Humeurs
24 juin 2019

Chère Elisa…moi aussi j’ai fait une fausse couche

Chère Elisa,
Je suis une de vos fidèles lectrices, une parmi tant d’autres…
J’aime lire vos mots, vos voyages, vos inspirations, etc
Et puis soudain ce post de la fin du mois de mai que je lis alors que je suis en voyage et qui me bouleverse au plus profond de moi-même car je suis en train de vivre exactement la même chose et que je n’avais pas encore réussi à y mettre des mots ni même à en parler à qui que ce soit à part à mon amoureux…
Alors voilà, tout d’abord je tenais à vous dire que j’ai beaucoup pensé à vous en lisant ce billet où vous parliez de votre fausse couche… je suis tellement désolée de cette triste nouvelle…
Et puis vous lire m’a donné de la force en fait car je me retrouve tellement dans ce vécu…
Comme vous je suis née en 1977, comme vous j’ai 3 enfants, de 13 ans, 10 ans et 4 ans. Secrètement je rêve d’un petit 4e à dorloter et à aimer…avec mon amoureux, le père de mes enfants, on n’a rien planifié du tout, on se laisse porter par dame nature pour le coup, mais moi je sais que je le désire ce petit 4e… et puis voilà qu’un jour de Pâques de cette année je découvre que la vie nous a fait un joli cadeau et que je suis enceinte. Une belle surprise, qui, même si elle n’était pas prévue, nous rend fous de joie. J’entends encore mon amoureux me dire « ça va être chouette!! » quand je lui annonce la nouvelle sur la pointe des pieds, ne sachant pas comment il le prendrai. Moi je m’imagine déjà cette nouvelle vie à 6, je vois déjà tout le film de ma grossesse puis de cette grande famille, mais c’est aussi des questions: suis-je trop vieille ? peut il y avoir des complications ? comment allons nous gérer ?
Je prends rdv chez mon gynéco pour une 1ère écho, mais il n’entend pas de coeur. Il pense alors que je suis venue trop tôt, et on décide de se revoir 3 semaines plus tard. Mais là toujours pas de battement… le verdict tombe… ma grossesse s’est arrêtée…
Je suis bouleversée car je l’avais déjà tellement imaginé et aimé notre 4e petit bout… je laisse échapper quelques larmes, un peu plus ensuite à la maison mais je me sens presque coupable d’oser pleurer, moi qui ai déjà la chance d’avoir 3 beaux enfants en bonne santé…
Une fausse-couche médicamenteuse est programmée 3 semaines plus tard seulement, mais au final cette fausse-couche s’est déclenchée naturellement chez moi dimanche dernier matin, alors que nous avions une quinzaine de personnes à la maison l’après-midi pour l’anniversaire de ma petite dernière.
Je n’ai rien dit aux invités, j’ai tout vécu toute seule (avec le soutien de mon mari bien sûr), je faisais des sourire à tout le monde alors que je ne cessais de me « vider » en silence…
Le soir une fois tout le monde parti, je suis allée aux urgences voir si tout allait bien et si tout était désormais fini et là on m’a dit que j’avais été courageuse de ne venir que maintenant et de vivre tout cela seule ou presque… c’est alors que j’ai laissé couler mes larmes car jamais je ne m’étais sentie courageuse jusque là…
