnifique blog votre sensibilité votre simplicité… j adore!!! Bien à vous

Et bien votre post tombe à point nommé pour nous qui nous sommes pris la tête avec la crèche aujourd’hui… Heureusement, une fois n’est pas coutume, c’est le papa qui a géré la situation même si la maman se prendra aussi sa part de reproches 😉
Merci de participer à notre apaisement ☺️

Merci pour ces mots si justes, si pleins de sagesse et de réconfort.

J’aurais aussi aimé avoir plus confiance en moi, en mes intuitions, à la naissance de mon premier enfant, tant de codes pèsent sur les épaules des jeunes mères. Je me dis aujourd’hui simplement que je fais comme je peux, chaque jour, et que c’est bien comme ça.

personnellement, j’essaie d’oublier tous ces empêcheurs de tourner en rond. Pour la crèche, on travaille trop. Au boulot, on ne travaille pas assez. Mieux vaut se boucher les oreilles et faire du mieux qu’on peut. Des fois, rien ne va et après tout, personne n’est parfait 🙂

j’ai été aussi très marquée par l’un de mes premiers voyages en train avec ma fille quand elle avait 6 mois, j’ai vécu l’enfer ce jour là….
tu dis toujours les choses de manière si douce et si apaisante…
bizzz

Waouh Elisa ! Quel beau billet…ça fait du bien de te lire et de comprendre que l’on n’est (naît ;)) pas seule face à toutes ces interrogations !!! Merci de nous communiquer ta douceur de vivre,
Bien à toi,
Marion

Un livre qui m’avait beaucoup aidée à être à l’écoute de mon bébé, à me faire confiance et à me détendre , c’est « bébé, dis moi qui tu es » du Dr Grandsenne, très rassurant et déculpabilisant.

Les mots sont si justes… savoir se faire confiance dans cet océan de conseils c’est compliqué. J’ai longtemps été pareil que toi à me vexer dès qu’on me faisait une remarque sur ma façon de faire, je ne me sentais pas légitime en tant que maman et puis j’ai pris confiance en moi, j’accepte mieux qu’on ne soit pas d’accord avec mes choix. Je pars du principe que tant que mes poulpots sont bien le reste a une bien moindre importance.

Merci Elisa, maman de 3 enfants, je m’y retrouve tellement. Déculpabilisons, personne n’est parfait, nos enfants encore moins, mais que ce que je les aimes comme ça 😉 Belle journée à toi !

Je partage tout à fait ce que tu d!s ! Pour ma part j’ai suivi un atelier de parents « Faber et Mazlish » et au delà de cette méthode que je trouve absolument formidable, j’ai adoré le fait d’avoir un espace en groupe de parents pour échanger et se soutenir avec bienveillance. Mes amies proches ayant également suivi l’atelier, et mon compagnon étant intéressé aussi à Faber et Mazlich, je me sens entourée de personnes qui sont pour écouter mes doutes, me donner leurs conseils lorsque je les sollicite. Et moi même je me sens un soutien pour mes amies mère. La solitude est la pire dans les difficultés que l’on peut rencontrer comme parents. J’avoue que j’ai évité au maximum d’écouter les conseils non sollicités de ma mère et de ma belle-mère et j’ai bien fait !

Je suis de celles qui sont toujours très touchées par l’avis des autres. Souvent trop touchée car trop sensible…mais j’apprends car jour après jour mes choix se font plus clairs et plus précis, ainsi ils sont plus sûrs et déterminés ! Mais c’est un travail quotidien, et l’échange avec d’autres mamans est en effet très bénéfique pour moi car il m’ouvre parfois les yeux. Merci Elisa pour ces mots une fois encore très justes !

