Humeurs
23 mai 2016

Chère Elisa #14

« Chère Elisa »,

Il paraît que c’est comme ça qu’il faut commencer. Je t’écris après avoir lu tes anciens numéros, je pensais pouvoir trouver des réponses à mes questions sans avoir besoin de t’écrire mais ce n’a pas été le cas alors me voilà.
Je voulais te parler de mon petit garçon qui n’en est plus vraiment un, 5 ans déjà, le temps file … Mon petit garçon aux yeux azur, mon petit garçon si émotif, incapable de gérer ses émotions. Si je me confie aujourd’hui c’est que je suis un peu perdue. Vois-tu, son caractère lui joue des tours à l’école. C’est un enfant vivant, impulsif, c’est un enfant qui ne sait pas gérer ses peines, si petites soient-elles parfois, et qui pleure. Nous avons été convoqué bien des fois parce que oui, il est très intelligent, très avancé, trop peut être mais certains mots de la part d’adultes me font mal, le fait que le caractère de mon si petit garçon soit qualifié comme se rapprochant d’un autiste asperger par exemple. Mes larmes sont montées, mais je les ai ravalées. Et puis j’ai vu comme tu pouvais parler de ton Julot, de son approche singulière au monde. Comment fais tu Elisa pour être si sereine ? Pour le faire se sentir serein et ne plus avoir de doutes sur son avenir ?
J’espère de tout cœur trouver quelques ficelles pour rendre à mon petit tout l’amour qu’il peut donner et être sûre enfin, de moi, de lui, de tout.
Merci à toi

.
IMG_5015.JPG_effected IMG_4140.JPG_effected IMG_4866.JPG_effected IMG_4490.JPG_effected IMG_5109.JPG_effected IMG_5202.

Chère Ingrid,

Etre différent, cela joue des tours, toute la vie.

Beaucoup prônent l’originalité pour ,en fin de compte, se plier au jeu du groupe, de l’appartenance.

J’ai pu perdre des amis, à certains moments, car je ne jouais pas les codes implicites, nécessaires à l’intégration dans une communauté.

Je suis secrète, solitaire, parfois très réservée et j’ai une fâcheuse tendance à m’emballer en amitié, j’ai pris des claques et vécu de vraies déceptions.

Pourtant mon noyau dur d’amis lui est toujours là, solide, inestimable.

Ils m’aiment justement pour mes traits de caractère, et viennent me chercher même quand je m’enferme dans ma « bulle de protection ».

Et oui il en a été de même pour Jules. C’est un petit garçon singulier, extrêmement sensible, parfois à fleur de peau.

Il a une intelligence et une curiosité de tout, qui m’émerveillent et c’est ce que j’ai choisi de chercher à développer chez lui.

J’ai pu connaître des moments douloureux de mère, quand je savais qu’à l’école c’était dur pour lui, notamment pendant la cour de récré.

Et puis le temps a passé et Jules peu à peu s’est créé un noyau d’amis qui lui ressemblent.

Il lui aura fallu du temps, mais ce sont des amis fidèles et vrais.

Il a aussi appris quelques codes de règles en société, et j’ai eu la chance de tomber sur des professeurs formidables.

J’ai choisi de l’aider à cultiver sa différence, car c’est ce qui le rend heureux et si intéressant.

C’est mon amoureux qui m’a apporté le déclic, il m’a suggéré d’aider Jules à découvrir une passion et que c’est ce qui le « révèlerait »

Il avait raison, Jules se passionne pour plusieurs choses: musique, photo etc..

Découvrir qu’il était extrêmement doué dans des domaines l’aide à s’envoler, à se développer et à aller plus vers les autres.

Plus qu’à l’école, c’est lors de ses activités qu’il devient lui même.

Alors même si parfois mon coeur se serre, quand un de ses professeurs, l’appelle l’enfant de la lune.

Je me dis que ce petit garçon là est merveilleusement différent.

Comme le tien, comme tous nos enfants.

Alors si parfois les codes sont un peu trop « carrés », je crois qu’aider nos petits à trouver un autre mode d’expression, peut être extrêmement salvateur.

J’espère que d’autres que moi pourront te transmettre leur vécu.

Je t’embrasse bien fort

Elisa

Ajouter un commentaire

44 commentaires

Ce message me met les larmes aux yeux , c’est un long chemin que nous entamons avec notre ainé … différent … Tu as une superbe approche et je suis sure que Jules s’épanouit merveilleusement bien. Courage à toutes les deux.

L’école c’est génial à plein de niveau mais je déplore le manque de tact de certain enseignant mais aussi cette obligation à rentrer dans le moule, dans la norme que veut nous imposer la société.
Laisse toi du temps avant de mettre un mot si fort sur ton petit garçon.
Mon neveu a des difficultés lui aussi et c’est une lutte de tout les jours avec ou contre les enseignants.
En tout cas bon courage.
Sa différence fait de lui l’être qu’il est.
Bises
Lucie

Je suis maman de 5 enfants. Mon fils aîné, âgé de 11 ans et demi a été diagnostiqué autiste asperger l’année dernière et depuis il va beaucoup mieux. Comme s’il avait suffi qu’on lui explique pourquoi il se sent parfois si différent et comment son cerveau fonctionne. Il est en 6e, il épate tout le monde par son intelligence, nous avions débuté un suivi neuropsychiatrique et orthophonique, nous avons tout arrêté, ce n’était plus nécessaire. Pour son petit frère âgé de 8ans, c’est plus compliqué. Il est intellectuellement très précoce, mais il est aussi très immature un gros bébé qui se laisse facilement submergé par ses larmes et hypersensible, il est à la limite de l’autisme. Pour nous ce n’est plus un gros mot, c’est juste une façon d’être, avoir un cerveau connecté un peu différemment. Et même un trésor, se sachant de toute façon pas comme tout le monde, nos garçons n’essayent même pas de l’être, et sont du coup libérés de ce désir de conformisme qui finit toujours par nous rattraper !
Chère Ingrid, je pense que c’est une chance d’avoir dans nos vies des petits garçons qui nous aident à découvrir par leur curiosité des choses que nous n’aurions jamais vu sans eux ! Certaines maîtresses l’ont bien compris aussi et savent en tirer le meilleur, d’autres n’en tirent que le pire…tant pis pour elles !

