Humeurs
22 août 2016

Chère Elisa #20

Chère Elisa

J’ai tourné & retourné mille fois ces mots dans ma tête, sans oser les poser. Et puis voilà, Camille & Blanche viennent de partir pour quinze jours chez leur grand-mère, je suis seule dans le silence de ma maison, dans le silence de ce bout de campagne que nous avons choisi, leur père et moi, voilà un an. Je crois qu’il est temps pour moi de dire, de crier ma douleur & mes peurs.

J’ai vingt neuf ans, je viens de fêter le dernier anniversaire de ma vingtaine. Je suis deux fois mère, un garçon tout doré de l’âge de ta Lou, une petite fille rousse à peine plus âgée que Mia. Pour eux, depuis eux, je fais une thérapie. Ils sont mon remède, ils sont ma force, ils sont ma foi.

Il y a beaucoup de choses dont je dois guérir ; je n’avais pas encore dix huit ans, le nouvel homme de ma mère lui a demandé de choisir entre lui et moi. C’est ainsi que j’ai dû quitter la maison familiale un peu contre mon gré et me réfugier dans une chambre de cité U chez un garçon que je connaissais à peine & qui s’est révélé toxique, si toxique. Ah Elisa, si tu savais comme j’ai navigué à vue depuis, sans aucune confiance en moi, débutant des formations, des emplois & laissant tout en plan, ne sachant plus qui j’étais ni où aller, prise par les impératifs du quotidien, les besoins financiers ; en proie à une réalité brute, sans espace pour explorer la poésie de la vie, la découverte de la si jeune fille que j’étais, les plaisirs de la jeunesse. J’avais peur, sans cesse peur de manquer ; j’ai cumulé les manies, les kilos & les conserves dans mon placard. J’ai oublié de regarder le monde.

Il y a eu des belles choses, quitter ce type-là, plus tard rencontrer V., celui dont l’initiale débute comme VIE, nos fous rires dans le lit blanc, nos fous rires à la plage, nos fous rires au cinéma, nos fous rires au restaurant bien après que tous les autres clients soient partis. & puis la naissance de Camille, celle de Blanche & quatre petites jambes de plus dans le lit blanc, des petites bouches accrochées à mon sein, des rires encore.
 

Aujourd’hui, plus de dix ans après la rupture violente, après ce passage forcé dans le monde adulte, j’ai enfin l’impression de sortir la tête de l’eau. De respirer. De ralentir. D’avoir le droit de m’employer à reconstruire. Mais je suis terrifiée, Elisa, terrifiée. Personne ne m’a accompagnée dans la vie adulte. Je doute de tout, je ne me sens légitime de rien. C’est épuisant, je t’assure. Pourtant, j’ai envie. Le travail avec la psy, la douce présence de mon amoureux, la joie de vivre chez mes enfants me poussent à continuer, à avancer. Et je me sens prête, désormais, à entériner des choses pour cesser de faire du surplace. Pour me donner le droit d’avancer, moi, indépendamment de famille. En tant que personne. En tant que femme.

Et je me demande comment mener de front une formation universitaire dans le domaine qui m’a toujours plu, à 1h de chez moi ; un emploi de surveillante dans le collège à côté ; la belle vie de campagne que j’ai souhaitée pour mes enfants avec des balades, de la peinture, de la cuisine et des poules ; comment perdre ces 15 kilos qui me lestent & dont je n’ai plus besoin ; comment réapprendre à vivre avec leur père, ah l’aimer je sais le faire bien, rire dans ses bras pas de soucis, mais nous nous sommes construits si jeunes, si apeurés qu’il me semble devoir tout réinventer pour être justes ensemble, et pour sortir de cette fusion qui m’a été salvatrice à l’époque et qui désormais m’apparait de trop.

Aujourd’hui, je veux me regarder dans le grand miroir en pied, campée sur mes jambes à moi & ne plus dépendre de personne. Je veux aimer pour aimer, pas aimer par besoin. Je veux être libre. Je veux cesser de fuir la main amie, renouer contact avec les autres, oser être aimée, ouvrir les épaules, relever la tête. Prendre ma place. Exister. Crois-tu, dis, crois-tu qu’on puisse démarrer douloureusement dans la vie mais ensuite reprendre le cap, être serein, jongler avec mille choses ? Comment fais-tu, toi, pour tout mener de front ? Tu sembles tellement croire en toi, il émane tant de joie de tes textes, de tes photos. J’aimerais avoir ce sourire, cette confiance en la vie, je sens que ça germe tout doucement en moi et je crois que pour aider cette petite pousse d’espoir à faire son chemin, il faut que je cesse d’avoir peur.