Je n’en ai parlé à personne (pas même à de la famille ou des amis) à part à nos enfants qui s’inquiétaient de me voir le matin avec les jambes en sang. Et pourtant en ce moment je vois mes amies et il y a des jours où j’aurais juste envie de leur dire « vous savez les copines, je viens de faire une fausse couche… »
Je ne sais pas comment en parler, ni à qui… tout le monde pense qu’on en a fini avec nos envies de bébé maintenant que la derniere est grande et que l’on a une certaine « stabilité » et j’avoue je n’ai pas envie de m’entendre dire « ce n’est pas grave, tu en as déjà 3 – de toutes façons tu te verrais vraiment recommencer les nuits sans sommeil, les couches et tout et tout ?? »  oui, je me reverrai bien…
le soir sur le chemin du retour du boulot je laisse éclater mes sanglots, seule avec la musique à fond…
et j’ai toujours très envie d’un petit 4e…maintenant de manière encore plus consciente…
Alors voilà, désolée d’avoir été longue, et de m’être permise de partager tout cela avec vous, malgré le peu de talent d’écriture que j’ai, mais je me suis sentie proche de votre vécu et j’avais besoin de me confier à quelqu’un qui pouvait comprendre…
Merci d’avoir pris le temps de me lire en tous cas…
Je vous souhaite un bon rétablissement et vous envoie plein d’ondes positives pour que ce petit 4e arrive vite dans votre belle famille…
Bien à vous
Sophie
PS: j’ai eu un petit sourire en lisant le post de hier car moi aussi je suis allée chez le coiffeur ce matin… besoin de changer de tête et de me faire chouchouter…
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Chère Sophie,
Je suis tellement désolée de lire ces mots.
de mon côté, j’ai encore du mal à raconter, à en parler. Pourtant ce n’est pas ma première fausse couche , mais cela a été la plus difficile. Certainement parce que j’ai perdu ce futur bébé à presque 4 mois de grossesse…
J’ai refusé un déclenchement à l’hôpital et le curetage désormais obligatoire, j’ai attendu une fin naturelle.
Cela s’est passé de façon violente, intense et ce trois jours durant mais j’avais besoin de cette douleur, de cette sensation pour savoir que c’était réellement fini et surtout je voulais à tout prix éviter l’hôpital.
Depuis je suis anémiée, épuisée et j’ai la larme un peu facile mais objectivement ça va.
Je pense qu’il est important que l’on arrête de taire ces maux. Je pense qu’on ne devrait jamais se retrouver si seule avec cette peine.
Je trouve que cette bienséance liée au secret des trois mois est une sottise qui enferme les femmes dans un silence parfois bien trop lourd.
En ce moment, par exemple, j’aimerais que tout le monde me fasse des câlins, soit doux avec moi et m’épargne et pourtant je dois sourire et ne rien dire parce que ce n’est q’une fausse couche parmi tant d’autres. Je pense que vous me comprenez.
Chère Sophie, je pense fort à vous et je nous souhaite à toutes les deux de vite retrouver, cette joie, à l’annonce de l’heureux évènement.
Ps: une nouvelle coupe: quelle bonne idée!
Je vous embrasse
Elisa
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25 commentaires