    Chère Caroline, je te rejoins totalement sur ta conclusion, et chère Ingrid, c’est aussi ce que j’avais envie de te dire.

    Je ne suis pas directement concernée par « la différence » comme on dit (même s’il n’y a pas un enfant pareil qu’un autre), mais je connais de près ou de loin pas mal de parents qui ont un enfant « différent », du handicap lourd à la « simple » précocité. Pour personne ce n’est facile de les accompagner. Mais beaucoup témoignent de ce que cet enfant, par sa différence, son autre manière de voyager, a apporté à leur famille, à leur amour de parents, combien cela a enrichi leur manière de voir et d’éduquer cet enfant, et donc les autres aussi.

    Elisa t’y invite un peu aussi en te donnant son témoignage à propos de Jules, mais c’est sûrement un chemin pour toi, de découvrir avec ton petit garçon combien sa différence peut être une chance.

    Ensuite, je me disais aussi, et là encore je rejoins Caroline, que peut-être que cela vaudrait le coup de faire les démarches médicales pour en avoir le coeur net. Parce que si c’est bien une forme d’autisme, cela pourrait être libérateur de pouvoir poser des mots sur cet inconnu, et permettre de mettre en place un suivi. Parfois, c’est aussi cela qui rend les enseignants plus compréhensifs et coopératifs, parce qu’ils savent à quoi ils ont affaire. Et si ce n’est pas cela, eh bien tu seras soulagée sûrement, mais aussi tu auras une réponse objective à donner aux enseignants, et peut-être que là aussi, il sera plus simple d’établir un partenariat avec eux pour aider ton petit garçon.

    Bon courage !

Vos photos sont des bijoux! !!!

chère ingrid, chère élisa

avant de venir , je me suis dit: ah une nouvelle lettre ! je m’imagine que cette fois je resterai dans l’ombre, silencieuse…
Et puis non … pas cette fois encore !
je suis scrappeuse… fan d’ali edwards , célèbre scrappeuse américaine… qui parle de son fils simon….je le vois grandir depuis déjà 10 ans

et je suis aussi AESH en lycée… accompagnant d’élève en situation de handicap
Curieux chemin, hasard de la vie qui de juriste m’a amené à vouloir être à leurs côtés! je les écoute dans leurs silences, leurs mots, leurs gestes. Leurs sourires sont de vrais bonheurs que je savoure car ils me disent que pour un temps la vie leur est douce. J’essaye de faire le chemin vers eux….. que ce soit moi qui pour une fois fasse ce voyage en terre inconnue ….et ce n’est PAS une terre inconnue , c’est bouillant d’envie, de passions, de sentiments aussi ! alors je te souhaite ingrid d’avoir autour de toi et de ton fils des personnes qui verront la beauté qu’il y a en chacun.

Notre petite fille de 5ans(bientôt 6ans…!) Est aussi une « fille de la lune ». Sa maîtresse m’a déjà convoqué pour me dire que si je ne lui mettais pas la pression ,elle ne pourrais pas entrer au CP…j’ai trouvé ça violent.. surtout pour des enfants aussi sensible émotionnelle ment!En famille pourtant c’est un clown qui ne s’arrête pas une seconde…mais dès qu’elle est confronté au monde extérieur,elle est dans l’observation,en retrait.
Cette année, elle a suivi des ateliers de danse africaine,de l’expression corporelle en faite.Cela lui a fait un bien fou! Et l’année prochaine nous allons plus loin,elle fera du théâtre… elle s’épanouit dans ces domaines là,et tant qu’elle s’épanouit dans quelques chose qu’elle aime,c’est bien là le principal pour moi.J’ai même déjà envisager de la mettre,plus tard, dans une école artistique si elle ne trouve vraiment pas sa place dans un cadre scolaire.
Nous nous en faisons pour nos petits mais je suis sûr que tu trouveras toi aussi le déclic qui lui fera aller mieux.

Romane est aussi différente. Et moi aussi. Rien de simple. Moi je galère encore alors j’espère pour nos enfants que tout ira bien.

Chère Ingrid,

être sensible, c’est une vraie force, mais parfois nos enfants s’enferment dans les clichés qu’on leur colle sur le dos. Difficile aussi de s’extirper de la vision que les autres ont de nous pour se dévoiler réellement. Essayons en tant qu’adultes de prendre le temps d’accompagner nos enfants pour développer leur confiance en eux, leur permettre de nous montrer de quoi ils sont capables !