Je suis comme toi, très sensible et trop vite touchée par le regard et l’avis des autres. Mais avec le temps cela va mieux. En fait il m’aura fallu 4 enfants pour être sur de nos choix et imperméables aux remarques sur nos façons de faire. Je connais des parents sûrs d’eux des le 1er. Mais on le sait bien on est tous différents. Et si on était un enfant déjà fragilisé qui manque de confiance en lui, forcément l’adulte qu’on devient à plus d’expériences, de km à parcourir afin de trouver la sérénité. Tu verras Elisa, au 4e tu te sentiras encore mieux et convaincue. Nous on a vraiment notre équilibre depuis qu’on est 6. On avait déjà commencé le changement professionnel à 5. Et les projets continuent 😉

Le meilleur conseil que l’on m’a donné à la sortie de la maternité pour mon premier enfant vient d’une puéricultrice : « faites ce qui vous mets en confiance ».
Avec le papa on a appliqué ce conseil à la lettre et ensuite on a trouvé une nounou qui nous a bien aidé. Aujourd’hui maman de 3 enfants et nounou à mon tour c’est le message que je transmets aux futures et jeunes mamans et aux parents.
Certes quoiqu’on en dise le jugement des autres peut être blessant. Mais on fait avec ce que l’on ressent et ce que l’on est non ?
C’est sûr que mon attitude avec mes 3 enfants n’est pas toujours adaptée… Mais je suis humaine et c’est à eux que j’ai des comptes à rendre. Le quotidien c’est nous qui le vivons, pas les gens qui passent.
Et je grandis chaque jour avec eux en effet !

Oulah! je ne sais pas ce que ça réveille ce texte, mais je pleure… c’est juste, beau. Nous les femmes, les mères, nous sommes tellement les mêmes, et ce serait tellement plus simple de se regarder toutes avec bienveillance et tendresse… et ça vaux pour tout, j’ai foi encore, en l’être humain ! merci Elisa
des bises pleines de tendresse ♥

Joli article comme toujours.
et ce Julot quel artiste.
Ah le fameux qu’en dira t-on …pas simple de passer au dessus de ca. J’y ai été confrontée .;et de manière « brutale » parce que ça émanait de ma maman …alors forcément difficile de passer outre. J’aimerai avoir cette confiance en moi, en maman …

La dérision est aussi un très bon allié en cas de panique … Ma grand-mère maternelle m’a un jour expliqué (elle a eu 8 enfants) que l’essentiel pour qu’un enfant grandisse bien, c’était qu’il soit aimé. Comprenez qu’avec beaucoup d’amour on s’en sort toujours, malgré les maladresses et les tâtonnements… si ça peut « aider » les jeunes mamans ou celles en devenir à prendre encore un peu de distance avec le sourire sur ce beau métier qu’est celui de « devenir parent » (http://cabicheaunid.blogspot.fr/search/label/Parentalit%C3%A9).

Merci pour ce billet Elisa qui redit si bien que c’est aussi tellement plus simple « quand on en parle » …

Merci pour ce superbe texte ! Je me reconnais tellement !
Pas plus tard qu’hier soir, retour de long week-end en train avec mon 2 ans 1/2. J’étais fatiguée et fiston était surexcité. Il bougeait beaucoup et je ne savais plus quoi faire pour le tenir. La maman d’une jeune ado qui était assise devant a donné à mon fiston un papier et un feutre… tout simplement, tout gentiment, sans jugement. Et j’ai repris pied, j’ai sorti son cahier de coloriage et le reste du voyage s’est très bien passé. Dans ma fatigue, j’avais juste oublié cette activité simple pour l’occuper. Je l’ai remercié et elle a juste dit : « oh mais de rien, je suis passée par là et j’ai juste un peu plus d’expérience ».
C’est chouette quand, au lieu de recevoir un regard noir et culpabilisant, on reçoit un coup de main.

    tellement d’accord avec votre commentaire, la bienveillance des autres c’est tout ce dont on a besoin quand on est trop fatigué pour analyser la situation simplement et apporter une réponse souvent évidente …

      Exactement.
      J’espère seulement avoir un jour le courage (car je trouve qu’elle a été courageuse en effet) de rendre la pareil 🙂
      Si seulement, nous les mères, étions plus bienveillante entre nous…

merci pour ce bel article… cela fait tellement de bien de lire cela !
je me reconnais beaucoup dans ce que tu dis, être complètement perdue, puis vexée ou blessée par les critiques, culpabilisée puis maintenant plus apaisée car plus confiante.

C’est toujours si doux de te lire ♥
Je vais garder chacun de tes mots dans mon coeur et me les rappeler dans quelques semaines, lors des grands débuts.

