Chère Elisa…Je suis juste Madeleine

In Humeurs
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39 Comments

  1. Quel joli texte et si bien écrit pour une personne si jeune… Madeleine tu verras après le lycée c’est encore bien mieux, on choisit sa voie et chacun est plus mature aussi. Et puis avec le temps sans doute sauras tu sortir de ta réserve 🙂 Bonne route!!

  2. Madeleine, ton texte est très touchant et comme l’écrit Elisa, je m’y retrouve. J’étais également timide, mais avec le temps je prends de l’assurance, encore aujourd’hui à l’approche des 40 ans. Tu écris très bien et on sent dans ton texte que tu as de la maturité; tes mots sont justes. Je te souhaite de t’épanouir dans ta vie de collégienne puis lycéenne, car ce sont de belles années.

  3. Madeleine, je crois que j’aurais pu écrire chacun de tes mots.

    Quel dommage que certains enseignants collent des étiquettes aux élèves ; pourquoi se laisser aller à la paresse de mettre les gens dans des cases étriquées sans chercher à voir leur potentiel ?

    Mais ce recul que tu as est une vraie force pour avancer et construite la vie que tu souhaites avec une force tranquille ; je perçois tant de sagesse et de maturité dans ta lettre.

    Et puis, il y a aussi ces rencontres magnifiques qui nous font avancer, ces gens qui d’une seule phrase changent le monde. Toute ta vie, sur ton chemin, tu les rencontrera aussi.

    Et si jamais tu en as envie, je serai très heureuse de te lire à nouveau ici pour suivre ton parcours. Que ce printemps te sois doux !

  4. Comme je le dis souvent à mon fils ça ira de mieux en mieux en grandissant: Jusqu’au lycée toute différence est marginalisée alors qu’après elle est une singularité intéressante. Je me souviens que d’ailleurs dès mon entrée au lycée j’ai teint mes cheveux en rouge, chose inimaginable jusqu’alors…

  5. Chère Madeleine, j’écoute que tu es timide, mais tu verras (comme à moi m’est arrivé) un jour tu te rendras comptes que tu ne l’es plus au moins pas autant; J’ai encore des “attaques de timidité” mais dans le reste de temps j’ai arrivé à me montrer à moi même que je ne le suis plus…

    Besos a las dos

  6. Madeleine est le deuxième prénom de ma fille…celui de sa grand mère…un prénom que j’adore et qui évoque pour moi automatiquement la douceur… quel joli texte que voilà…pour une si jeune et si jolie personne…comme je partage ce doux rêve d’une école à l’écoute de tous ses élèves…d’enseignants bienveillants et perspicaces…nous leur demandons beaucoup sans doute mais c’est quand même me semble t il ce qu’il y a de plus beau dans ce métier…le regard porté sur l’individu et la personnalité de chacun..et le désir de transmettre et d’appendre du mieux possible…Belle journée Madeleine…et Elisa!

  7. Difficile malgré tout cette période si-valorisée qu’est celle de l’école. On t’apprend qu’ici c’est l’école de la vie, qu’ici tu es protégé mais que dehors après les études,. C’est la jungle. Et c’est chacun pour soi.
    En vérité, l’école n’est pas le cocon qu’on s’imagine. Il y a des profs pervers, sadiques, comme de très bons pleins d’empathie, malins et drôles. Je crois que beaucoup de mes déceptions ont eu lieu à l’école. Je ne rentrais pas trop.da’s les cases moi non plis, trop grande, trop de vocabulaire trop tôt. On disait de moi qie je “crânais” que “je voulais faire ma commandante”. Ce qui n’a jamais été le cas. Mais mes autres avaient décidé pour moi.
    A l’inverse de Madeleine, je participais trop en classe et soit disant que j’empêchais les autres de comprendre.
    Je prenais trop de place. Etait-ce u’e forme de jalousie ? Ma maitresse de CE1 avait lutté pour que je saute une classe voyant que j’étais assez mature et que les notions à apprendre, je les savais déjà. Mais les profs de l’école ont refusé que je passe tout de suite en ce2 sous prétexte que leurs propres enfants ne le faisaient pas alors ils ne voyaoent pas pourquoi moi j’aurais ce droit.
    Définitivement, il y avait des formes diverses de jalousie. Alors, comme j’apprenais vite en général et que j’observais beaucoup, j’ai commencé à adapter mon comportement en fonction des gens qui étaient avec moi et en fonction de ce qu’ils attendaient de moi. Aujourd’hui ça me sauve toujours.

