Humeurs
6 septembre 2016

Chère Elisa #22

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Chère Fanny,

Je suis vraiment touchée et bouleversée par vos mots, par votre histoire.

Je ne peux imaginer la perte et le manque qui sont les vôtres, et je sais que se construire sans mère et sans père est extrêmement déstabilisant.

Elle semblait merveilleuse votre maman, et vous me touchez en me comparant à elle.

Je ne suis pas à la hauteur de ce que vous décrivez, mais j’imagine que vous voulez ainsi dire que je suis infiniment amoureuse de mes enfants, et c’est le cas.

Je crois que la plus belle façon de rendre hommage à vos parents et à votre mère, est de vivre votre vie intensément, tout en profitant de chaque instant. Consciente comme vous l’êtes, de la fugacité de nos vies.

J’imagine quelles doivent être vos craintes pour vos enfants et je n’ai pas de remède pour les effacer, mais ce malheur ne vous arrivera pas, vous êtes forte du souvenir de celle qui vous a tant aimée et vous bâtissez, à votre tour, votre histoire.

Cette histoire sera belle et différente.

Ce sera la vôtre, celle d’une femme avec un vécu, qui la rendra immanquablement plus forte et plus sensible.

J’aimerais vous serrer fort dans mes bras.

Merci pour ces mots et pour vous être ainsi confiée.

Je suis là si vous souhaitez m’écrire encore.

J’espère que certaines, parmi toutes celles qui vous liront, pourront vous faire part de leur expérience ou vous aiguiller vers un apaisement de vos craintes.

Je vous embrasse

Elisa

Les photos sont bien futiles, certes, mais finalement, c’est ce dont nous avons besoin pour ponctuer tout le sérieux de nos vies !

Je me suis accordée une pause dans mon rythme un peu fou, une petite folie après ma grosse perte de poids suite au traitement de mon diabète.

Le total look vient de chez Best Secret, c’est parfait pour s’offrir de belles pièces créateurs à prix tout doux. J’ai été parrainée car on m’a proposé de tester ce service, si cela vous intéresse (certaines me l’avaient demandé sur IG) je vais tenter de vous obtenir des codes afin que vous puissiez en profiter aussi!

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34 commentaires

Bonsoir Fanny, bonsoir Elisa
Votre histoire est déchirante . On ne guérit pas de son enfance, de ses chagrins mais je sais une chose, c’est que le bagage d’amour de vos parents vous accompagnement à chaque pas. La plus belle façon d’avancer est sans doute de transmettre cette confiance, cette attention, cette bienveillance à vos enfants. Les histoires ne se ressemblent pas, vous aurez votre propre voyage avec eux. Et les rendre heureux est un travail de chaque instant. Vous n’êtes pas seule, nous avons toutes des doutes…quelle que soient nos histoires. Ma maman et moi n’avons plus de réelle conversation depuis des années…. Sa mémoire s’est perdue en chemin. Elle vit l’instant, elle est heureuse à sa façon. Mais elle me manque aussi, d’une autre manière. Soyez confiante et regardez vos enfants, vous êtes leur fée, leur ange-gardien, leur premier amour et vous êtes forte puisque mère. Je vous embrasse.

Quel texte touchant! Je
N’ai pu retenir mes larmes, car je partage la même crainte, et le meme souhait, bref un commentaire bien inutile, juste pour dire aimons nos enfants, profitons de chaque instant car tout peut s’arrêter…

Ola Fanny votre histoire est boulversante. Je crois qu’il faut profiter au maximum du present en relativisant tous nos petits tracas!!

Fanny, tes mots me touchent je ne saurai imaginé la douleur que vous avez dû ressentir et le vide que vous ressentez aujourd’hui,. Je ne pourrais te conseiller quoi que se soit mis à part de profiter à fond de ta vie. Ces inquiétudes n’importe quel parent le ressent je pense. même si j’imagine que c’est beaucoup plus présent pour toi.
Je vous envoie de douces pensées à toi et à ta sœur.

Bonjour Fanny,
Je viens de lire votre témoignage qui m’a particulièrement troublé. Je m’appelle Fanny aussi, et j’ai perdu ma maman il y a 1 mois. Je n’ai pas encore d’enfant, ce n’est pas faute de le vouloir. Je me pose les mêmes questions, j’ai les mêmes angoisses, qu’elle ne puisse pas connaître ma vie future. J’aurai déjà mille choses à lui raconter…
Je vous souhaite plein de courage, et un grand merci pour ces mots partagés, on se sent moins seule.