Je repense à ces mots de Charlie Chaplin:
« Tous les enfants ont du génie, le tout est de le faire apparaître.  »

Je vous souhaite une douce soirée, chères Ingrid, Elisa et nous toutes si sensibles et pourtant si fortes

Enfant de la lune / dans sa bulle… tellement ça. En moyenne section la maîtresse de mon n°2 me disait qu elle ne savait plus quoi faire de lui, plongé dans un livre dans un coin de classe : « je ne vous parle pas encore de redoublement, mais… « .
En cp : « Il va falloir faire intervenir le rased ».
Il a 7 ans et un instit génial la. Il travaille sur le Débarquement…
La passion. La passion y a que ça ! 🙂

Coucou!
Je m’appelle Samantha, je suis maman d’un petit Nathanaël qui a 18 mois mais ce n’est pas seulement de lui que je viens parler aujourd’hui.
Je viens te raconter mon histoire.
Je suis une adulte maintenant, mais j’étais une enfant « à haut potentiel ».
J’étais extrêmement avancée pour mon âge dès bébé et je n’ai jamais su me lier avec d’autres enfants de mon âge, toujours des plus grands dt toujours des enfants qu’on disait « un peu spéciaux ». Douée pour les langues et la musique, je m’y suis plongée et a 9 ans je savais lire le grec ancien et le latin, le russe et l’hébreu. Bref… Mes activités étaient bien loin de celles d’un enfant de mon âge, c’était mon repaire secret à moi, là ou aucune moquerie ne pouvait m’atteindre et de fait je n’arrivais pas a me faire vraiment beaucoup d’amis. J’étais également très très émotive et je le suis toujours. J’ai donc eu quelques amis mais des amis pour la vie. Pourtant je ne suis pas Asperger mais avoir un « haut potentiel » implique généralement une hyperémotivité doublée d’une paradoxale maturité et « immaturité » dans certains cas. Maintenant je considère qu’être capable d’exprimer mes sentiments c’est une force même si beaucoup y ont vu une faiblesse, exprimer sa colère, sa peur, ses angoisses, ses tristesses, au final c’est bien mieux. Ceux qui trouvent qu’il s’agit d’une faiblesse (je pense a certains profs à moi qui ont longtemps tenté de me faire croire que j’étais une moins que rien) feraient bien mieux de se regarder leur nombril et leur âme intérieurs et de chercher quels sont leurs propres blocages vis à vis de leurs émotions. Moi j’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m’ont permis de comprendre mes émotions et de les accepter afin de les gérer. Cela m’a énormément aidée. Je ne vois pas le monde comme les autres et puis c’est tout. Une tristesse pour moi est beaucoup plus difficile à vivre que pour d’autres, eh bien, c’est ainsi.
A présent je vois beaucoup de moi en mon fils (et de mon compagnon qui était aussi (et est toujours) un enfant dans la lune et un EHP). J’essaie, avec ma vision des choses, de l’amener à être lui même. Le plus difficile c’est l’entourage qui n’est pas toujours compréhensif. Mais tant pis.
J’espère que je ne vous aurais pas ennuyés avec mon commentaire. Je voulais juste dire qu’on finit toujours par s’en sortir et faire de cette différence notre force.
Bisous

Bonsoir Ingrid,
Ton message à fait comme un déclic chez moi… J’ai cru reconnaître mon petit Alessio. Il a 6 ans, comme ton fils il ne sait absolument pas gérer ses émotions! La colère la joie la tristesse … Toutes ses réactions sont surdimensionnées et exaspérées! Et je te remercie d’en avoir parler car je suis perdu que toi… Moi les remarques de la maîtresse c’est : il a vraiment du mal à se concentrer, il parle trop on entend que lui ! (Contrairement à ton fils le mien doit absolument se faire remarquer!) Alors c’est vrai qu’on le remarque il chante tout le temps aime bcp les livres (mais ne sait pas lire) s’intéresse à la préhistoire , à l’univers … C’est un petit garçon très intéressant et intéressé de tout!il regarde toujours les « c’est pas sorcier » Je sais moi aussi qu’il a des facilités mais s’entendre dire qu’il va vraiment falloir qu’il arrive à se concentrer à respecter d’écouter les autres, de ne pas faire comme si il était tout seul etc.. Ca me fais bizarre. J’aimerais l’emmener consulter juste pour voir si il y a vraiment un truc qui cloche.. Mais je pense que le conseil d’Elisa est la solution. Il faut qu’ils s’épanouissent dans une activité qu’ils arrivent à redécouvrir leur potentiel à travers des activités artistiques car oui ce sont de petits artistes dans l’âme ;).
Pour mon fils je pense que le théâtre sera le mieux pour lui mais il a fait déjà plusieurs activités qui lui on été très bénéfique!
Quand bien même ils sont différents, ce sont des enfants merveilleux! Nous, nous le savons bien.
Bien à toi.

    Le petit neveu de mon conjoint a été diagnostiqué hyperactif. Quel chemin il a parcouru ainsi que ma belle soeur …
    Il a failli se faire virer de l’école maternelle et les professeurs faisaient passer ma belle soeur pour une mère laxiste qui ne savait pas éduquer son fils… Elle était à bout la pauvre.
    Un professionnel a diagnostiqué un TDAH et depuis qu’il a son traitement ça va mieux.
    Je ne dis pas que ton fils est hyperactif mais ça vaut le coup de consulter un spécialiste.

    x LiLi Confetti x

Ingrid,
Mon fils de 8 ans est un enfant « extraordinaire ». Aujourd’hui aucun diagnostic n’est posé (hyperactif, surdoué, autiste…) et c’est difficile tous les jours…J’ai décidé de ne garder que le meilleur…alors oui, c’est rare mais tellement intense ! j’essaye de l’aider au mieux tous les jours et je sais qu’il souffre aussi de cette situation. Je lui dis toujours qu’on est tous différents et que c’est tant mieux…
Alors quand ça part en « sucette » on passe vite à autre chose mais quand on passe un bon moment , on en parle, on le félicite et on en profite ! je ne sais pas si c’est la bonne solution, je ne minimise pas le problème, loin de là…mais pour notre vie de famille, je crois que c’est essentiel…
Courage, on ne sais jamais ce que leur réserve l’avenir !!!!!!!!!!!!