    Les gens me disent très sociables. Je me fais des amis très facilement. Ils ne savent pas qu’au fond, c’est très pénible pour moi de rencontrer de nouvelles personnes. Je suis une timide qui se cache et qui a constamment peur qu’on la taxe de prétention, de nana qui a la grosse tête.

  8. Madeleine, quel joli texte (et quel joli prénom) ! Je te souhaite de continuer ta scolarité en connaissant le plus de profs bienveillants qui sauront quel est ton potentiel derrière ta “timidité”. Tu dis avoir été précoce mais le terme n’est clairement pas adapté à la réalité puisque un enfant à Haut
    Potentiel le reste toute sa vie, même adulte. Et souvent cette différence de fonctionnement pose problème à l’école, l’Education Nationale n’étant vraiment pas adaptée. Mais il est vrai que parfois on a la chance de tomber sur des personnes plus attentives qui savent mettre en valeur comme ta prof de français. Quoi qu’il en soit, je rejoins les autres commentaires : cela va doivent mieux après le bac.
    Alors tiens bon !

  9. Bonjour,
    Je suis prof de français en collège. N’oubliez pas que la plupart des profs essaient sincèrement de faire de leur mieux pour valoriser chaque élève. Mais dans des classes de 30 élèves avec plusieurs élèves DYS et quelques élèves posant des problèmes de comportement, c’est très difficile. Au lieu de toujours nous critiquer, il faudrait nous donner les moyens de faire mieux notre travail.

  10. Chère Madeleine,

    Je te comprends. J’étais loin d’être aussi mature à ton âge, mais il m’est arrivé aussi qu’on prenne ma timidité pour de la fierté. J’avais exactement les mêmes commentaires de prof sur mon bulletin. J’ai détesté être timide à l’école. Et à chaque fois qu’on me le rappelait, ça faisait mal.
    Ça va mieux en grandissant, c’est vrai. Je ne me considère plus timide, mais introvertie, sans connotation négative. Je ne serai jamais extravertie et prendre la parole en public ne sera jamais facile, mais je vois mes progrès. Je n’ai aucun soucis dans le monde professionnel car quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. Et j’ai même découvert que ce trait de caractère plait aux garçons… La fille “mystérieuse”, “calme”, “douce” (même si nous savons bien au final qu’à l’intérieur de nous même ce n’est pas du tout le cas).
    Le plus grand travail reste de s’accepter et s’assumer comme on est. Et bizarrement, quand on y arrive… la timidité s’envole 🙂

    Bonne chance!

  11. je vais faire lire ce texte à ma grande: les profs lui disent toujours “L est super MAIS trop réservée” (bon aux autres ils disent qu’ils sont trop agités, sont jamais contents, on n’est jamais dans la bonne case j’imagine ^^ )

  12. Merci Madeleine pour ces mots si beaux, si bien écrits, et qui me parlent de l’enfant et de l’ado que j’étais.
    Merci, et garde ton stylo Madeleine, tu fais de très belles choses avec.