Fanny

Chère Fanny, cela fera 9 ans que j’ai perdu ma mère d’un cancer foudroyant l’ayant emporté en l’espace de 10 jours. J’avais 23 ans. Alors évidemment j’étais déjà une adulte ou presque, néanmoins je pleure encore aujourd’hui son absence, je pleure de me dire que ma fille et ma mère, deux des personnes les plus importantes de ma vie, ne se rencontreront jamais. Je pleure car j’ai des fois l’impression que la mort est tapie dans l’ombre d’une chambre et qu’elle va m’enlever ma fille. Puis je la vois me sourire et j’oublie pour quelques minutes mes angoisses. Merci pour vos mots. Courage. Je vous embrasse.

Merci Élisa pour relier les mots (maux) des autres et d’y répondre une si belle élégance et avec des paroles si justes!
Chère Fanny… je ne peux pas comprendre votre peine mais vous m’avez touché avec vos mots… je pense pas qu’on puisse effacer le manque d’une maman (et d’un papa) mais je suis persuadé qu’ils vous entoure et sont si fières de vous, de votre soeur et de votre famille. Et puis faites attention aux signes… je suis sûre que votre maman vous pousse dans la bonne voie chaque instant… ne serait ce que par votre métier…. quoi de mieux que de donner la vie tous les jours alors qu’on a enlever la vie à la personne qui vous a fait naître… je vous envoie plein de courage et de Bonheurs et faites attention aux signes autour de vous! Mes plus douces pensées!

Merci pour le partage de votre histoire. Fanny. Je vous sens pleine de douceur et je pense que c’est dans cette tendresse que vous trouverez un peu de paix lorsque l’angoisse se fera trop lourde. Je ne veux rien enlever à votre peine en vous exprimant cela mais moi qui ai la chance d’avoir encore mes deux parents et suis maman aujourd’hui, je me pose la même question. Je crois que c’est une prise de conscience qui vient avec notre responsabilité.
Tendres baisers

Bonsoir Fanny Merci Elisa ce partage me touche , j’en ai les larmes aux yeux … Cette histoire , votre vie Fanny me remet sur le chemin de l’amour , oui j’ai deux filles et je crois que je passe à côté de beaucoup de choses …. merci de mettre plus de conscience dans l’importance d’aimer chaque seconde Merci à toutes les deux !

Chère Fanny,
Votre lettre me touche ayant moi aussi perdu ma maman il y a 9 ans. Je ne m’étendrai pas sur la douleur persistante, le manque et les peurs insensées de pouvoir à nouveau tout perdre du jour au lendemain. Seulement vous dire que j’essaie d’apprendre aussi à ma fille que je ne serai pas toujours là pour elle. Je l’aimerai toujours mais je ne peux pas lui promettre que je serai toujours là car je n’ai pas la main sur le destin. Je crois que ma maman malgré elle m’avait légué cela. J’ai su faire sans elle, ça a été excessivement dur, ça l’est encore mais j’ai su faire. Et je pense qu’elle y est pour beaucoup.

Alors je m’attache à ce que ma fille soit bien entourée, que ses parents ne soient pas ses seuls repères, qu’elle sache sur qui compter, qu’elle gagne aussi en indépendance. Et puis dès le plus jeune âge lui parler, lui expliquer ce que je veux lui transmettre, ne pas reporter les messages, les valeurs importantes que je veux lui faire passer. Poser des bases à tout âge. Et surtout lui offrir un maximum de merveilleux souvenirs, avec moi, avec son papa, mais pas que.
Je vous embrasse et vous aussi douce Elisa