Bonsoir,

ma fille va rentrer en maternelle en septembre. Ils vont être une trentaine en petite section… une trentaine pour un enseignant et un ATSEM … Comment nos enfants peuvent ils être accompagnés convenablement ? Apprendre correctement ? Comment peuvent-ils garder leur individualisme? en étant 30 dans une petite classe !
Du coup, on peut comprendre pourquoi les enseignants veulent rentrer dans un moule chaque enfant. L’éducation nationale n’aide en rien les professeurs.
Ma fille est ultra sociable c’est ce qui me rassure car je sais qu’elle arrivera à se faire des amis mais j’ai peur pour son apprentissage.
J’ai plusieurs connaissances qui ont des enfants très réservés, tellement réservés que sans leurs parents ils ne parlent pas, ne jouent pas lorsqu’il y a d’autres enfants … Comment ne pas avoir peur en sachant qu’ils seront 30 dans une classe pour ses enfants timides ?!

Je suis du coup mobilisée en sensibilisant mon entourage sur ce problème de classes surchargées et j’essaye de contacter notre ministre de l’éducation nationale ainsi que nos politiciens pour qu’ils prennent des mesures concrètes (oui je sais j’ai la foi lol)

Elisa, je suis un peu comme toi sauf que je n’ai pas ce fameux noyau dur d’ami .
J’ai tellement été déçue que je n’arrive plus à créer de lien… Et je suis une femme enfant alors ça n’aide pas toujours dans les relations amicales avec des personnes de mon âge.

Bisous à tous les enfants extraordinaires et à tous les parents.

x LiLi Confetti x

    Merci pour ton commentaire LILI. je suis instit, j’ai 27 élèves dans ma classe. 27 individus avec chacun une histoire et pour certains une histoire déjà très très lourde: des arrêts cardio respiratoires bébé, un enfant « secoué », un enfant diagnostiqué hyperactif, d’autres ont subi le syndrôme d’alcoolisme foetal… sans parler de carences éducatives graves.
    j’adore mon métier mais parfois je cède à la fatigue et je m’énerve sur un élève pas assez rapide pour mes élèves « normaux ». Je m’adapte, je fais de mon mieux mais je rêve en secret d’une école avec plus de classes, plus de maîtres, des endroits où on pourrait tricoter, chanter, respirer en petits groupes pour retrouver l’énergie…Ma petite victoire à moi, c’est quand j’arrive à faire respirer tous mes élèves, à les faire s’étirer, sans rire, sans bruit, deux minutes pour repartir sur de bonnes bases. A 27 loustics je vous assure que cela tient du miracle!
    Pardon pour ce commentaire un peu hors sujet et que s’épanouisse la différence…

      Voilà pourquoi les écoles alternatives se développent parce que nous perdons foi au modèle que l’éducation nationale nous propose.
      Dans tout ça, il y a un problème qui me chiffonne : le fossé entre les plus aisés et les plus pauvres se creusent-ils encore plus du coup ?
      Est-ce que nos enfants partent déjà avec un handicap en habitant en banlieue et en suivant une scolarité dans le publique ?

      Tous nos enfants traînent des valises dès la naissance et on demande aux instit’ de faire des miracles avec 30 petits qui soit vivent dans un environnement difficile soit sortent du cocoon familial.
      Chaque parent doit adapter son éducation par rapport au caractère de son enfant alors « l’école » devrait s’adapter à l’enfant et non l’inverse.

      Moi, j’essaye de garder foi en vous instit’ du publique et j’aimerai tellement qu’on arrange les choses pour que tous nos enfants partent dans une certaine égalité des chances …
      Bon courage Bobette

      x LiLi Confetti x

        Je suis persuadée qu’il y a des très grandes compétences dans le public. J’ai autour de moi des collègues hyper investis, d’autres très démotivés, je le dis sincèrement. Il existe des outils hyper bien conçus qui nous épaulent et nous guident. Mais nous somme seuls, si nous voulons tester de nouvelles « techniques », il faut que l’on se forme seuls, nous devons nous documenter par nous mêmes. Je dois dire que depuis deux ans les formations que j’ai eues lors d’animations pédagogiques furent toutes intéressantes (le harcèlement, les DYS…) mais combien furent creuses et inutiles auparavant. Juste conçues pour nous faire faire nos heures.
        Allez lire les nouveaux programmes, ils sont hermétiques,du bla bla réservé aux grands spécialistes pédagogues qui n’ont plus de classe depuis belle lurette. UNE HONTE. Les programmes doivent être accessibles à tous, On se donne des grands airs, on table sur les grand mots mais dans les classes, débrouillez vous. Alors il faut lire, déchiffrer, se documenter mais quel temps perdu!