  13. Bravo petite Madeleine pour ce joli texte, à la fois profond et insouciant. Et merci ma tres chère Elisa de l’avoir partagé avec nous
    Je t’embrasse fort

  14. Bravo petite Madeleine pour ce joli texte à la fois touchant et insouciant. Et merci ma tres chere Elisa de l’avoir partagé avec nous
    Je t’embrasse fort

  15. Une très belle maturité dans ce joli texte! Continue à écrire comme cela.
    Je suis une ancienne grande timide. De celle qui n’osent pas demander à quelqu’un dans la classe de vous ramasser votre gomme tombée entre ses pieds, et qui ratent tout un controle parce que je n’avais plus cette gomme. De celle qui savent les réponses mais n’osent pas lever le doigt. De celles qui rougissent tellement qu’on a l’impression d’avoir la tete a 100 degrés et rouge comme une tomate. Et puis j’ai décidé de faire du théatre. C’était difficile pour moi, mais je me suis poussée. J’ai appris à me donner un grand coup de pied aux fesses avant de monter sur scene, et j’ai vu que c’était possible. Aujourd’hui, les gens disent de moi que je suis extravertie (!!!), parce que j’ai gardé le reflexe de me donner des coups de pieds aux fesses à chaque instant. Donc il est possible de sortir de cette timidité, et ça fait beaucoup de bien. Ma timidité m’a donné une faculté d’observation supplémentaire je pense, qui me sert tous les jours lorsque je parle aux gens.
    L’école et les profs ne sont qu’une première partie de la vie. Après les choses évolueront, tu verras.

  16. Comme je te comprends Madeleine.. moi aussi j’étais une grande timide, bonne élève mais qui ne disait pas un mot (même quand je connaissais la réponse!). L’élève effacée que personne ne remarque, et pourtant, j’en avais des choses à dire.. Je suis toujours très timide, j’ai horreur des présentations devant tout mon service. Je me demande toujours ce que vont penser les autres de moi.. Mais la timidité peut se vaincre, j’en suis persuadée.. 🙂

  17. Malheureusement les gens , les enseignants, les nourrices , les amis , la famille , a parfois une tendance maladive à coller des étiquettes aux enfants et ce dès le plus jeune âge.
    Triste et révoltant.
    Très joli texte Madeleine.

  18. Bonjour Madeleine, ( quel merveilleux prénom!)

    je suis professeur d’anglais et Dieu sait que l ‘expression orale est une dimension importante dans l’apprentissage d’une langue. Je travaille dans un établissement très difficile et mon travail n’est pas de tout repos. je l’aime en dépit de ce que disent les uns et les autres. Et, oui, je l’avoue, même si l ‘Ecole cristallise toutes les violences et les incivilités, j’aime mes élèves ( enfin quasi tous).
    C’est scandaleux ce que je lis sur le comportement des collègues qui t’ont humiliée. Nous sommes censés évaluer le travail des élèves et non leur personnalité.
    D’un autre côté, mon fils aîné souffre aussi de cette timidité, la maîtresse m’a fait remarquer qu’il ne participe pas assez. C’est un constat. Et alors? Ce n’est pas grave. D’autres enfants s’en chargent. Avec l ‘âge, on s’endurcit et on change. Tu as le soutien de ta mère. sers t’ en comme d’une force. Appuie toi sur elle en cas de doute.
    Au delà de l ‘école, il y aura, de toute façon, des gens pour te critiquer. Alors, j’ai envie de te dire : blinde toi et surtout, cultive ta plume, toi qui aimes écrire.
    Prends confiance.

  19. Chère Madeleine, ce prénom si doux que j’aime tant. Tu le portes à merveille je n’en doute pas. Tu es cette douceur, cette sensibilité et cette joie de vivre que l’on savoure au fond de soi malgré les regards extérieurs parfois si dur à porter. Ça s’entend en te lisant!
    En effet le petit bout de nana que tu es m’a fait faire un bond en arrière de quelques quinze ans.
    Merci pour ce souffle de vie et ce rayon de soleil de matin pluvieux !
    Merci à toi Elisa.