Chère Fanny,
J’avais 7 ans quand ma maman est morte. Aujourd’hui j’en ai 29, j’ai deux adorables petites filles que j’aime plus que tout et ma maman me manque, d’autant plus depuis que je suis mère.
À chaque fois que j’explique à ma grande (3,5 ans) que même quand je ne suis pas là je suis avec elle dans son cœur, le mien se serre à l’idée que cela pourrait un jour être plus qu’une manière de dire. À chaque fois que je murmure des mots doux à l’oreille de la toute petite (10jours) et que je lui dis que je serai toujours là pour elle, je prie pour que cela soit vrai.
Je comprends ô combien que vous aimeriez qu’elle connaisse l’adulte formidable que vous êtes devenue. Ayant peu de souvenirs d’elle, j’aurais aussi tellement aimé mieux la connaître.
Je voudrais serrer dans les bras la petite fille qui vit en vous et qui voudrait être prise dans le havre de paix des bras aimants, qui voudrait être épaulée dans les moments charnières ou juste accompagnée pour une virée shopping.
C’est terrible et dur et inexorable. Peut être que nous ne nous départirons jamais du secret espoir que la pensée magique opère et que le passé s’annule. Mais je veux croire que notre fragilité est aussi une force que nous transmettons à nos enfants en leur apprenant à profiter de la vie, à accepter leur sensibilité, à intégrer le principe de réalité. Vous êtes là pour eux aujourd’hui et votre amour et votre education les arment pour tous les événements de leur vie. Il faut faire confiance, si ce n’est à la vie mais au moins à eux et à l’amour que vous partagez.
Je vous souhaite aussi de vous entourer des amis et proches qui vous aiment et qui, chacun à leur manière, peuvent aussi, sans remplacer votre maman bien sur, parfois vous prendre par la main ou vous serrer dans leur bras. On a tous besoin parfois d’une épaule pour pleurer ou d’un moment pour lâcher prise.

Ce message est un grand fouilli mais je vous envoie toute mon affection. Votre maman serait fière de la femme et de la maman que vous êtes devenue, forte de son amour et de votre intuition.

Bonsoir à toutes,
Aujourd’hui est un jour particulier pour moi. J’ai dit au revoir à ma maman.
Lire ce message n’est donc certainement pas un coup du hasard… Mais ma situation est bien différente car j’ai 35 ans et qu’on pourrait presque dire qu’à 35 ans on à plus besoin d’une maman.  » Presque ». En vous lisant je me dis que je suis chanceuse car je me sens pourtant heureuse. Heureuse d’avoir pu lui dire combien je l’aime et combien elle m’a fait forte avant qu’elle s’éclipse. Le manque va certainement de faire sentir bien vite hélas, et j’en suis consciente. Mais si je peux oser vous donner un tout petit conseil ce serait celui de puiser votre force dans l’amour que votre maman vous a donné. Car il est fait comme ça l’amour d’une maman, il est fait pour nous rendre fortes et autonomes, pour qu’à notre tour nous le transmettions à nos enfants, comme un flambeau qui ne s’éteindrait jamais malgré la disparition des êtres. Ma maman m’a transmis ce flambeau avant de partir et je vais cultiver sa flamme du mieux que je peux. Courage.
La fille de M.

J’ai eu du mal à lire jusqu’au bout. J’ai perdu ma maman à 13 ans, et je crois que cette blessure ne cicatrisera jamais vraiment. Aujourd’hui c’est ma petite ogresse et mon amoureux qui passent avec douceur du baume sur la plaie. Merci pour ce billet

Bonjour Elisa, bonjour Fanny,
Je m’ecuse d’écrire mon 1er commentaire alors que je lis le blog d’Elisa depuis au moins 6 ans!
Non que je n’ai pas été émue mais cela était trop difficile pour moi de trouver les mots justes pour répondre a tous les sujets si sensibles dont tu parles Elisa, et qui me touchent.
Je suis « orpheline » de mon papa depuis l’âge de15 ans, il était alcoolique et durant plusieurs années, je me suis posée 2 questions : 1) ai-je fais le deuil de mon père ou 2) ai-je fais le deuil d’un père alcoolique (qui ne m’offrait aucun avenir)…. Après 22 années de deuil, mon père « alcoolique » aimant mais maladroit m’a appris (grâce à un travail sur moi) à profiter de mes 2 enfants et de mon conjoint au jour le jour…
Car ce qui compte c’est le moment présent et aujourdhui, je suis amoureuse après 19 ans de vie commune et 2 beaux enfants épanouis !! AUJOURD’HUI JE SUIS HEUREUSE (Malgré une enfance malheureuse) !!
Je pense qu’il faut puiser le meilleur dans chaque épreuve et s’en servir pour l’avenir…
MERCI ELISA POUR TON OPTIMISME TU ES UN VRAI MOTEUR ( même pour les anonymes, merci, merci, merci)

« Il faut ajouter de la vie aux jours quand on ne peut pas ajouter des jours à la vie »- Profiter de l’instant présent et ne pas penser au futur. Le tout est d’améliorer notre passé tant qu’on peut.