Des mots pour panser les maux…Je vous souhaite à toutes les deux et aux autres femmes qui vous lisent de (re)connaitre la naissance d’une nouvelle vie…

Ma première grossesse a duré 3 mois. Autant de temps que ma fausse couche.
Personne ne devrait vivre ce que nous avons vécu.
Une bise à toutes.

On est si nombreuses à avoir vécu cela. Et ça reste une souffrance pour toujours. Et les mots qu’on nous dit, aussi attentionnés soient ils, sont bien souvent maladroits ou inappropriés. Sept ans après, je suis toujours tellement touchée de cette grossesse qui s’est arrêtée, et j’imagine qui pourrait être ce petit être. J’ai deux enfants mais j’ai été enceinte trois fois.

Je me retrouve dans ces mots… j’ai vécu cette expérience pour une premiere grossesse avec, ensuite, l’idée terrible que je risquais de ne plus jamais avoir d’enfant… comme si il m’était impossible de mener une grossesse à terme. Depuis j’ai mis au monde deux merveilleux petits d’Homme. Mais je garde au fond de moi ces quatre mois avec mon premier amour. C’est tellement tabou. Merci de libérer la parole.

Bonjour,
Je suis très touchée par vos mots, ma maman m’a raconté avoir fait une fausse couche entre ses deux grossesses arrivées à terme.
A l’époque, je n’ai pas vraiment compris..
Je suis devenue mère à mon tour, une fois, puis une deuxième fois, un jour, je me suis souvenue de ce traumatisme qu avait vécu ma maman, je l’ai appelée et je lui ai dit comme je la trouvait forte et courageuse, qu’aujourdhui je pouvais imaginer (et non pas comprendre) qu’elle souffrance elle avait pu vivre et que j’etais Impressionnée par la force qu’ielle a eu de ne pas baisser les bras..
Je vous embrasse, je vous câline et je vous souhaite le meilleur!
Rebecca

Binjour Elisa,
J’ai 63 ans et le petit 4ème n’est jamais arrivé…j’ai eu trous beaux et merveilleux enfants et j’en remercie le ciel tous les jours. Mais quelle lutte pour les avoir. Grossesses difficiles, je manquais de les perdre à chaque fois et quatre fausses couches avec à chaque fois cette détresse, ce chagrin que personne ou presque ne comprend, cette solitude malgrè l’amour de mon mari. Le pire a été de partager un 31 décembre ma chambre avec une jeune femme sui venait d’avorter. Nous étions toutes deux tellement désemparé du manque de délicatesse de l’hôpital de nous avoir imposé cette « cohabitation ». Nous faisons chacune notre deuil à notre façon et je n’ai pas de conseil à re donner à part d’aimer et d’être aimée et de regarder devant toi. Je t’embrasse avec tendresse en te souhaitant un bel été. Je guetterai tes posts avec impatience et gourmandise

Je vous envoie, à toutes les deux, plein de pensées, et de courage.
Vos bébés ont existé.
Ce n’était pas « juste une fausse couche ».
Et je pense bien à vous <3

Bonjour Elisa. Bonjour Sophie,
Un petit témoignage également. Je n’ai pas fais de fausse couche, mais j’ai appris, lors de la première écho, à 14 semaines, que j’étais enceinte de jumeaux (surprise !) mais que malheureusement, la gynéco ne voulait pas me faire de déclaration de grossesse, il me fallait aller dans une maternité de niveau 3, passer par les urgences pour voir un spécialiste. j’ai eu la chance d’être prise en charge dans la journée. Mais quelle journée ! 3 échographies, 10h d’attente, un passage aux urgences gynéco, l’interne, qui fait venir son chef de service, l’attente et enfin le verdict. Grossesse a risque, mono-mono( vrais jumeaux) et malheureusement ils étaient mal formés. on ne m’a pas vraiment laissé le choix de la décision, juste celui du mode d’accouchement. on parle d’autopsie. de crémation. des mots très difficiles à entendre. alors j’avais aussi la chance d’avoir un premier enfant qui me comblait de bonheur. après cet épisode, il m’était impossible de retomber enceinte. trop de chagrin. Finalement je suis retombée enceinte. ça a été très difficile à accepter. mais je suis la maman la plus heureuse de mes 2 crapulettes.
en décembre, après de nombreux soucis de santé, je me suis retrouvée à partir avec une ambulance en début de nuit. je faisais une grossesse extra utérine. dans la bataille, j’ai perdu une trompe.
Je crois que ce genre d’expérience meurtrira à jamais mon cœur de femme et de maman.
bon courage à toutes <3

Oh les filles…
non ce n’était pas juste une fausse couche.

Vous avez besoin de calins et d’attention.
Je vous envoie plein de câlins. et du chocolat. ça fait du bien le chocolat.
plein de courage à toutes les deux.

Tu sais que si tu veux je suis toujours là et que je sais ce que c’est pour l’avoir vécu même si moi j’ai opté pour le curetage
Je te serre fort

A vos mots, je mesure l’immense chance de ne pas avoir connu de fausse couche. La fertilité, la santé d’un enfant et de sa maman sont une telle loterie, parfois une telle injustice.
Mais j’apprécie vraiment de lire vos mots qui peuvent me permettre d’avoir une réaction plus appropriée, plus empathique en croisant des femmes concernées.