Cela n’est pas tous les jours évident, maman de 2 petits bouts de 2 ans et 5 mois parfois je craque. La fatigue n’aidant en rien je me sens parfois perdue. Nous sommes actuellement dans la période critique des 2 ans où tout est opposition: manger, s’habiller, monter/descendre de la voiture… Je ne sais pas toujours quelle attitude adopter et me sens bien souvent démunie. Et puis heureusement il y a les jours avec, qui balaient en un instant tous nos doutes.
Te lire me fait beaucoup de bien, merci!

Pas plus tard que ce matin, je me suis heurtée au regard pas très bienveillant de la crèche. Je suis en vacances et je laisse tout de même ma fille! J’ai voulu un instant me justifier, besoin de souffler, faire une sortie de grands avec ses frères…. Et puis je me suis ravisée, je n’ai rien dit, ça ne les regarde pas. Le doute m’a envahi en sortant, et si je n’étais pas digne d’avoir 3enfants. Si j’étais capable de gérer, je ne serai pas aussi fatiguée, et du coup je n’aurai pas besoin de la laisser à la crèche. J’ai tout de même réussi à me raisonner. je vais profiter de cette journée avec mes petits garçons, je vais faire un super goûter et j’irai la chercher tôt.
Ton billet tombe à point. Merci pour ces mots toujours bienveillants et apaisants.

    Je me suis permise aussi de laisser mon fils à la crèche alors que j’avais mon après-midi. Vous avez eu raison de ne pas vous justifier !

Merci pour ces mots.
Le rôle du compagnon est primordial je trouve. Sa présence, son écoute, son attention, son soutien. Et le fait d’être sur la même longueur d’ondes. A deux, on est plus forts.
Il m’arrivait de le faire revenir à certains cours d’accouchement auxquels j’assistais seule juste pour qu’il entende le discours.
Ensuite, quand le bébé est né, avoir un discours commun et une façon de faire commune et équitable nous a protégé des autres avis.
Nous avons tous les deux eu confiance en nous, individuellement et réciproquement.
Et ça continue. Et ça contribue à ce que cette expérience de vue fabuleuse qu’est d’avoir des enfants, soit tous les bourses passionnante.

Merci Elisa, c’est joliment écrit et tellement vrai…

Ce billet fait écho. Un sentiment tellement désemparant. Etre là avec ses propres doutes, ses peurs, ses inquiétudes. Faire de son mieux. Réellement le mieux qu’on peut. Se surprendre même à savoir faire parfois encore mieux que ce que l’on se pensait possible. …et continuer pourtant à s’en vouloir parce que ça ne semble pas être assez…
Les jugements sont un poids lourd dans ces moments. Ils renforcent chacun de nos doutes.
De mon côté, c’est à la rentrée en maternelle que je m’y suis vraiment retrouvée confrontée. C’était brutal. Dévastateur. J’en avais d’ailleurs fait un petit billet genre « coup de gueule ironique ». (http://c-elle.weebly.com/philos-au-fond/toutes-la-mme-enseigne)
Pour tenter de faire comme il faut, j’avais cherché à écouter les conseils, les biens-pensants, j’avais remis en question toute ma façon de faire avec ma fille. Le résultat est triste. J’ai passé un trimestre concentrée là dessus jusqu’à ce que je me rende compte qu’elle changeait, elle commençait à rentrer sur la jolie page que l’école avait prévue pour elle mais elle était tellement loin d’elle-même. Si anxieuse à 3 ans ? Comment était-ce possible ? J’ai fini par réaliser que le temps passé à tout ça était du temps volé… pour l’amour et la tendresse dont elle avait besoin. Et j’ai tout envoyé promener.
Elle à 7 ans maintenant. Elle ne rentre toujours pas sur la page mais on s’en fou. Elle a de bon résultat, elle est sage. Puis surtout elle est curieuse, surprenante, épuisante aussi, joyeuse, sereine et avant tout elle-même.
Merci Elisa de nous rassembler aujourd’hui, de nous rappeler que finalement, on se ressemble tant.

Merci de ton témoignage. Il m’a fallu 3 grossesses et 4 enfants pour réussir à moins me laisser atteindre par le jugement des autres, mais j’ai encore du mal à gérer les regards qui s’apitoient et les « bon courage » trop nombreux quand je me déplace avec ma petite tribu.

Merci pour ce billet d’humeur en toute humilité, vraiment merci. Que la douceur et l’amour continuent de remplir ton foyer!