  20. Quel joli texte ! L’école, on s’en fait tout un monde quand on y est mais il y a tellement plus après !!
    Et trop mimi les photos, on dirait un petit lutin plein de malice 🙂

  21. Je suis souvent touchée quand je lis un ”cher Elisa ”, mais là j’ai l’impression de me retrouver… Pourquoi la timidité et la réserve seraient des défauts ? Merci Elisa pour ce billet, bonne continuation dans l’écriture Madeleine…

  22. Bonjour Elisa, es-tu certaine de la source de cette lettre? Je suis professeur de lettres et cette jeune Madeleine parle de rédactions or c’est un terme que l’on n’utilise pas depuis belle lurette. A-t-elle 15 ans ou a-t-elle eu 15 ans? de plus, je suis très surprise qu’à son âge elle se préoccupe des soucis de ton jeune Julot… J’ai longtemps étudié la linguistique et cette lettre me semble fausse. Il y a de nombreuses incohérences. Je t’embrasse toi et ta jolie famille

  23. Quel beau texte! J’ai soufferts plus tardivement de ma timidité lors de mes études d’infirmière, de la méprise et de la méchanceté de personnes dont pourtant le travail est de prendre soin de l’Autre. J’ai bien pensé à arrêter même, mais cette épreuve a joué en ma faveur et les étudiants (j’allais dire “mes” comme une maman haha) j’en prends soin et je veux leur montrer que la timidité n’est pas un frein, que la bienveillance et la gentillesse sont des atouts dans les relations de tous les jours et encore plus dans notre profession. Je les mets tout de même en garde en leur confiant mon expérience, en leur prodiguant quelques conseils et en leur disant de se méfier du “tu n’es pas fait pour ce métier” que certains soignants lancent sans savoir l’impact que peuvent avoir ces mots et surtout sans avoir essayé de connaître la personne qui se trouve en face d’eux! N’oublie pas qui tu es et crois en toi comme en tes rêves! Je suis infirmière depuis 5 ans et je revis! Bonne chance chère Madeleine et merci Elisa pour avoir publié ce texte qui résonne fortement en moi!

  24. Chère Madeleine,
    Je laisse un petit mot, même si j’ai le sentiment que tu n’as besoin ni de conseils ni d’être rassurée, que tu sais ce que tu veux, où tu vas, bref, que tu es très très bien partie.
    J’ai été prof autrefois : il faut que tu saches que l’évaluation des élèves se fonde sur l’idée qu’étant en formation, ils ne sont pas parfaits et donc qu’il y a toujours qqc qui ne va pas chez eux (sinon à quoi serviraient les profs ?). La conséquence de cela, ce sont les commentaires que tu évoques : “super, mais…”. Je suis d’accord, c’est nul, ça conduit à des situations absurdes, mais c’est un problème structurel à l’éducation française et je ne pense pas que ça se réglera pendant ta scolarité, donc n’y prête pas trop attention, si tu y es de nouveau confrontée. 😉
    Pour le harcèlement que t’ont fait subir ta prof et ta CPE : c’est parfaitement anormal. Il existe des enseignants qui sont en concurrence avec des adolescents, voire de jeunes enfants ! qui sont suffisamment peu sûrs d’eux pour se sentir dévalorisés par la valeur de certains de leurs élèves, et qui vont tenter de les rabaisser, de détruire l'”élan” qui existe en eux. J’ai pu voir ce genre de personnes à l’oeuvre : elles s’installent dans un cercle vicieux, dont il est très difficile de faire sortir l’enfant. Ta mère y est heureusement parvenue.
    Moi aussi j’ai eu un début de scolarité un peu malheureux, des camarades pas toujours bienveillants, des profs qui jugent vite et qui blessent, et puis il y a eu la prépa, la fac : qu’est-ce que j’ai pu aimer aller alors à l’école. Le meilleur est devant toi !