Bonjour
J ai perdu mon père a l âge de 12 ans et ma mère s est perdue dans le travail considérant que j étais suffisamment forte pour affronter la vie. Ça était très dur, et ça l ai encore. Pour ma part, c’est d être accompagnée par une psychothérapeute qui m aide. Il a fallu trouver la bonne personne. Puis lui faire confiance . Ce n’est pas encore gagné mais je sais que la processus est en marche. Je me dois de me libérer pour ne pas transmettre à ma fille des soucis qui ne sont pas les siens. Ton témoignage me confirme que les souvenirs heureux sont le meilleur bagage que l on peut leur fournir pour affronter à leur tour la vie. Ma mère n a pas eu une enfance facile et m a étouffé en voulant bien quand elle n’était pas absente pour son travail. Je ne veux pas reproduire ça. Chaque personne a son histoire, nos enfants auront la leurs. Surtout ne leur font pas porter un fardeau qui n est pas le leur. Tendrement

j’ai été émue aux larmes avec cette lettre…
J’ai perdu mon papa (qui avait 59 ans) il y a 3 ans, et j’ai encore beaucoup du mal à accepter cela.
un chamboulement dans ma vie et dans celle de mon frère, mais aussi dans celle de ma mère qui a perdu l’amour de sa vie, après 30 ans de mariage… Une petite partie de ma mère est sous doute partie ce soir là aussi… puisqu’elle a perdu une partie de sa joie de vivre, qui la caractérisait (même si c’est une femme forte, qui continue de sourire tous les jours).

Je pense que demander de l’aide d’un psychologue peut être bénéfique….
Dans de nombreux pays, les gens passent des années à voir un « thérapeute ». Ce que je ne trouve pas une mauvaise chose. C’est quelqu’un qui peut nous permettre de parler, de nous ouvrir….
je te souhaite du courage, et te faire aider pourrait te faire du bien. Juste en parle serait bénéfique..

Je pense faire cette démarche, tellement la peine est forte et arrive de temps en temps, un matin au réveil, ou un soir.
J’ai la chance de faire de nombreux rêves dans lesquels mon père est présent avec ma mère.

Fanny, aucun mot ne peut aider, mais l’illuminnation et acceptation sont les clés. Je lis en ce moment un livre génial « Prendre soin de l’enfant intérieur » de Thich Nhat Hanh, maître du bouddhisme, un livre très simple qui se lit facilement. C’est mon remède les bouquins et les échanges avec d’autres mamans bien sûr, on comprend qu’on n’est pas seules dans cette aventure de la vie et c’est rassurant. Je n’ai pas perdu mes êtres chers, mais je suis partie de mon pays très jeune et ma vie d’adulte je l’ai construite toute seule loin de la famille. Ma grande soeur est là aussi en France heureusement et c’est elle ma famille. Ca ne remplace pas les parents et cette maman qu’on a toutes besoins au moment quand nous devenons méres nous mèmes et nous avons tant besoin d’être choyé…c’est dur, le plus dur c’est cette solitude ressentie. Dans je ne sais pas quelle tribue africaine la femme qui accouche reste couchée le 1er mois et toute la famille et tout le village s’occupe d’elle et de son bébé, elle n’est jamais seule. Le rêve n’est ce pas? Bon cela a ses inconvenients aussi, il faut pas oublier que la famille peut être envahissante aussi. C’est de cette transmission générationelle qu’on a besoin pour ne pas se sentir largués. En partageant votre histoire vous n’etes déjà pas toute seule, en plus vous vous adressez à une super maman-blogeuse qui trouve le temps d’écoute. Cette écoute vous la trouverez plus que vous ne croyez. Et en premier cette écoute viens de vous mêmes. Cliché, mais vrai: toutes les clés vous les avez déjà en vous. Pour revenir au livre, dès le 2ème chapitre qui s’appelle « Nous sommes nos ancetres et nos descendants » j’ai lu : » nous sommes le prolongement de notre mère…vous et votre maman n’êtes pas exactement la même personne, mais vous n’êtes pas 2 personnes totalement distinctes non plus…et surtout elle est toujours là, nous portons tous nos ancetres en nous, ils nous accompagnent dans chacun de nos gestes… » Cette pensée m’a illuminé et rassuré. Je n’avais pas ma maman à mes côtés au moment d’arrivée de mes enfants et je lui en voulait beaucoup. J’ai fait la paix que recemment (en passant par des phases d’angoisse, de stresse, d’eczema, sans comprendre ce qui m’arrivait. Ce n’est qu’en acceptant ma colère et en comprenant que je ne suis pas si différente mais je fait différement de ma maman et qu’elle est là en moi, dans mon visage, dans mes rides, dans mon comportement parfois, bref, elle est là toujours. A moi de vivre avec elle en paix, même si en réalité ce n’est pas toujours évident.
Courage et beaucoup d’illumination à vous

