Chère Elisa…Toi qui part c’est ma mémoire qui flanche

In Humeurs
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Chère Elisa,
Je suis si triste, que j’ai écrit ce petit texte, puis que je me suis dit que j’allais te l’envoyer.
Merci pour cet espace de parole,
Bonne continuation
Te savoir là, comme on touche du bois, comme pour se prémunir, me rassurer.
Rêver des terres lointaines ou se satisfaire des plus proches
Voyager aimer souffrir-avec un s-
Je ne te dirai pas ça papa mon papa mon très cher papa mon petit papa chéri
Je te dirai que je continuerai la route,
Je ne te dirai pas cabossée, veux pas te dire que ça me fait triste que je sais la solitude qui va m’envahir; un seul être vous manque tu sais tant la suite.
Je ne te dirai plus les reproches, c’est bien la mort; toi qui part c’est ma mémoire qui flanche, c’est ma mère qui s’éloigne encore plus, c’est mon histoire à qui je dis au revoir;
Mais comment, Elisa ?
Comment te dire adieu papa?
Je te dirai les mots bleus, je te dirai des mercis pour cette aventure d’être ta fille, d’avoir partagé ta vie ainsi.
Je te dirai merci, alors ne t’inquiète pas pour moi, ni pour nous, repose en paix, je t’aime.
Julie
Chère Julie,
Je te souhaite tout le courage possible pour affronter le manque et que le temps soit assez doux pour panser cette blessure.
Je t’embrasse
Elisa

11 Comments

  1. Julie, à la lecture de ton texte, j’ai mes propres émotions qui remontent. J’ai perdu mon père il y a presque 11 ans, il avait 54 ans. J’ai l’impression que c’était hier. Heureusement, le temps fait tout de même les choses et la blessure s’atténue. Elle s’ouvre de temps en temps et tout rejaillit, mais on arrive à vivre avec.
    C’est un très joli texte que tu as écris. Je te souhaite du courage pour affronter cette épreuve.
    Plein de jolies pensées pour toi.

  2. Rien ne passera Julie, peu à peu tu apprivoiseras la douleur mais elle se réveillera de temps à autre pour te griffer comme une bête sauvage, cela s’appelle juste l’amour et cet amour là il est à vie .
    J’ai trouvé une petite parade, je me dis qu’il me regarde et j’essaie qu’il soit fier de moi…
    Je t’embrasse très doucement

  3. Bon courage cher Julie, le temps certes ne guérit pas toutes les blessures, mais, tu verras il les adoucie
    Belle journée et bonne route <3
    Je t'embrasse

  4. Douce Julie, c’est beau ces mots que tu lui as écrit pour garder son souvenir vivant.

    Mon père est mort il y a quelques années – je ne l’avais pas vu depuis si longtemps, je ne savais même pas qu’il était parti vivre au Népal. Après cette longue absence, j’ai fait tout mon possible pour rapatrier ses cendres près de nous, lui dire le au revoir que je n’ai pas pu lui dire de son vivant.

    Même si la douleur est toujours là, le temps adoucit les choses et on peut repenser aux absents en souriant. Entre mon père et mes enfants, je suis le maillon de cette histoire qui continue. Ecrivons la suite, en souvenir de ceux qui nous ont porté jusque-là <3

  5. Mon dieu, j’ai le coeur tellement lourd, j’aime mon papa si profondément. A la naissance de ma fille il a faillit mourrir j’ai vécu le pire moment de ma vie, pendant le plus beau … Le bonheur en enfer…
    Maintenant il va mieux mais la maladie reste … (j’en parle d’ailleurs sur mon blog, dans mon interview pour le mag 9 mois)

    Bref, profitons de ceux que l’on aime tant qu’il sont la, demain et bien demain on en sait pas ..

  6. Quel beau texte….. si touchant, si fort… Merci pour ce partage et toutes mes pensées ❤

  7. Chère Julie,
    Je viens de perdre moi aussi, le premier homme de ma vie… mon papa. 58ans…
    Il est parti tellement vite, je n’ai pas du le temps de tout lui dire et il n’aura jamais l’occasion de connaître la petite fille qui est bien au chaud dans mon ventre depuis 8 mois maintenant…
    Nous ferons vivre leur souvenir quoiqu’il arrive, dans nos sourires, dans nos souvenirs, dans nos chansons et dans les yeux de nos enfants…
    Courage dans cette épreuve… le printemps arrive, le soleil reviendra…

  8. Wow! que d’émotions à cette lecture!
    Bon courage chère Julie! Un pas après l’autre, et des souvenirs pour toujours!
    Bises
    Marion

  9. Chère Julie, tes mots raisonnent en moi… J’ai perdu ma petite maman il y a bientôt 4 ans, 2 semaines après la naissance de ma petite dernière… Elle avait tout juste 58 ans… J’aimerai te dire que le manque et la douleur s’estompent mais ce serait te mentir… Mais sache qu’ils perdent en intensité, qu’ils sont moins vifs… après toutes les étapes du deuil, vient la nostalgie du temps passé avec la personne perdue et qui te fera sourire à son souvenir, le coeur débordant d’amour… je t’envoie tout plein de courage pour cette épreuve…

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