        je connais peu le privé. Ils ont plus de moyens « financiers » mais je ne suis pas sûre que les enfants du privé bénéficient d’un meilleur enseignement à public égal, (sauf école Montessori ou Freinet par exemple mais il faut clairement avoir les moyens et pour d’autres raisons, il faut ensuite que l’enfant-élève s’adapte à un collège classique, certains y laissent quelques plumes…)
        Par contre, clairement je travaille dans un quartier très défavorisé et je culpabilise chaque année de ne pas emmener mes » bons »aussi loin que je voudrais. J’ai travaillé dans des quartiers plus huppés et j’emmenais les enfants plus loin dans le programme. Mais j’ai développé des stratégies avec mes élèves en grande difficulté. Dont mes élèves sans souci bénéficient et je sais qu’arrivés au collège, nos élèves « tête de classe » cartonnent. J’enseigne différemment, mieux je pense depuis que j’ai rencontré ces enfants. Je suis usée certains soirs, vidée parce que j’ai donné toute mon énergie et ma patience : je ne l’ai parfois plus pour mes propres enfants quand arrive le soir! Mais quel bonheur quand un petit garçon en rupture scolaire m’écrit une lettre de deux pages pour me remercier.
        Mon fils va dans un collège public l’an prochain, les collèges privés du coin mettent une pression et une compétition qu’il ne supporterait pas. Et je sais que, globalement, l’équipe du collège REP est jeune, dynamique et bienveillante, c’est primordial. Après, il va devoir se faire une carapace car il va rencontrer des élèves durs là bas…c’est ce qui m’inquiète un peu.
        Les enfants qui ont des parents qui les suivent, qui les portent , qui se trouvent une passion leur permettant de s’épanouir et de développer d’autres champs, qui rencontrent le bon prof, vont tous loin. Chacun sur son propre chemin.
        Merci pour tes encouragements, je prends ,surtout en cette fin d’année! Je suis bavarde mais je suis tellement contente de partager avec vous!

          Ton commentaire me donne vraiment envie de me battre pour nos écoles publiques.
          Il y a peu, j’ai lu ‘Tout se joue en maternelle’ c’est un très bon livre qui nous éclaire sur les différents enjeux (pédagogiques mais politiques également).
          Voici mon adresse mail lafamilleconfetti@gmail.com si tu souhaites discuter 😉

          x LiLi Confetti x

    Je suis contente de lire ton commentaire. Ma fille rentre aussi en petite section en septembre, j’ai visité l’école avec le directeur vendredi dernier … et je en suis pas très bien depuis !
    Je veux bien rentrer dans ton armée.

      Nous avons rendez-vous ce vendredi avec notre future directrice puis il y a une mobilisation (nuit blanche à l’école) pour obtenir une ouverture supplémentaire de classe.
      Il y a eu des manifestations dans notre ville ainsi que devant l’académie de Créteil.
      Je suis sur Twitter (@LiLiOTB) je lance « un pavé dans la mare » en twittant notre ministre najat Belkacem (@najatvb) sur ce sujet régulièrement mais une petite voix a peu de chances d’être entendue …
      Il faudrait une forte mobilisation nationale (les campagnes sont également touchées par les fermetures de classes ) pour espérer que ça change.
      Déjà en parlant autour de soi pour sensibiliser sur le sujet.
      On peut toujours faire des courriers à la ministre et à l’académie également.

      Pour le moment, nos politiciens sont contents de mettre à disposition des tablettes pour nos enfants …
      C’est sur qu’avoir 30 élèves sur des tablettes c’est top ! C’est comme lorsque je mets ma fille devant un épisode de ‘oui oui’ lorsque je suis malade …

      x LiLi Confetti x

Lili confetti, tu touches le problèmes ! !
Il n’y a pas de place pour l’approche individuelle, le respect des rythmes et des atouts de chaque enfant dans une classe surchargée ! Les professeurs même les plus brillants sont dans de mauvaises conditions d’accompagnement. Le travail est en groupe de 8 élèves pour généralement 2 encadrants avec l ATSEM et leur interventions vont, le plus souvent , envers les élèves qui ne vont pas dans le moules. Trop lent, trop bruyants etc… il faut canaliser! j’observe une facheuse tendance à niveler les classes … quel gâchis. Mon enfant à fait 2 année de Montessori , il a intégré une école publique à 32 par classe… c’est le jour et la nuit… le tableau n’est cependant pas noir car il rentre dans le moule. .. mais sachant que de vraies alternatives existent et en vous lisant… je me dis qu’il serai vraiment temps que l’éducation nationale évolue drastiquement. Des combats contre la surcharge de maternelle sont menés chaque année dans notre ville… l’année dernière on nous a répondu en fin de course que l’école n’était pas obligatoire avant 6 ans! Courage pour ta lutte lili confetti et courage à toute! Maria montessori et sa vision du Aide moi à faire seul , vous apportera aussi un bon soutien dans la recherche de l’épanouissement de vos enfants.

    Justement je voulais savoir comment les enfants issus des écoles alternatives arrivent ensuite à s’intégrer dans nos écoles publiques. Sont-ils « voués » à rester dans des écoles privées par la suite pour ne pas avoir un gros décalage ?