Bonjour,votre message est très touchant et prouve que l’on peut donc se sortir de grands malheurs.Une jolie famille,un très beau métier…
Je pense donc que vos parents vous ont donné tout l’amour nécessaire pour vous construire et être ce que vous êtes aujourd’hui.J’ai perdu mon père à l’âge de 29 ans , j’étais enceinte…Je crois que j’ai pu faire face grâce à mon bébé bien sûr mais aussi parce que je savais que mon père l’aurait voulu ainsi. Car en tant que maman,vous savez que ce qui compte le plus pour un parent,c’est le bonheur de nos enfants . Malheureusement ,il vous manque vos piliers au quotidien ,votre histoire est peu commune.Peut-être que cela vous aiderait de consulter quelqu’un spécialisé dans ce genre de ‘cas ‘.J’ai perdu des proches ,pas du tout dans le même contexte et de la même manière,dans ma vie d’adulte …je me suis moi même perdue …et j’ai aussi cette sensation que tout peut s’arrêter et que l’on peut tout perdre en un claquement de doigts,sa vie,ses proches…Je vous envoie tout mon soutien et je ne sais pas si vous avez lu ‘le voile noir’ d’Anny Duperey …qui a également perdu ses parents de manière terrible et qui a dû se construire avec cette terrible perte.

Les histoires partagées sont toujours aussi émouvantes. Bon courage dans cette épreuve si difficile.
Bonne journée Elisa.
Ps : ce look est canon
Chloé

Bonjour Fanny et Elisa,
Témoignage difficile mais cela fait sans doute également du bien de coucher ces mots qui font mal.
Je n’ai pas perdu encore mes parents mais je comprends très bien vos sentiments et en tant que maman je partage vos angoisses.
J’ai une première fille de 5 ans et demi et une seconde qui vient de faire 1 an. Pour la première, 24h après sa naissance, on a pensé la perdre, elle souffrait d’une infection très grave et le pédiatre m’a fait par des « statistiques » plutôt désastreuses … L’histoire s’est bien terminée mais cela a créée une faille en moi et je me suis mise à vouloir tout conserver, chaque moment (des milliards de photos), chaque vêtement (même abimé), …. et cela m’a beaucoup éprouvé car en vrai quand on fait cela, on passe à côté du plus important et c’est invivable.
Juste avant de débuter ma deuxième grossesse, mon père, mon roc, le mec qui a eu une tripotée d’accidents et qui s’en est toujours sorti, a eu un glioblastome (une tumeur cérébrale dont le pronostic est entre 3 et 12 mois). Le ciel m’est tombé sur la tête, je le voyais déjà mort, moi qui suit encore un gros bébé de 30 ans qui aime bien appeler papa/maman au secours. 2 ans après, il s’en sort plutôt pas mal même si ce n’est plus l’homme qu’il était mais encore une fois cela m’a ébranlé.
Je n’ai pas vécu cette grossesse de manière heureuse et depuis que ma fille est née, j’ai des angoisses récurrentes, qui surgissent la nuit … Toujours la même chose, j’imagine ce qu’il se passerait pour mes enfants si je venais à mourir, pour mes proches aussi mais surtout pour mes enfants. Et je pleure, je pleure, j’ai l’impression de m’étouffer dans mon lit …
Jusqu’à présent, je subissais et puis j’ai bien dû ouvrir les yeux et me rendre compte que cela avait des conséquences néfastes sur moi et mes proches alors j’ai décidé d’aller voir une psychologue.
En attendant, j’essaie de modérer mes envies de tout immortaliser et d’être une maman un peu plus zen, néanmoins, j’ai préparé deux grandes boîtes que je remplis de petits souvenirs pour chacune, au cas où … et puis j’espère surtout pour quand elles seront plus grandes et qu’on pourra les regarder ensemble.
J’ai aussi eu l’occasion de retomber sur un ensemble de photos anciennes de famille et étonnamment en les compulsant, en voyant l’amour transparaître dans ces photos d’enfants, de parents, de grands parents, cela m’a beaucoup apaisé.
Je pense que malgré le malheur de subir ces pertes, cela apporte un petit plus. C’est en quelque sorte une chance de savoir dans sa chair que la vie est éphémère. Serions nous si attentifs au bonheur de nos enfants, à faire de chaque instant un moment de qualité si on pensait qu’on avait tout notre temps pour cela ?
Bon courage à vous Fanny et je suis certaine que vous êtes une maman et une sœur exceptionnelle.