  25. Bonsoir !
    Tres joli texte qui m’émeut car je m’y retrouve. Je suis aussi très timide et cela n’est jamais passé avec l’âge même si depuis que je suis maman je suis plus à l’aise pour certaines choses ( avec les commerçants par ex.). Oui l’école n’est pas facile pour les timides, comme c’est le cas partout ailleurs. Aujourd’hui encore ma réserve étonné dans ma vie professionnelle et certains collègues me pensent froide ou hautaine alors que je suis le contraire ! Je suis prof et j’ai souvent ressenti cette “méfiance” de certains collègues vis à vis des élèves réservés surtout s’ils sont excellents du point de vue scolaire. Ce “mais” je l’évite dans mes appréciations même si je regrette souvent de ne pas entendre certains élèves ce qui laissent beaucoup d’espace pour d’autres qui prennent la parole. Les professeurs sont des etres humains qui travaillent sur de l’humain donc forcément ils font des erreurs sans parfois mesurer l’impact de ce type de remarques.
    Ma fille est aussi timide et je refuse fermement qu’on la qualifie ainsi car mon expérience personnelle m’a montré les dégâts que cela peut faire. À chaque fois que je faisais des efforts et qu’on me disait malgré cela ” tu es timide” j’avais l’impression de revenir à la case départ ce qui est décourageant ..
    Bon courage pour la suite, sois fière de toi, être réservée n’est pas un défaut et finalement si les autres nous le “reprochent ” si souvent c’est peut être parce que ce sont eux que cela met mal à l’aise.

  26. Chère Madeleine ,

    Pour commencer ce proverbe que je trouve si juste et qui c’est vérifié à de nombreuses reprises dans ma vie… ” Le savant se tait , l’ignorant affirme ” . Dis toi , que tu n’es pas JUSTE Madeleine, tu es Madeleine avec ta personnalité à part entière même si tu ne la mets pas avant ! A l’aube de mes 40 ans , je suis en pleine reflexion sur moi même , cette personne qui manque cruellement de confiance en soi , qui préfère observer que de se faire remarquer , qui est pleine d’empathie , qui a du mal à dire non , qui n’ose pas affronter le jugement des autres , qui le redoute d’ailleurs …. Cette personne très exigente avec soi-même à fleur de peau . J’ai découvert depuis peu que ces traits de caractères étaient révélateurs des personnes ” surdoué ” ( je n’aime pas ce mot , trop pompeux à mon goût) grâce à une emission de F. Lopez ” surdoué, atout ou faiblesse” ? et ca été une révélation , je me suis tellement retrouvée dans les ressentis des invités , dans ces traits de caractère communs . C’est un grand pas pour moi d’écrire cela , car j’ai beaucoup de mal avec ce mot ” surdoué” prétentieux à mes yeux , j’ai peu-être peur que ce soit perçu comme une mise en avant ( l’eternel problème…) . Le QI c’est juste deschiffres , alors que je percois cela comme une façon un peu différente d’appréhender le monde , tout passe par le filtre des émotions , les sens sont exacerbés, l’intution à son paroxyme.. ( pas toujours simple à gérer …) En te lisant je retrouve ces traits de caractère , tu devrais t’interresser à cette variable de ton idendité pour trouver les bons outils qui te permettront d’avancer . L’important c’est de trouver le domaine qui te passionne , a priori c’est l’écriture ( moi c’est la photo…) Ne laisse personne douter de toi, de tes capacités , même pas les profs qu’il faut parfois ” désacralisés” , ils n’ont pas toujours raison malgré leur statut ( ce que j’ai longtemps cru à mes dépends …) . Ton chemin croisera forcément celui de personnes qui te permetteront de prendre confiance en toi , de t’affirmer un peu plus ( comme ton prof de 5e) gardes contact avec eux , c’est important … Tu as toute la vie devant toi , prends conscience de tes capacités et fonce MADELEINE ! Pour finir comme j’ai commencé avec un proverbe plein d’espoir ” Qui ne sait pas se taire ne fera jamais rien de grand ” …. Amicalement , Morgane

  27. Ma chère Madeleine, tu as tout compris et tu iras loin. Et c’est une ancienne grande timide qui l’est encore parfois qui te l’écris, le cœur en joie. Je t’embrasse

  28. Oh Madeleine, comme ton texte est juste… Je suis adulte maintenant, et maman aussi. Et comme toi, pour des raisons différentes car nous sommes tous singuliers, j’ai eu à souffrir, enfant, de la bêtise de professeurs d’école. Et aujourd’hui, je sèche parfois les larmes de mes enfants face à tout cela. La différence, c’est que maintenant, pour protéger mes enfants, je DIS ce que je pense, aux enseignants, aux parents d’élèves parfois aussi… Garde ta sensibilité comme une force, et ta timidité lorsque tu en as besoin, tu as le droit d’être reconnue et respectée comme tu es, Madeleine.