    Merci en tout cas pour ton message de soutien.

    x LiLi Confetti x

Un témoignage qui fait écho à beaucoup de choses pour moi aussi…
Enfant j’étais très solitaire. J’ai beaucoup souffert en cours de récré .. Moqueries et coups. J’étais differente. J’ai su lire tôt, mes parents ont refusé que je saute une classe. En décalage, souvent, avec mes paires. Adulte je reste une hypersensible qui apprend encore comment le gérer. Je suis aussi maîtresse. Une maîtresse intransigeante sur la gestion des conflits en cours de récré quand mes collègues me disent si souvent « oh mais laisse les donc se débrouiller, ce sont leurs histoires ! ». Une maîtresse qui prend beaucoup de précaution pour évoquer les problèmes des enfants face à leurs parents et qui pourtant parfois blesse quand meme …
Être différent se paye toujours. Mais très tôt j’ai trouvé que la liberté valait bien ce prix là. Meme les enfants peuvent faire ce choix. C’est douloureux parfois mais ça devient 100 fois plus tolérable à l’instant où on réalise que c’est notre choix !

    Mon petit garçon a la chance d’être dans une école Freinet, où chacun peut parler à voix égale des problèmes qu’il rencontre lors d’un temps d’écoute partagé ensemble. Et si des décisions doivent être prises pour améliorer la façon de vivre ensemble, la voix des enfants compte. Je mesure la chance de pouvoir offrir à mes enfants cette scolarité « alternative ». Tant de choses se jouent déjà tout petit.

      Je me suis renseignée pour une école Montessori dans le 94, les frais de scolarité s’élèvent à 7000€ l’année sans la cantine et sans la garde après l’école. C’est juste hors de prix !

      Généralement, les écoles alternatives s’arrêtent vers la primaire alors je me demande comment les enfants arrivent à s’intégrer au collège ensuite. Faut-il rester sur du privée durant toute sa scolarité ou le passage au publique est possible sans trop de casse si je puis dire ?

      x LiLi Confetti x

Chère Ingrid,
Les mots peuvent faire mal. Les professeurs ne sont pas toujours de bons communicants. Mais ils ont peut être raison. Peut-être ton fils a-t-il besoin d’un diagnostic et d’une prise en charge spécifique. et pourquoi pas.
Peut-être pas.
Je n’en sais rien.
La seule chose que je sais c’est que chacun de nos enfants appréhende le monde à sa façon et que nous l’oublions trop souvent. Certains sont sensibles, d’autres semblent l’être moins. Certains expriment leur sentiment avec effusion, d’autres sont plus timides. L’école laisse peu de place à ces particularités.
Pourquoi n’aurait-on pas le droit d’être sensible? Pourquoi devrait-on créer des êtres identiques?

je connais tellement ça. Mon fils Noah est un enfant précoce… Biensûr, dis comme ça, vous vous dites sûrement que la grosse tête me guette. Mais non. Ce sont des enfants qui vivent une réalité remplie de difficultés, de solitude et d’angoisses qui se manifestent par du replis sur soi, des tics physiques et verbaux ou encore de la violence. Une sensibilité d’adulte dans un corps d’enfant, cela donne des petits êtres incroyablement vifs et attachants… mais tellement compliqués à comprendre et à accompagner!
Tout ce que je peux ajouter, c’est que la clé est de lui dire que ce qu’on appelle la différence est une qualité. Que le plus important dans la vie, c’est d’être bien dans ses baskets, de s’accepter et de savoir s’adapter aux autres…tout en restant soi-même. ET de developper un radar à mauvaises personnes…et de les éliminer de votre entourage. Seul le bonheur compte.

    Sylvie, je peux dire « tout pareil » sauf que je remplace Noah par Antoine. Et qu’il a encore un peu de chemin pour s’adapter aux autres tout en restant lui-même…
    Et là nous sommes en pleine préparation pour l’entrée au collège et autant dire que j’ai une petite boule au ventre à l’idée de « le lâcher dans la cour des grands »…
    Un grand bonheur à tous avec vos enfants différents (mais qu’est-ce réellement que la différence?)

      Pour nous, le collège a été un vrai soulagement. Il ne faut pas angoisser avant, je l’ai trop fait. Je pense qu’Elisa a raison: il faut faire confiance à son enfant et surtout lui donner confiance en soi. Je l’ai malheureusement compris un peu tard. Merci à vous toutes, je me suis sentie seule tellement souvent face à ce problème. Je n’aurais jamais pensé que tant de personnes étaient concernées. C’est à se demander s’ils sont si différents que ca!

Chère Ingrid,
Merci de partager votre histoire et merci à Elisa de nous donner des pistes. Je n’ai pas non plus la solution… Mon petit Maxime est également un enfant précoce, et sa première année de maternelle est très mitigée. Lui qui osait et essayait, sa maîtresse n’a pas pu inclure sa spécificité dans la classe et, en cette quasi fin d’année, il doute et a peur de ne pas « terminer son travail à temps ».
Alors je dis un grand merci à Elisa et à son amoureux magique de nous souffler une si belle idée. Je n’y avais pas pensé. Comment aurai-je pu alors que on ne m’a jamais demandé, enfant, ce que je voulais faire ou laisser explorer une passion? Mais j’entends cette belle suggestion et vais creuser le sujet.
Ce que je sais aussi c’est que nous les parents, nous avons la ressource en nous pour trouver comment guider nos petits, il faut juste apprendre à nous écouter, sans trop écouter les donneurs de leçons.
Courage à vous, et plein de belles pensées pour vos petits.
véronique

Je n’ai rien d’exceptionnellement différent mais suffisamment pour avoir souffert de mes années d’école car les professeurs avaient des mots très durs et moi des maux très forts. Mes parents ont refusé la fatalité qu’on me promettait mais il y a plus de 30 ans, on était un peu un perdu et ils ne savaient pas trop quoi faire. Je trouvais mon refuge lorsque je passais du temps à créer ou à coudre avec mes grands-mère (je rejoins entièrement Elisa sur ce point de la réalisation hors cadre scolaire qui fait un bien fou).
Et de petite fille en échec et trop sensible, je suis passée à femme diplômée et épanouie autant que faire se peut.
Un enfant s’accroche si il sent ses parents « derrière », à porté de bras pour un câlin réconfortant, une vraie écoute.
Je suis sûre que ton enfant va trouver sa place et en tant que maman, je comprends et sais que ça fait peur. Mais au contraire : fais lui confiance et dis lui !
Courage et crois en toi !!!