Chère Fanny,

Ton histoire me touche tout particulièrement, même si ma situation personnelle est différente… Je vais perdre ma maman.
Elle est malade, d’une de ces maladies dont on ne guérit malheureusement pas et qui emporte avant l’heure. J’ai 26 ans, je n’ai pas d’enfant et je sais qu’un jour, plus proche que lointain, je vais perdre ma maman. Je suis terrifiée pour moi, pour ma petite soeur beaucoup plus jeune et qui a encore plus que moi terriblement besoin d’elle. Je me pose les même questions : comment survivre ? comment continuer sans elle ? Et surtout, lorsque le jour viendra, comment me construire en tant que maman sans la mienne à mes côtés ?
Ma maman est, comme la tienne l’était, une femme formidable. Pleine de courage, de douceur face à sa maladie. Je ne sais pas encore comment faire pour vivre sans elle mais je sais qu’en attendant, cette forme de lucidité douloureuse fait que nous ne pensons pas trop à demain et essayons de profiter de ce que nous avons maintenant. Ce n’est pas facile tout le temps, il y a des jours où la peur, le découragement, la colère prennent le dessus, mais on les met de côté rapidement – tout du moins on essaye.
On essaye, chaque jour toujours un peu.
Je t’embrasse,

Mado

Fanny, vos mots me bouleversent!
Je vous trouve à la fois si triste et si courageuse!
Comme le dit Sophie D plus haut, vos parents vous ont laissé un si gros bagage d’Amour que vous arriverez toujours à transmettre ce bonheur précieux à vos enfants, et cela malgré toutes vos blessures!
Je n’ai heureusement jamais connu ça, mais l’absence d’une maman dans une autre mesure, m’a fait prendre conscience de l’importance de savourer le bonheur d’être mère!
Je vous souhaite de connaitre un bonheur immense, encore plus immense que le chagrin que vous avez vécu!
Bonne chance à vous, votre sœur et vos enfants!

Quelle touchante lettre… Au moment ou je lis cet article, j’ai les larmes qui me montent, et je ressens la terrible envie d’aller chercher ma petite chez la nounou, de la serrer dans mes bras et de profiter avec elle du temps qui passe trop vite.

Merci pour ce partage,

Jenni

Fanny,
Comme vous j’ai vécu ce terrible deuil. C’était il y a trois ans, je portais mon premier enfant. Devenir mère tout en perdant la sienne quel non sens. Comme vous, elle était un pilier et perdre ma mère revint à perdre une famille entière. Je vous envoie tout mon courage, je suis sûre que nous arriverons à faire de belles choses malgré la tragédie de ne plus être l’enfant de personne.

Ma très chère Fanny,
Dans 15 jours j’aurai 40 ans. Et, comme toi, je suis orpheline. Je n’ai pas perdu ma maman lorsque j’étais enfant, je ne peux même pas imaginer la douleur que cela doit être, sachant l’atroce souffrance que c’est déjà pour moi. On a diagnostiqué le cancer de ma maman il y a presque 4 ans, alors que j’étais enceinte de 7 mois, de ma deuxième fille. Elle est morte 3 mois après, je l’ai veillée chaque jour, jusqu’au dernier, mon bébé accroché à mon sein. Je ne m’en remettrai jamais Fanny. Je ne sais pas comment on peut faire le deuil de sa maman. J’ai tellement de choses à lui dire. Tout comme toi, je ressens le manque de cet amour inconditionnel, qu’aucune autre forme d’amour ne peut remplacer. Alors, chaque jour, et surtout quand je flanche, j’essaie de respecter la promesse que j’ai formulée à son oreille la veille de son décès : « je te promets, à toi qui a été la plus merveilleuse maman du monde, d’essayer d’être à mon tour la plus merveilleuse des mamans pour mes filles ». Et j’essaie vraiment. C’est ça qui me fait surmonter la peur que mes filles puissent me perdre à leur tour. Leur transmettre tout mon amour, comme l’héritage de ma maman, pour qu’elles puissent plus tard le transmettre à leurs enfants.
Je t’envoie toute mon affection.
Sabrina