  29. Chère Madeleine,

    En filigrane de ton témoignage je perçois un peu l’adolescente brillante mais terriblement timide et réservée que j’étais. A la lumière des années passées et avec toute ma bienveillance, j’aimerais te conseiller de ne pas prêter à tes professeurs des intentions qui ne sont pas les leurs, en tout cas pas pour tous, souligner ta réserve et ton manque de participation ne veut pas dire renâcler ta personnalité.
    Tes professeurs sont là pour t’accompagner, te guider, d’instruire, t’éclairer, te faire grandir et te faire sortir de ta zone de confort pour te préparer à l’avenir. Sans doute plus tard, tu passeras des entretiens, devras convaincre des interlocuteurs, défendre des projets, il sera plus confortable pour toi de faire tomber toi-même la barrière de ta timidité plutôt que d’attendre que les autres en face le fassent.

    Il n’est pas question de devenir extravertie, mais de dépasser ta timidité pour être dans le partage avec les autres qui ne pourront pas toujours lire rapidement la personne que tu es vraiment.

    Un jour un recruteur m’a dit, « N’hésitez pas à être fier de ce que vous avez fait et de ce que vous êtes, sortez de votre timidité, gagnez en assurance, votre personnalité et l’humilité qui émane de vous feront que ça ne passera jamais pour de l’arrogance », cette phrase m’a beaucoup aidé par la suite…

    Avec toute ma bienveillance,

    Angèle

  30. La réserve est précieuse. Elle offre un temps d’observation de l’autre. Un temps d’analyse. Dans une époque où tout est fait pour que nous allions vite, cette barrière protège et permet d’être vraiment soi, je crois. Madeleine, ne t’inquiète pas… Beaucoup d’adultes pensent qu’ils savent plus et mieux que les enfants. Garde tes envies et tes émerveillements. Et même tes barrières et tes soupirs. Non seulement on a le droit d’être réservés mais on a même le droit d’être imparfaits.
    Passe un doux week-end.

  31. Merci à Madeleine pour ce témoignage.. Je m’y retrouve étant ados..très mauvais souvenir pour moi..je n’ai jamais trouvé quelqu’un pour me comprendre et m’écouter à l’époque..je suis contente pour Madeleine à qui la vie a mis quelqu’un sur son chemin..courage..

  32. Bonjour Madeleine,

    A tout juste 40 ans, tes mots me parlent. En timide que je suis et qui s’assume (huum, j’y travaille !!!) et pour d’autres raisons (ma façon de voir la vie depuis mon nuage) je fais mon bonhomme de chemin hors des sentiers battus.
    Une amie me disait qu’elle me sentais comme ci, comme çà… certain de ses propos m’ont parlé… je me suis retrouvée toute “tourneboulée”. J’ai pris rdv avec un médecin passionné par la médecine alternative. Nous avons parlé de chakkras, de méditation, de la crise de la quarantaine…
    Nous sommes tous les miroirs des uns et des autres. Quand nous dérangeons, je pense que nous perturbons une partie de notre interlocuteur, qui lui-même ne sait que faire face ces émotions.
    Soyons nous-même, d’autant plus quand nous dérangeons !!!
    Merci Elisa pour votre bel espace et vos photos… je suis fan !!!
    Beau w e