Merci si tu as pris le temps de me lire, Elisa, et merci surtout pour tout ce que tu partages de joie et qui m’aide à garder le cap depuis tant d’années.

Je t’embrasse

Marie

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Chère Marie,

Que tes mots me touchent et résonnent. Tu le sais, j’ai eu, moi aussi, un démarrage difficile.

Je me suis retrouvée aussi, un jour seule à la fac. A la fois heureuse d’être libre, sans ce père destructeur et violent, heureuse de mon mini appartement, quasi insalubre, mais tellement seule dans cette ville ou je ne connaissais personne.

Je me suis accrochée à des garçons, en me persuadant que je les aimais parce que je voulais tant que l’on m’aime en retour, je voulais juste que l’on me donne ce qui m’avait, à ce point, manqué.

J’ai réalisé que je ne savais rien faire, que je n’avais pas eu cette transmission nécessaire pour un bon démarrage dans la vie. J’ai fait la fête, j’ai bu de l’alcool, sûrement trop.

Je n’ai pas mangé, j’ai pesé 42 kilos.

J’ai voyagé partout, j’ai dormi dans tant d’endroits.

J’ai fait la fille forte, j’ai fait la fille cool.

J’ai pris des claques, alors que j’avais déjà eu plus que ma dose. Et au moment ou je me demandais si cela en valait vraiment la peine, je me suis fait des amies, celles que j’ai encore aujourd’hui, j’ai commencé à faire surface et à me découvrir.

J’ai commencé à avoir mes propres goûts, a décider seule qui je voulais être.

J’ai choisi de devenir forte, de me battre, de ne jamais me plaindre. Cela m’a pris des années encore pour passer du mode « survivante » à une situation plus apaisée. C’est long Marie, très long mais on y arrive. On y arrive parce qu’on a la force de ceux qui s’en sont sortis.

On a la force de ceux que l’on ne peut plus arrêter. On a la force de se construire la part de rêve à laquelle on ne nous avait pas donné le droit. Et puis un jour on arrête de se battre pour soi, parce qu’on n’a plus rien à prouver à personne et là on commence à se battre pour les autres.

C’est le point de départ vers la sérénité, les autres. Mes enfants, le bénévolat m’ont aidée à voir la chance que j’avais. Peu importe que je l’ai eu au démarrage ou pas. Peu importe que je me sois battue seule, bec et ongles pendant quinze ans, je l’ai. J’ai de la chance, beaucoup de chance et tu en as tout autant, parce qu’on pourrait toujours être dans la merde toi et moi .

Le chemin est long, j’ai  presque 40 ans et je suis apaisée depuis seulement quelques années. Je me protège encore instinctivement, je fais une croix sur tout ce qui me semble toxique ou mauvais, mais je suis sereine.

Ma joie est ma revanche sur ces premières années, c’est ma victoire à moi: quoiqu’il arrive, quoique l’on me fasse, je suis et serai plus forte.

Cela peut vraiment agacer ensuite tout ce bonheur, on t’accuse même parfois de le falsifier, mais peu importe, rien ne peut plus entamer ma volonté ou mes envies. Je sais que tu y arriveras aussi, parce que ce que tu as vécu n’est pas anodin et que tu t’en es déjà sortie de manière incroyable.

N’oublie pas que nos failles sont nos plus grandes forces.

Je t’embrasse fort, quelle femme incroyable tu es!

Elisa

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20 commentaires

Chère Marie,

on est si nombreux à ne pas avoir eu un départ facile dans la vie – j’aurais tant aimé aussi qu’on me tienne la main avec douceur quand je me jetais dans le grand bain.

Et pourtant, quand on croise des gens, qui saurait discerner celui qui a eu de « la chance », ou pas ? Celui au regard si doux ? Celle qui parait fragile ou contraire celui qui parle fort pour se donner de l’assurance ?

C’est en écoutant les autres que je me suis construite, aussi. Rien ne m’apprends plus sur moi que d’écouter les histoires qu’on me confie. Alors, j’aimerais te remercier de nous confier ton parcours, on se réchauffe en se disant qu’on n’est pas seul.

Le bonheur est là, à portée de doigt, il suffit vers lui. Maintenant, je n’attends plus d’avoir de la chance, je la provoque, elle est en moi, comme elle est en toi. 😉

Merci à Marie et Elisa pour votre confiance et vos confidences. Peut etre Marie, faudrait il que tu t’entoures de personnes bienveillantes et valorisantes (en plus de ton amoureux) qui pourraient te donner confiance et te soutenir (ne serait ce que moralement) dans tes projets.