Je n’aurais pas de mots assez forts pour vous dire à toutes combien vos messages m’ont apporté du réconfort, combien ce soir, grâce à vous, je me sens moins seule . Merci Elisa car on a beau avoir 325 amis sur Facebook ce soir là je n’ai su parler qu’à vous . Merci pour vos pistes de réflexion , j’ai lu tous les livres d’anny duperey que j’admire beaucoup. A travers chacune de vos paroles réconfortantes, j’ai trouvé un petit bout de cet amour maternel qui me manque tant . C’est normal de pleurer parfois , l’important c’est de continuer. J’ai cru ne jamais me relever, pendant l’adolescence j’ai beaucoup douté, j’ai touché le fond et puis le jour où j’ai mis au monde mes enfants j’ai compris à quel point ça valait la peine de s’accrocher . Mon petit garçon est né le jour du décès de mes parents et maintenant ce jour là, je décore , je prépare des gâteaux, j’ouvre des cadeaux , je ris , je chante, bref … Je suis heureuse

Chère Fanny, c est la 1ère que je finis de lire un « Chère Elisa » en pleurs… Actuellement enceinte de jumeaux je suis retournée chez ma maman car je suis en Hospitalisation à domicile et que mon conjoint fini les travaux de la maison pour l arrivée des puces. Et aujourd’hui gros coup de blues, le manque du papa, ma maman qui veut certaines fois trop bien faire à qui je réponds un peu agressivement et voilà que je m en veux… Et comme par hasard ce matin j ai mis ce post de côté à lire ce soir pendant mon coup de blues… merci Fanny de me faire prendre conscience de la chance que j aie d avoir ma maman à mes côtés dans tous les moments de ma vie, je vais devenir mère à mon tour et elle sera là. Bien sûr je culpabilise encore plus de mon comportement envers elle mais on va mettre ça sur le dos des hormones. Encore un grand merci à vous et Elisa… Je vous laisse mes hormones et moi allons pleurer un bon coup

Chère Fanny je suis très touchée par ton message. J’ai perdu ma maman très subitement lorsque j’avais trois ans et à la maison il n’y avait que nous deux . J’ai été vivre chez ma tante qui a fait ce qu’elle pouvait. Désormais j’ai trois merveilleux petits garçons. Mon plus grand a bientôt 6 ans et cela fait environ 2ans qu’il prend conscience de la mort. Ce n’est pas toujours facile de lui parler de ma maman sans pleurer mais il sait que sa grand mère serait fière de lui. Ce que ma mère m’a transmis fait parti de moi tout comme ce deuil. Je crois que même les épreuves les plus douloureuses peuvent avoir un sens. Si ma maman n’était pas décédée si jeune j’aurai sans doute un parcours de vie très différent, je ne serai peut etre pas la maman de mes 3 petits pirates.
Si tu en ressens le besoin n’hésites pas à demander de l’aide car je sais que dépasser l’âge de son parent est une étape boulversante.
Je te souhaite une belle vie ainsi qu’à ta famille. AMOUR FORCE et CONFIANCE.

Bonsoir,

Je suis très touchée par votre histoire et je comprends parfaitement détresse : le manque et surtout la peur de faire revivre ça à mes enfants.
J’ai perdu mon père très jeune, j’en étais très très proche. Et puis sa maladie avait des facteurs génétiques…alors moi aussi je risque de l’avoir…
Mais voilà comment j’ai choisi « d’exorciser » tout ça: pendant chacune de mes grossesses, puis, tous les mois de leur première année, et aujourd’hui de façon plus irrégulière, j’ai écrit à mes enfants. Dans des petits cahiers, chacun le sien, je note, mes émotions, leurs progrès, des anecdotes insignifiantes, des bêtises, des joies, des peines. Je colle ici un polaroïd, là une carte postale. Je ne parle pas de passé c’est très quotidien, limite banal. Tout ça ce fait un peu en secret…
Je me dis que, quoi qu’il arrive, ils auront la trace de cet amour infini que je leur porte, et qu’ils pourront si besoin y plonger, pour trouver des forces, de la confiance… que sais-je?!