Chère Elisa et chère Sophie,

il y a 8 ans mon désir d’être maman une 3 ème fois était si intense que j’ai tout fait pour réaliser mon rêve…..aujourd’hui je suis maman de 3 enfants et mon petit dernier est une source quotidienne de bonheur depuis 7 ans!
lorsque j’ai fait ma fausse couche en mai 2011,je suis passée par tous les sentiments,haine,joie,tristesse……avec le temps la douleur a diminué mais on oublie jamais vraiment…..le plus important pour moi a été d’en PARLER,de ne pas garder pour moi ma souffrance!!!!

je vous embrasse,
Christelle

Elisa,
Tu as tellement raison, ces trois mois absolus au cas où… il n’y a pas de cas où quand on devient maman, et on le devient Dès le premier jour! Obnubilée par la fabrication de notre petit être… je ne connais pas ta douleur mais j’avais choisis moi de ne pas me taire et dès que j’ai su j’ai annoncé la venue de ma petite Eleonore!!! Si malheur nous arrivait, je ne voulais pas affronter cela seule, me taire et m’accabler de n’avoir pas réussie !!! Changeons ce dictat des trois mois, faisons nous consoler pour la perte de nos bébés, ayons le droit de nous reposer, de pouvoir en parler à des psys sans contrainte financière!!! C’est un combat de femme, qu’il faut mener et que nous puissions aujourd’hui ne plus faire comme y a 50 ans affrontée, serrée les dents et surtout avancée en mettant des petits mouchoirs sur nos douleurs… je ne suis pas si véhémente d’habitude mais ce sujet m’atteint profondément et je trouve le silence si injsute… je te souhaite plein de courage et t’admire, je t’embrasse!
Marjorie

Chère elisa et chère Sophie,
Lors de ma fausse couche il y a 2 ans, je cherchais des témoignages sur les blogs car je me sentais perdue. Alors merci d’ecrire ces quelques lignes meme si cela est douloureux. Ces quelques mots aideront des femmes.
J’ai fait le choix d’en parler autour de moi famille, amis, collègues; non pas pour qu’on me plaigne mais parce que j’en avais besoin, pour essyaer d’accepter la situation et pour qu’on arrete de me dire « alors c’est pour quand le 2eme? » La pression pour avoir 1 enfant, puis un 2eme, est assez lourde et cache parfois un parcours un peu douloureux.
Mon deuxième petit garçon est né en janvier. Et je mesure ma chance si précieuse.

Bonsoir les filles
Comment dire que même presque 4 ans je pense toujours régulièrement à ma fausse couche .. en vous lisant les larmes aux yeux sont arrivées direct… aujourd’hui j’ai une petite fille c’est ma merveille ! Je pense souvent à cette première grossesse gériatrique comme ils disent (38 ans !! Moi qui me sentais jeune ) et j’imagine encore si c’était une fille ou un garçon ?! Le prénom …que serait ma vie si à 8 semaines mon petit sac n’avait pas décidé de quitter mon corps ?! Ce fut une expérience traumatisante à vivre la plupart du temps seule .. et puis le sang .. les contractions .. et évacuer ..
aller faire un écho de contrôle et s’entendre dire mais vous savez c’est très bien que votre corps ait évacué seul .. pleurer dans les couloirs de la maternité .. la vie la vraie la brutale .. la culpabilité toujours présente .. se refaire le chemin à l’envers .. et si c’était ma faute ?!
Et puis avancer .. et finir par serrer tellement fort les cuisses que ma fille ne voulait plus sortir on a donc dû la sortir à j+6 du terme !! Alors Merci d’en parler pour toutes celles qui le vivront … l’ont vécu .. et ne le vivront jamais .. courage à toutes : promis on s’en sort mais pas tout de suite et pas trop vite
Je vous serre dans mes bras
La vie est belle
M