La vie, Marie, n’est ni juste ni linéaire, elle est fatiguante, déboussolante, effrayante, elle est faite de paroles parce que nos mots nous construisent et ta lettre est déjà si proche d’une ordonnance. Pour être toi, pour ouvrir tes épaules, pour devenir celle que tu es, tu es déjà en marche. Tu as toutes les clés, tu as deja l’élan, bientôt tu auras l’envol. Et alors comme Elisa, comme tant d’autres, tu apprendras la légèreté, la joie, les douceurs quotidiennes. Parce que la vie est aussi pétillante, riche et magique. Je t’envoie mille pensées admiratives 🙂

Laure du Chère Elisa du 22 fév 2016 lundi 22 août - Répondre

Marie,
tu as l’amour qui t’entoure et la conscience des changements que tu souhaites atteindre, c’est la base nécessaire. Maintenant ne t’épuise pas à vouloir faire tout en même temps, petit à petit, mais surement!!! Fais-toi plaisir aussi, tu as le droit!!!!!
Je t’envoie pleines de pensées positves.

Marie je ne sais pas où tu habites mais si tu n’es pas loin des volcans d’Auvergne je veux bien boire un verre avec toi et te parler de se rééquilibrage alimentaire que j’ai entamé en juin pour enfin m’aimer moi et ne plus me cacher. Profites de ce temps sans enfants pour vous organiser des petites soirées avec monsieur, des instants retrouvés. Et dit toi que déjà d’avoir couché ces mots, c’est déjà d’avoir de la force pour avancer.

Marie,
J’ai l’impression qu’il n’y a pas de conseil à donner et que ton chemin, tu es déjà en train de le faire toi-même.
Garde le cap 🙂

Comme je suis d’accord avec Elisa!
Pour être aussi passée par des moments très difficiles étant jeunes, ma trentaine à peine entamée je me sens enfin libre. Avec deux jeunes enfants du même âge que les vôtres je me sens enfin de faire ma vie, avec des envies qui sont miennes. Construire sa famille donne une telle force! Laisser le passé derrière, avancer en entier, c’est magique. Alors oui, c’est stressant! Mais je pense que comme toutes les étapes de la vie, les grands changements il y a cette angoisse parce qu’on ne sait pas comment ça va exactement se passer, mais rester dans une situation qui ne nous convient plus c’est aller vers le fond. Et quand on l’a déjà vécu, on sait qu’on ne veut pas!

Saute! Pas dans le vide. Tu as cette belle famille que tu t’es construite, certainement des ami(e)s, qui sont là aussi pour t’épauler et t’aider. Cette volonté d’indépendance n’est pas laisser toute dépendance derrière soi. C’est composer avec tout ce qui nous fait du bien.

Bon courage pour cette nouvelle vie et cette rentrée qui promet d’être aussi sport que la mienne!

Quelle jolie lettre Marie tes mots sont sublimes et touchants ..
Tu sembles avoir pris le recul nécessaire, et posé tes forces et ce que tu identifies comme restant des faiblesses … C’est sûrement le plus effrayant, c’est bien normal d’avoir peur … Mais comme le disent les autres commentaires on sent une grande force à travers ton récit, celle qu’Elisa décrit, je suis sûre que tu trouveras l’énergie dont tu as besoin pour mener ce changement que tu souhaites.
Travaillant dans un centre de formation je vois bcp d’étudiants qui comme toi habitent loin et ont des enfants, et qui y arrivent même si ce n’est certainement pas facile .. je pense vraiment que reprendre des études peut t’aider, c’est tjs déstabilisant mais quelle force et quelle fierté on en retire, apprendre fait tant de bien et puis les rencontres dans ce contexte sont riches ..
Bon courage à toi et plein de belles choses pour la suite …
Merci Elisa pour ce partage, à nouveau

« ma mère lui a demandé de choisir entre lui et moi.  » Je savais bien que je n’étais pas la seule dans ce cas mais c’est la première fois que « je croise » quelqu’un qui « me » dit ça. J’avais 17 ans – j’en ai 41 et ça me hante toujours forcément. J’ai de grands moments de sérénité (surtout depuis que je suis maman) mais j’ai des « trous noirs », des moments d’incompréhension et je cherche toujours la solution aux conséquences de ce choix qu’elle a fait, elle ma mère. Un choix que je ne ferai jamais et cette certitude c’est ma force. En te lisant je vois aussi que tu as parcouru le plus gros du chemin, qui consiste à y voir clair, à ne pas s’en vouloir et a avoir de beaux projets pour soi et pour les autres…c’est le bon chemin donc autant voir où il mène.