Mon fils de 11 ans est Asperger , il est scolarisé dans un collège ordinaire. Nous lui avons appris à être fier de sa différence et il est déjà très militant pour le droit des autistes . Tout n’est pas facile , il y a des moments de découragement pour toute la famille mais il est plutôt un ado bien dans ses baskets . Vous faites partie du club des supers mamans d’enfants extraordinaires (chouette!), ne vous découragez pas, rapprochez vous des associations pour avoir du soutien. Plein de pensées positives

Ici aussi il aura fallu changer de classe et de groupes de copines, et surtout l’apprentissage de la lecture qui l’a métamorphosée ! Elle peut enfin se plonger dans son univers, et n’est plus obligée de jouer à des jeux où il faut courrir en permanance, être en compet, ce qui ne l’intéresse pas du tout… peu à peu elle est plus heureuse et s’épanouie enfin dans le monde des enfants…

Bonjour,

Je lis ce blog depuis des années et cette fois tu me fais sortir de ma coquille.
Mon fils à 7,5 ans(le 0.5 a toute son importance à cet âge :-)) il a un trouble envahissant du développement non spécifié, haut potentiel envisagé. On a été mis sur la piste par son instit de 1ere maternelle; il était lui aussi souvent dans la lune, dans son monde. La seule personne qui peut poser un diagnostic c’est un professionnel point.

Ensuite je ne souhaite pas qu’il change mais à un moment donné il a souffert de ne pas savoir entrer en contact avec les autres et nous travaillons ce point là avec une psychomotricienne (psychomotricité relationnelle), et il progresse, il reste lui même mais à présent il a des copains et des copines et s’épanouit d’avantage. Il était dans son monde et les autres enfants ne comprennaient pas toujours ce qu’il voulait dire. Je vis en Belgique et nous avons mis en place, à l’école, une aide qui s’appelle un service d’aide à l’intégration. Une personne intervient en classe deux fois semaine et donne des outils à mon fils pour l’aider. Les choses sont claires avec les autres élèves, et il y a peu de moqueries jusqu’à présent
Je me dis que parfois il aura plus de difficultés que d’autres mais je serai là pour l’aider à avancer. Je rejoins l’avis d’Elisa, je pense que cultiver cette différence est primordial, cela impactera aussi ça confiance en lui.

A voir et revoir sur ce sujet de la réalisation de soi et ce que n’apporte malheureusement pas l’école à nos enfants, cette conférence Ted Ex de Sir Ken Robinson (https://www.google.fr/#safe=active&q=sir+ken+robinson+ted). Cette vidéo a transformé ma façon de voir les choses, la lecture de son livre « L’élément » est sans doute l’une de mes meilleures lectures sur le sujet !

Bonjour,
moi aussi, je sors de ma coquille pour vous répondre, Ingrid. Ma grande veut être astronaute et, quand elle s’est dessinée sur la Lune, la maîtresse m’a dit en riant que c’était tout à fait ça. Cela m’a peiné, pourtant ce n’était pas dit pour faire de la peine et Isild sera astronaute si elle continue sur sa voie. Ma petite me fait penser à votre fils. Le pédiatre nous a expliqué quand elle avait trois ans que, sans être autiste, elle avait des troubles autistiques. Je me suis sentie mal et je me suis laissé quelques jours pour avaler la chose. Salomé est très douée à l’école, met un point d’honneur à tout faire toute seule et souffre énormément dans ses relations aux autres. Jusqu’à ses 5 ans, elle n’en avait pas besoin, n’était pas connectée aux autres. Puis elle s’est fait une amie, puis une deuxième. Mais le moindre grain de sable dans les rouages de ses amitiés et c’est un abîme de souffrance, de noirceur, d’auto-dépréciation. Le conseil d’Elisa, comme souvent, est un excellent conseil : développer les passions de son enfant aide beaucoup. J’en ai un autre pour les moments de crise : nous avons choisi un animal pour symboliser les pulsions de violentes colères et de violentes rages qui est la gorille. Quand mon enfant devient méconnaissable, je la laisse quelques minutes dans sa chambre puis il y a un moment où je la sens prête à m’entendre un peu et là, je la fait parler du gorille qui est sorti d’elle. J’essaie de lui faire m’expliquer, par le biais de ce personnage, ses émotions, ce qui les a déclenché, etc… Puis je finis par lui demander de l’aide pour faire rentrer à nouveau le gorille. C’est assez efficace. Un autre truc, c’est l’implication dans l’école. Les enfants sont rassurés de nous voir de temps à autre dans les activités de l’école. Pour ma part, j’ai la chance de pouvoir aller raconter des contes une fois par semaine en maternelle. C’est un temps très bénéfique pour ma fille et que nous préparons ensemble à la maison. Parmi ses troubles autistiques, ce qui est très fort, c’est le besoin de gérer l’environnement, de l’organiser ( le pédiatre avait fait le diagnostique parce qu’à 2 ans, elle faisait notamment des puzzles de 100 pièces de manière compulsive). Pouvoir avoir la main, même un tout petit peu, sur ce qui se passe à l’école, c’est très rassurant pour elle. Voilà, j’espère que mes deux conseils pratiques pourront aider.
Ingrid, je te souhaite beaucoup de patience et espère que tes proches te nourriront de leur bienveillance,
Elisa, je te remercie pour ton blog qui est une source d’inspiration, d’émotion et tout simplement un petit coin de douceur que j’aime retrouver le soir.