J’ai interrompu ma 1ère grossesse à 4 mois car le bébé était atteind de la trisomie 21.
Ce fût une expérience traumatisante, il s’agit d’un accouchement provoqué. Tout le monde était au courant autour de moi, et même comme ça, l’empathie a été minime.
Mon centre de santé (j’habite au Portugal) m’a directement orienté vers une psychologue. 2 consultations ont été nécessaires pour m’aider à faire le deuil de cette grossesse, car oui, il s’agit d’un deuil. Au Portugal, après une fausse couche ou interruption médicale de grossesse, un arrêt maladie d’un mois est prescrit, c’est la loi. Et c’est le minimum pour se remettre debout..
Lorsque j’en parle, 5 ans après, c’est avec autant d’emotion.
Ce que j’en ai retenu c’est qu’une grossesse, c’est risqué. Et pour cette raison même, ça ne devrait jamais être caché.
Un énorme baiser de compassion à toutes les femmes qui vivent cette épreuve.

Je ne peux que comprendre, maman de 4 enfants (16-12-10 et 2 ans) et oui une 4 eme sur le tard a 36 ans est venu agrandir notre joyeuse tribu mais je devrais dire 5 car il y a 13 ans à 20 semaines et 5 jours de grossesse mon petit Sasha s’est envolé
Suite à cette accouchement , on m’a dit «  tu nous en refera un autre » «  c’est un mauvais cap à passer tu vas oublier avec le temps «  ça compte pas vraiment comme un bébé hein » «  T’es égoïste tu n’es pas heureuse pour moi » ( ma belle sœur m annonce qu elle était enceinte 15 jours après le décès de mon fils et par téléphone).

Ce tabou silencieux est une horreur car les gens n’osent pas ou osent de trop et vont trop loin.
Je vous souhaite ma chère Elisa et ma chère Sophie que ce petit bout de vie vienne se lover au creux de votre ventre rapidement pour atténuer ses larmes qui ruissellent encore sur vos joues.

On n’oublie pas même 13 ans plus tard , même avec 3 enfants qui sont arrivés après.
On survie un temps et on réapprend à vivre sans lui et pour notre part on se dit que c’était Sa destinée et qu’au vue de ses très gros soucis de santé , il est bien mieux où il est …..ailleurs mais jamais Loin de moi et toujours dans mon cœur de maman.

Mes navigateurs boudent ton site. Depuis sa refonte, c’est difficile pour eux d’y rentrer alors je commente moins tes publications pour la simple et bonne raison que je ne les vois plus. :/ Je reviens en force pour te faire de gros câlins, t’envoyer de l’amour !!!! Remets-toi bien ma belle. Prends soin de toi.

Bonjour Elisa,
Le chemin pour sortir de la douleur et de la peine est long, car vivre cela est d’une telle violence …! J’ai perdu notre bébé il y a 3 ans à 22 semaines de grossesse. C’était notre premier, celui que nous avions rêvé d’avoir après plusieurs mois de réflexion (et une fausse couche précoce), après aussi un long cheminement sur le sens d’être mère de mon côté. Je l’ai porté très longtemps dans ma tête, bien après l’accouchement, et bien après le terme présumé de ma grossesse. Et finalement aujourd’hui, même si j’ai la chance d’être devenue deux fois maman après lui, je le porte encore en moi, ou peut-être l’inverse ! Son souvenir est doux, apaisé mais intense. Il reste l’aîné dans la fratrie.
Je vous embrasse ainsi que toutes les mamans en peine de leur petit,
Lilly