Tout est si juste.
Une autre « dame » qui ne se reconnaît pas toujours dans le miroir

Je t’approuve très souvent sans te le dire mais là je te rejoins si fort que les doigts me brûlent de te le dire…j’attends mon troisième enfant et je n’ai jamais été aussi sereine et bien. Je n’ai aucune nostalgie du premier bébé, de cette affreuse angoisse du début. ..je ne dis pas que je sais tout mais maintenant je m’en moque. Je suis heureuse et je compte bien profiter de ce dernier bébé sans penser à tout ce que je ne sais pas faire ou au tout ce que les autres peuvent penser…bien à toi.

Je suis tombée un peu des nues il y a 16mois à la naissance de ma Bambinette… Il n’y aurait que de bons moments, voilà à quoi je m’étais préparé ! Certains diront que ma Bambinette est un BABI, je déteste ces cases, ces normes dans lesquelles on essaie toujours de faire rentrer les enfants. Ma fille de 16mois est ce qu’elle est et grâce à elle, j’ai fui tous les conseils mal attentionnés et je me suis reconnectee à l’essentiel, à mon instinct, à ce côté animal enfoui en moi, je suis une louve, une lionne, il n’y a aucune norme, nous fonctionnons à l’instinct, nous nous écoutons enfin. Mon mari est un papa formidable, un mari qui m’apporte un soutien sans faille et chaque jour nous avançons en faisant en sorte d’être bien meilleur et bienveillant qu’hier. Oui nos familles respectives, mes amies même pensent que nous faisons mal et pourtant nous ne demandons rien à personne… Alors si allaiter et élever dans la bienveillance et l’écoute est un crime, nous sommes bien coupables mais qu’importe j’assume mes choix et ça je le dois à ma Bambinette qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui…
Merci Elisa pour ces mots…

Bonsoir Elisa comme beaucoup j ai eu aussi mes moments de doutes avec mes enfants .Aujourd hui ils sont grands ( 23 19 et 14 ans ) et ce que je sais maintenant c est que nous leurs avons donné une éducation de base ( respect politesse confiance en eux ) mais avec chacun leur caractère , leur vécu ,leur histoire , ils sont différents . Mon grand a finalement un gros manque de confiance en lui , mon second est mur pour son âge quand à ma nounou elle est surprenante de maturité .peut être parce qu elle a deux grands frères devant . Enfin on pourrai en avoir 50 … Aucun ne serai pareil et nous ne pouvons pas tout gérer niveau tout porter sur nos épaules! Je refuse de culpabiliser ! Je suis et serai toujours là pour eux mais je ( nous avec leur papa) ne suis pas responsable de tout ce qui peut leur arriver de leurs erreurs … C est aussi Côme ca qu ils grandissent . Bises à toi et fais Côme tu le sent ce sera très bien…

Ça fait tellement du bien de lire ce genre de post… C’est tellement dur d’avoir confiance en soi quand tu entends tous les conseils tous les avis… Merci encore

Très émouvant cet article , car tellement criant de vérité. Merci beaucoup. C’est tellement rassurant de voir que tout le monde ressent un mur ou l’autre ce sentiment.

Merci Elisa pour ce très joli article qui m’a fait monter les larmes et les souvenirs… Enceinte de mon second enfant, j’ai toujours ces appréhensions et comme toi, je supporte très mal le regard jugeant des autres… Encore merci d’avoir abordé ce vaste sujet et de nous avoir donné des réponses !

Bravo, tout est dit. J’écoute les conseils quand ils sont bienveillants, après les donneurs de leçons je passe mon chemin . Et finalement je me donne même le droit de trouver qu’on ne s’en sort pas si mal 🙂

Je me reconnaîs bien dans votre texte. Avec ma deuxième grossesse j’ai réussi à prendre ce recul. Toutefois avec la rentrée de mon aîné au CP ce sentiment de vouloir bien faire et bien paraître revient.

Merci pour ce moment partage de vie dans lequel je me retrouve…
Les larmes coulent sur mon visage car je n’ai pas encore tout à fait trouvé la force d’affronter ceci aussi sereinement que vous …
Le rôle du papa est très important, son soutien et être sur la même longueur d’ondes fait qu’à deux on est plus fort pour affronter ceux qui savent mieux que vous ce qui est bon pour votre enfant.
Encore merci d’avoir mis des mots sur un sentiment difficile à affronter …

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