Bonsoir à toutes, le mien s’appelle Joshua. C’est mon n°2. Il est en CP. Sa maîtresse en grande section l’année dernière, me disait qu’il n’arriverait jamais en CP. Qu’il est trop lunaire!!! Deux mois après le début de CP, il savait lire… Pourtant sa nouvelle maîtresse de CP m’a dit toute l’année, il est trop dans la lune. Mais à toutes les évaluations faites, sont travail est excellent!! C’est un petit garçon différent qui a du mal à se faire des amis… Mais, ça vient doucement, un petit garçon de sa classe est comme lui… Ils préfèrent chercher des escargots que jouer au foot. Par contre, il est pleins de sourires et fait les plus beaux dessins de sa classe, ce qui le rend très fier. Alors, même dans sa bulle il suit le rythme scolaire, je ne m’en fais plus…

J’ai une petite fille de 5 ans très émotive et tout excès dans la joie ou dans ses peines. Elle joue peu et s’ennuie vite seule ses dessins et elle y passe des heures l intéresse alors à l’école c’est difficile à l’heure des chiffres et de la lecture elle rame et ça me fait de la peine de ma voir triste de cette situation. Car elle a cette intelligence que je nomme émotionnelle elle sait du haut de ses 5 ans ressentir des tas de choses et quand parfois je failli c’est elle qui me releve c’est étrange quand les rôles s’inversent. Je me dis que parfois cela vient de moi que je ne la laisse pas être une enfant mais elle est comme ça m’a petite fille de 5 ans. Elle aime la vie et les gens et c’est un choc émotionnel des qu’elle se heurte. Mais je rejoins Élisa une passion les aide à vivre comme ils sont et surtout e pas être ce que ma société veut qu’il soit ici c’est le dessin. Douce pensez à toi et ton petit bonhomme

C’est tellement étrange de te lire Elisa, ainsi que ta lectrice, car je reconnais tellement de traits de personnalité de mon petit Jules (6ans).
Ce matin justement j’avais rendez vous avec la maîtresse pour faire un nouveau point (le 3eme cette année de CP) sur son comportement, encore une fois j’ai entendu qu’il était brillant mais immature, les séparations du matin sont encore très difficiles (des pleurs certains matins meme au milieu de l’année, en primaire…), et puis il est tellement en décalage avec les autres, dans la lune lui aussi…
Et puis naïf! (Ou innocent je ne sais comment l’exprimer) Il pourrait amener son doudou en classe sans penser qu’on pourrait se moquer, il ne comprends pas la méchanceté des enfants entre eux parfois…
J’ai surtout appris ce matin qu’il jouait maintenant seul à toutes les récréations et ça m’a fendu le cœur.
Sur le tissage des amitiés, je suis preneuse de conseils à lui donner! (Je suis moi même longue à nouer des amitiés meme si elles sont sincères et durables)
Bisous

Bonjour,
Je ne connais rien à l’autisme ou à ses troubles du comportement, en tout cas, une chose est sûre, vous pouvez vous tourner vers des professionnels; En premier lieu, pourquoi pas un rendez vous avec la psychologue scolaire de l’école; Si le milieu scolaire n’est pas votre allié, tournez vous vers votre pédiatre ou vers d’autres professionnels; une fois que vous aurez votre diagnostic, vous pourrez avancer en connaissant mieux la situation et vous pourrez répondre aux enseignants.

Bonjour à toutes et merci de nous permettre ces échanges, je suis maman de 3 enfants et mon aîné est différent aussi , il est suivi par une pedopsy à l’ancienne depuis son entrée en petite section, maintenant il a 7 ans est en cp, et je suis épuisée, vraiment épuisée, je ne sais plus quoi faire, pour le moment je n’ai fait faire aucun test, la précocité semble une évidence pour tous et on me parle régulièrement d’autisme, mais moi ma question est : Qu’est ce que cela change de poser un diagnostique. A quoi cela sert de savoir ? J’avoue me sentir un peu démunie, si vous pouvez m’éclairer ça serait vraiment gentil. Merci. Catherine

    Bonjour,

    Je ne peux que partager l’expérience de ma belle soeur mais le diagnostique du TDAH l’a beaucoup aidé.
    Enfin on ne la pointait plus du doigt en disant que son fils était mal éduqué.
    Le diagnostique a servi sur plusieurs points :
    – elle a pu arrêter de travailler pour mieux suivre son fils grâce aux aides de la caf (Ajpp)
    – elle a pu voir des spécialistes dédiés aux hyperactifs
    – il a maintenant un traitement pour le canaliser
    – à l’école, il est accompagné d’ une AESH (AVS)
    – après l’école, il va dans un centre de loisirs spécialisé

    N’hésitez pas à faire un test pour mieux adapter son suivi (changement de pédopsy pour d’autres spécialistes)

    x LiLi Confetti x

Juste magnifique …
Je ne saurais pas dire plus pertinent, juste que cet échange m’a touché au plus haut point … moi la maman et moi l’enfant en moi.
Merci.

Ajouter un commentaire