Chère Marie, tu es très courageuse, car tu oses écrire ce que tu as au plus profond de toi. C’est déjà un grand pas d’accompli.
Tu as cette volonté de t’en sortir, d’aller de l’avant, de te construire la vie dont tu rêves, alors tu y arriveras. Il ne faut pas vouloir tout mener de front, car là tu risques d’échouer. Fixe-toi quelques objectifs et quand tu les auras atteints tu en fixera d’autres. Prends ton temps, ça ne sert à rien de tout faire trop vite.
Je te souhaite une belle rentrée.

Bravo tu es sur la bonne voie! Les épreuves nous rendent plus forts et surtout nous aident à savoir qui nous sommes vraiment et ce que l’on veut. Bises

Marie, te lire est très touchant. Tout comme de nombreuses personnes j’ai eu un départ difficile, une jeunesse difficile et me construire à été difficile.Je me suis entourée de personnes toxiques comme si je ne valais pas mieux, comme si je devais réparer les autres aider là ou moi je ne l’avais pas été…Puis la rencontre avec mon chéri qui m’à aidé à m’accepter à me faire réalisé que je peux être quelqu’un de bien, je suis née avec l’arrivée de mon premier enfant c’est le sentiment que j’ai comme si tout commencé avec mon 1er.Maman de 3 enfants mes enfants m’aident car je ressens le besoin de mé dépasser, me bouger quand je n’en aurais pas envie et en même temps leur naissance à fait ressortir pleins de choses que j’avais enfouis m’obligeant à regarder certaines choses en faces , certaines failles qui persistent….Quand on te lit déjà tu as beaucoup avancé et tu es sur le bon chemin après je comprends ce que tu ressens tu as été rejetté par ta maman comment se construire bien comment se sentir bien dans ses baskets?Mais sans juger sévèrement ta maman ce n’est pas toi le problème elle ne t’à pas rejetté car tu n’en valais pas la peine mais parceque elle n’à pas mit ses priorités ou il aurait fallut je pense que n’importe quelle femme saine de corps et d’esprit dirait « ciao » à un homme qui lui demanderait pareil choix….Ta maman à mon avis elle même à des fragilités et tu ne dois pas porter ses défaillances….Je pense que tu devrais plus faire une analyse qu’une simple thérapie….Je comprends ton sentiment de dépendance affective et cette envie de liberté car tu as compris que dans la vie pouvoir et arriver à se faire confiance t’éviterait de trop souffrir je suis en plein dedans également…Je suis certaine que tu es douée pour plein de chose et c’est en faisant des choses qui te plaisent que tu reprendras confiance en toi peu à peu aimes tu les choses manuelles? le dessin, le tricot, le tissage, le jardinage.Faire un peu de natation car se faire du bien au corps c’est se faire du bien à l’esprit. Aller courrir…Essaies de maigrir si tu pense que ca te fera du bien et forcément que ca y participera.Retire tous les sodas et boissons sucrées, prends de vrai petits déjeuners équilibrés, mange sainement ca te fera du bien….Si tu souhaites mener formation et vie de travail à part un congé sabatique de 1 an (mais ce n’est pas rémunéré)ou une formation à distance mais ca peut valoir le coup….
Pour ton amoureux je comprends que tu l’aimes et il t’à fait beaucoup de bien et tu l’aimes toujours je pense à ce niveau ce sentiment de tout devoir réinventé car tu penses dépendre trop de lui ce sentiment s’effacera quand tu seras mieux dans ta peau, ta tête et ton corps….
Nettoie toi de ce passé qui te ronge tu as tellement avancé tu as fait de belles choses tu t’es sortie de là ou tu étais et ce n’est pas donné à tout le monde tout le monde n’aurait pas été capable de faire le chemin que tu as fait .Regardes devant prend du plaisir dans ton quotidien et crois en toi.Bises

Votre billet me sidère, comment une mère peut « choisir » entre un homme et SON enfant !!! Je suis une mamie et moi et mes amies proches avec les aléas de la vie n’avons jamais abandonnés les enfants. Si ce nouveau partenaire n’est pas capable le prendre l’ensemble alors cela n’en vaut pas la peine. Je conçois qu’il est très difficile et douloureux de se construire sans une base affective solide. Je souhaite à votre amie un avenir serein, il lui faut renaitre avec du vrai amour autour d’elle. Plein d’espoir pour un bel avenir.