Je pense qu’écrire même de façon maladroite ou informelle c’est un outil formidable de thérapie et de transmission.
Voilà ma petite solution.
Si elle peut vous aider…

<3

Chère Fanny,
Je suis ce blog ainsi que ces « chère Elisa » depuis le début mais sans jamais y réagir mais cette fois ci, c’est différent.
J’ai perdu ma maman à l’âge de 14 ans, elle était atteinte d’un cancer, découvert beaucoup trop tard pour être maîtriser.
Cet événement m’a littéralement détruite, m’a arrachée mon insouciance d’adolescente. Comme vous, je me suis retrouvée avec ma soeur, à deux contre un monde qui nous parraissait beaucoup trop grand, beaucoup trop triste sans notre maman. Alors que je sombrais, que j’avais la sensation d’être enfermée dans un trou sans lumière, elle m’aidait à remonter à la surface et vice versa. Je trouve la vie si cruelle mais dans ce malheur, on m’a donnée la chance d’avoir une soeur, sans qui je serais certainement devenue une junkie sans avenir.
4ans plus tard, mes multiples dépressions sont loin derrière moi, du moins je l’espère. Mon seul but est de devenir quelqu’un de bien, pour qu’elle soit fière de la personne que je suis et que je serais. Cette année, j’ai eu mon Bac, je rentre à la fac dans quelques jours et je suis fière de ce que j’ai réussi à accomplir depuis qu’elle est partie.
Certes, j’ai encore un long chemin à faire avant de pouvoir lui dire « Regardes maman, j’ai réussi ma vie » mais j’ai la foie que ce jour arrivera.
Du haut de mes 18ans, j’ai beaucoup moins d’expérience et ce n’est pas à vous que je vais enseigner qu’est ce que c’est la vie, ses cruautés et ses bonheurs. Je voulais juste vous faire part de mon témoignage, pour vous montrer que vous n’êtes pas toute seule, que malheureusement beaucoup passe par là, mais certaines comme nous, sont assez fortes pour continuer à avancer.
La dernière chose que je voudrais vous dire, c’est d’essayer d’étouffer la peur qui sommeille en vous et de profiter de vos enfants au maximum, de vous dire que vous avez déjà eu la chance d’en avoir, que le vent a tourné pour vous et je suis sur, qu’il tournera bientôt aussi pour votre soeur.
J’espère avoir la chance comme vous, d’être maman, depuis qu’elle est partie, je me suis toujours dit que le plus beau jour de ma vie serait le jour où je donnerais naissance à mon enfant et lui donner tout l’amour dont j’ai été privé.
En espérant que vous me lirez, je vous souhaite tout le bonheur du monde et une longue vie pleine de rire et de gaïté.
J’en profite pour embrasser Elisa, que je suis depuis un bon bout de temps sur Instagram et je vous remercie de nous faire partager votre quotidien si fabuleux à travers vos jolies photos.
C.

Chère Fanny,
Je m’appelle Elisa et je crois comprendre votre douleur.
Merci de partager et d’avoir osé lancer cet appel. Car il faut du courage pour écrire ces mots et se dévoiler comme cela.
J’ai toujours ma mère, mais mon père est mort un mois jour pour jour avant ma naissance. c’est comme si j’étais née dans la mort…
Et il y a quelques années le jour de l’anniversaire de la mort de mon père j’ai rencontré mon compagnon c’était il y a bientôt 8 ans. Aujourd’hui quand je pense à cette date elle me rends heureuse. ( un peu comme votre histoire par rapport à l adate de naissance de votre fils).
J’ai un petit garçon et je suis devenue maman.
La douleur, le vide, le néant me ratrappent parfois et puis cela passe, je nourris l’espoir que les petits bonheurs seront plus forts!
je vous embrasse.
Merci Elisa de cette espace d’expression et de réconfort.

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