  33. Voilà un article qui me parle…. tout doucement au creux de l’oreille, pour de multiples raisons.
    D’abord parce que je suis prof, et que je viens de remplir les bulletins de mes élèves que… j’encourage à participer plus activement à l’oral. Parce qu’ils sont en terminale, que leur examen se passe à l’oral, qu’ils ont mes 2h de cours pour s’entraîner chaque semaine, que ces 2h ne sont pas un cours magistral, que j’ai réellement besoin de leur participation pour les aider à construire quelque chose…
    Mais que je suis aussi quelqu’un de très réservé, que je manque de répartie à l’oral (alors qu’à l’écrit, avec un temps de réflexion, je peux être pertinente et cinglante,que sais émouvoir, que je fais rire…. à l’écrit.)
    Et surtout, comme les chiens ne font pas des chats…. Je suis maman d’une petite Madeleine. Pour de vrai, c’est son délicieux prénom. Et Madeleine fait partie de ces élèves que l’on encourage à parler plus. Moi la première. Parce que je sais quels trésors de délicatesse et de pertinence se cachent sous ce silence si souvent mal interprété. Parce que je voudrais qu’elle sache décrocher les flèches pour faire taire ceux qui parlent trop fort, trop vulgairement, ceux qui l’humilient et la harcèlent. Je voudrais, en tant que maman, qu’elle sache se défendre dans l’univers du collège qu’elle découvre et qui manque tant de bienveillance.
    J’apprends en la voyant évoluer, elle, à équilibrer la bienveillance et l’exigence que demande mon métier, à encourager chacun dans sa voie, à dépasser ses limites, à aiguiser sa curiosité… Et j’espère bien que mes élèves ne pensent pas que ce que je sais et pense d’eux se résume, 3 fois par ans, à la ligne de 140 caractères que m’autorise le logiciel qui nous permet d’éditer les bulletins!
    J’essaye aussi de lui apprendre à se mettre pour quelques instants dans la peau des autres, à adopter leur point de vue pour comprendre leurs attentes, pour analyser leur comportement…. Et assumer le sien!
    Assumer, elle le fait: sur scène, en chantant, en chorale ou seule. Ca aurait pu être le théâtre… Ca le sera peut-être plus tard?
    Et moi… eh bien moi je vais relever un grand défi mercredi, j’ai été invitée à lire sur scène un de mes textes. J’ai un sacré trac, mais pas question de se dégonfler, je vais sortir de ma zone de confort et être à la hauteur de ce que fait ma fille chaque jour. J’ai peur, mais j’ai un peu hâte aussi. Parole de timide.

  34. Ca fait plaisir de voir que certains professeurs arrivent à voir au delà des apparence et à valoriser les élèves. j’étais dans un école où tous les talents étaient reconnus et pas forcément liés aux résultats scolaires. sport, théatre, dessin, étaient autant de moyens de valoriser les élèves… tout ça c’était avant Montessori, mais c’est la logique du cœur qui devrait être appliquée dans toutes les écoles : prendre l’enfant dans sa globalité.

  35. Bravo Madeleine,
    Je suis tellement d’accord avec toi, et en tant que maman il est tellement difficile d’armer nos enfants contre ce monde parfois bancal. Tu te construis et je suis certaine que tu seras une jeune femme très épanouie, tu es sur la bonne voie.
    Bises
    Marion

  36. Bonjour Madeleine,
    Ton texte est très touchant et plein de maturité.
    Moi aussi je suis quelqu’un de réservée; Longtemps, j’ai vraiment cru que c’était un défaut ( à cause des profs souvent) et que j’étais moins interressante que les autres.
    Puis en grandissant, je me suis rendue compte que les gens parlaient pour ne rien dire, qu’ils n’étaient pas plus interressants que moi, et qu’être réservée était une grande qualité que les personnes que j’aime appréciaient beaucoup en moi.
    Avec le temps, je me suis beaucoup plus affirmée et je vois que tu es en train de prendre le même chemin…..

  37. Madeleine (que j’aime ton prénom), l’adulte timide que je suis te remercie du fond du cœur pour ce joli texte ❤️

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