Chère Marie,
Elisa est un modèle pour toi et un bon mais elle reste humaine et a déjà, il me semble, déclaré ne communiquer que le beau dans sa vie. Et avec raison car c’est tout ce qu’il faut retenir de la vie.
Tu as 29 ans et les années qui vont passer te rendront plus forte et tu auras davantage confiance : c’est une nouvelle quadra qui parle, hi hi hi !!!
Tu sembles douter de toi mais tu as une très jolie plume.
J’espère t’avoir redonné un peu de baume au cœur que tu as l’air d’avoir pur.
Bonne route !!! Plus que jamais dans ce monde de fous, il faut prendre soin les uns des autres. Tu fais bien de venir faire un tour ici…..

Chère Elisa,

Merci d’avoir publié ma petite bafouille, merci pour tes mots réconfortants, merci de te mettre à nu (un petit peu). Stella nous rappelle que tu as choisi de ne partager que le beau mais moi quand je te lis, j’entends aussi la lutte pour en arriver là & c’est ce qui m’a poussée à t’écrire. Je ne vois pas en toi une image esthétique & lisse de famille parfaite mais une femme multiple, fortifiée par la vie & qui parvient aujourd’hui à trouver bonheur& sérénité ; et ton envie de les partager, forcément je la comprend (& ces partages m’accompagnent dans ma vie comme, je suppose, beaucoup d’autres lectrices)

Merci à tout-e-s pour vos messages encourageants. Je suis triste de lire que nous sommes nombreuses à avoir eu des départs difficiles, mais heureuse aussi de me sentir comprise, et soutenue. Vous lire me réchauffe le cœur. C’est une belle surprise de voir ma lettre publiée ici & toutes ces réponses si bienveillantes.

Il y a des choses qui me résonnent en moi : // On a la force de ceux que l’on ne peut plus arrêter / On y arrive parce qu’on a la force de ceux qui s’en sont sortis / C’est en écoutant les autres que je me suis construite, aussi // je vais les garder précieusement comme autant de petits mantras, sous le coude pour les jours de doute.

A bientôt de te lire Elisa, & à bientôt de vous lire toutes ici, encore, sur ce bel espace d’échanges.

Ps : chère Lisbaune Persie, je ne vis pas en Auvergne mais j’y viens à chaque vacances scolaires, je serais heureuse de t’y croiser.

Effectivement tu as une très jolie plume , c’est fluide c’est agréable et beau.
Peut être que l’écriture te donnerait confiance en toi ?
tu dis en début de lettre que ce n’est pas souvent que tu poses des mots…tu devrai continuer dans cette voie

Sinon je ressens dans ta lettre entre les lignes 3 choses qui te préoccupent
1) la solitude
2) ne pas te sentir bien dans ta peau
3) un épanouissement personnel qui passe par une formation

Pour le 3eme j’ai l’impression que 1h semble être un blocage , me concernant je mets parfois 1h30 à aller au travail soit 3 h par jour (et ce depuis que ma fille est bébé ) mais j’aime mon travail cela compense un peu. Quand j’étais étudiante je n’ai pas hésitée à changer d’université et de changer en deuxième année avec une qui était à 1h30 de transport alors que j’étais à 10minutes…donc c’est possible , cela n’est pas un frein en soi.

Pour tes défis personnels il ne faut pas te mettre la barre trop haute mais petit à petit tu auras des victoires …

Pour ce qui est du passé on en a parfois un de très lourd mais quand tu auras fait la « paix  » avec ce passé tu te sentiras mieux et tu vivras dans l’instant présent et les projets qui te permettront de t’épanouir TOI et non ta famille qui semble déjà très épanouie

Douce soiree

C’est vrai, ce blog communique surtout le beau mais pas seulement…. je me souviens d’un certain post qui m’avait autant étonnée que touchée.
Bon courage Marie.

Laure du Chère Elisa du 22 fév 2016 jeudi 25 août - Répondre

Marie,
MarieLucarne, c’est toi, non? Je ne suis pas inquiète pour toi, tu sais prendre du recul, te remettre en question et surtout tu sais t’exprimer, dire ton mal ET ton bien. C’est déjà BEAUCOUP!!! ça ne veut pas dire que le chemin est facile mais tu as la direction, ton but!!! Je suis très heureuse pour toi et je t’embrasse bien fort.

    Mais oui c’est bien moi ; mais toi, qui es-tu ? :))
    Merci pour ton message, il m’a … pfiouu… il m’a fait du bien mais en profondeur, je me suis sentie rassérenée direct !

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