Vos mots à toutes les deux me parlent tellement.
Je n’ai « que » 28 ans mais la folle envie de voir se former notre belle famille avec l’arrivée d’un premier enfant. Une première déception en début d’année et puis le verdict hier que je faisais une deuxième fausse couche. Les équipes médicales ne peuvent rien faire avant trois fausses couches et trouvent ça « normal » avec des mots parfois si différents du bouleversement que nous sommes entrain de vivre à l’intérieur.
C’est si difficile de faire face à ces épreuves. Et cette envie d’être juste cajolée, entourée de bras tous doux et tout mous parce que rien ne peut panser la perte d’un si petit être.
Je nous souhaite à toutes les femmes qui ont ce désir d’enfant, du premier au tout petit dernier, de garder espoir et de vivre sereinement ces 9 mois qui changent une vie.
Merci Elisa de nous permettre de parler de sujet si tabou dans la société actuelle et qui devrait ne pas l’être autant pour aider toutes ces femmes comme nous

ma pauvre elisa jj’ai votre age enfin 43 ans et meme douleur, fausse couche apres 4 ans d’attente, ça a ete tres dur, et le corps medical jusqu’a ma gynéco qui me fait clairement comprendre qu’ a 43 ans tomber enceinte est improbable, 1% max a chaque cycle. j’ai fait difficilement le deuil de ce dernier enfant, je pense que ce qui est le plus difficile, il faut aussi être réaliste malheureusement une grossesse à nos âge est très improbable, sans compter le risque de complications. j’ai réussi et me concentre et profite de mes 2 enfants un maximum, ils ont l’age de lou et mia, c’est peut etre difficile à entendre mais toi aussi tu devrais laisser ce desir de bb s’eloigner tout doucement, sinon tu vas terriblement souffrir, pour un désir pratiquement irréalisable à ton âge. Je ne sais pas si tu as fait un bilan mais ma réserve ovarienne etait presque nulle, j’espere toujours un miracle mais sans y croire du tout, c’est bien moins douloureux, j’ai tracé un trait, raisonnablement
courage

C est si triste et touchant, malheureusement a 43 ans il est extrêmement rare de tomber enceinte et surtout de mener une grossesse a son terme , c est dur a entendre mais c’est la vie, je te le souhaite vraiment mais un conseil ne te focalise pas trop et profite de tes enfants
Énormes bisous

Moi aussi j’ai vécu une fausse couche à 2 mois et demi. Une perte encore douloureuse aujourd’hui même si j’ai eu la chance de rapidement retomber enceinte et de donner naissance à une magnifique petite fille, j’ai encore du mal à faire le deuil de cette première grossesse brutalement interrompue. Le seul point positif est que les femmes osent parler de leur fausse couche de plus en plus, sans honte car oui ce n’est en aucun cas notre faute. Plus on en parlera entre nous, plus celles qui malheureusement le vive se sentiront moins seules.

Ne vous découragez pas Sarah, et même celles qui veulent un enfant passé 40 ans, continuez d’essayer, c’est facile de dire de ne pas se focaliser car lorsque l’on a se désir en nous il est plus fort que tout. Qu’y a t’il de pire que des remords ? Des regrets ! Alors allez-y essayez encore et encore et un jour vous y parviendrez. Si ce n’est pas le cas, alors au moins vous vous en voudrez pas. N’écoutez pas celles qui cherchent à vous décourager en vous sous entendant que passé 40 ans c’est presque impossible. Ma tante a eu son petit dernier à 42 ans et c’est aujourd’hui un jeune homme en pleine santé !

Bonjour,
Restez optimiste, passez 40 ans, tout est possible, plus compliqué, plus incertain, mais possible. Je sais de quoi je parle. Bien sûr, il y a les espoirs déçus, l’incompréhension de l’entourage ou la délicatesse des professionnels… (« bah, quoi une fausse couche à votre âge???normal, pas de quoi en faire une histoire »…ben si justement, c’est la mienne d’histoire…)
Il faut serrer les dents : une fausse couche au boulot, une en WE copains et personne n’a rien vu… « T’es un peu palôte » et le « chéri » qui trouve que t’es bien agacée aujourd’hui (il sait mais comme ça ressemble vaguement à des règles, tu vas pas me prendre la tête). Mais au final,on gagne le gros lot souvent, des petits bouts forts comme des lions et un cœur gros comme un ballon. Courage et force à toutes celles qui ne se résignent pas.

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